Aussi simple qu'ouvrir un compte en banque : Renforcer les femmes réfugiées en Angola

Kirsti Mwandingi, volontaire VNU de Namibie, enseigne aux enfants d’un camp de réfugiés en Angola comment « cultiver son jardin ». (programme VNU)Kirsti Mwandingi, volontaire VNU de Namibie, enseigne aux enfants d’un camp de réfugiés en Angola comment « cultiver son jardin ». (programme VNU)
18 juin 2008

Bengo, Angola: Dans la Province de Bengo en Angola, le travail de développement communautaire d'un volontaire VNU en Angola vise à renforcer les communautés de réfugiés pour les amener à s’aurogérer et les rendre autonomes. Ces stratégies sont particulièrement nécessaires pour les femmes, les jeunes filles et les enfants qui constituent la majorité des réfugiés dans ce pays.

Environ 300 réfugiés de la République démocratique du Congo (RDC) ont vécu au camp de réfugiés de Sungui dans la province de Bengo au Nord de l'Angola depuis l’an 2000. En association avec le bureau du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), la volontaire VNU Kirsti Mwandingi officier en développement communautaire a lancé le projet de coopérative autonome agricole et de production de légumes. Le projet a sollicité des fonds pour que les femmes du camp de réfugiés construisent un bâtiment pour y installer un magasin, un bureau et une réserve.

« Ces travailleuses actives ont dû aller au-delà de leur statut de réfugiées et la plus grande bataille s’est jouée avec les banques locales », dit Mme Mwandingi. Au commencement les banques locales ont refusé aux réfugiées l’accès à un compte d'épargne, obstacle important pour les programmes de micro-crédit.

Cependant, avec persistance, Mme Mwandingi, originaire de Namibie, est parvenue à persuader les banques voire négocier également avec le ministère provincial de l'agriculture de Caxito dans la province de Bengo, pour faire reconnaître la coopérative agricole des réfugiées de Sungui. Les femmes ont reçu les documents juridiques pour leur coopérative, et sont maintenant invitées aux conférences et aux ateliers organisés par le ministère de l'agriculture et de la sylviculture.

Kirsti Mwandingi donne également des stages de formation continue sur « Cultiver votre propre jardin ». Ces leçons ont pour but de gagner en créativité et compétence avec la devise que les choses peuvent changer. « Si vous prenez quelquechose qui a de la valeur et que vous y ajoutez des graines de moisson de la ferme, par exemple quelques gouttes d’huile ou de jus obtenus en écrasant les graines, vous obtenez la valeur ajoutée, » explique-t-elle.

<psonormal></psonormal>Tandis que la stratégie de développement communautaire du programme VNU et du HCR en association avec le ministère angolais de l'aide et de la réintégration sociale encourage les réfugiés à être indépendants en faisant preuve de créativité pour monter de petites entreprises, il est aussi important de collaborer avec les communautés locales : le programme VNU a ainsi aidé à faire en sorte que les gens du pays et les réfugiés adoptent cette approche et agissent ensemble. D'ailleurs, au sein de la communauté de Sangui, le volontariat est essentiel quand il s’agit de prêter assistance aux plus démunis. Les réfugiés d’âge avancé comptent maintenant sur les membres de la communauté pour qu’ils leurs fournissent non seulement une aide sur le plan physique, mais aussi pour la production d’articles d’artisant.

« Le volontariat en Angola c’est véritablement d’agir de bon coeur et avec l’esprit heureux de le faire, aussi avec détermination, motivation, courage et paix. Dans le monde des réfugiés, il est très important que le coeur d'un volontaire soit entouré par l’esprit de paix, peu importe si les conditions sont dures et dangereuses », termine Mme Mwandingi.

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)