Renforcer les politiques publiques de l’enfance

Nadège Dazy (deuxième de droite), stagiaire VNU dont l’affectation est financée par la Belgique, est présente aux côtés d’autres Volontaires des Nations Unies pendant la conférence mondiale des peuples sur le changement climatique de Cochabamba. (Programme VNU)Nadège Dazy (deuxième de droite), stagiaire VNU dont l’affectation est financée par la Belgique, est présente aux côtés d’autres Volontaires des Nations Unies pendant la conférence mondiale des peuples sur le changement climatique de Cochabamba. (Programme VNU)Nadège Dazy accompagne le groupe de travail U.S. Fund for UNICEF pendant une visite des communautés de Cochabamba. (Programme VNU)Nadège Dazy accompagne le groupe de travail U.S. Fund for UNICEF pendant une visite des communautés de Cochabamba. (Programme VNU)Cochabamba : pendant un atelier UNICEF de trois jours sur la protection de l’enfance. Devant, de gauche à droite, se trouvent Yoko Wada (première), Nadège Dazy (quatrième) et Victor Altuna (dernier). (Programme VNU)Cochabamba : pendant un atelier UNICEF de trois jours sur la protection de l’enfance. Devant, de gauche à droite, se trouvent Yoko Wada (première), Nadège Dazy (quatrième) et Victor Altuna (dernier). (Programme VNU)
11 février 2011

Cochabamba, Bolivie : Il y a un an, j’arrivais à Cochabamba en Bolivie pour travailler comme VNU stagiaire pour l’UNICEF. Les premières semaines, mes compagnons et moi sommes restés à La Paz afin de recevoir les consignes de base ainsi qu’une formation concernant l’organisation d’UNICEF tant au niveau national que local. Après ces deux semaines de formation, je suis alors partie en direction de Cochabamba où j’allais passer 12 mois de stage en politique publique dans le cadre de mon affectation comme Volontaire des Nations Unies.

Nous avons tous entendu parler du concept de politiques publiques, mais au moment de décrire  précisément en quoi cela consiste, les mots ne nous viennent pas toujours à l’esprit.  Pour être honnête, il y a un an, je ne savais pas non plus exactement de quoi il s’agissait. Cependant, les mois passant, je me suis rendue compte  qu’une bonne gestion des politiques publiques est fondamentale pour le développement humain durable.

Travailler pour le secteur de politiques publiques s’est un peu comme travailler pour tous les secteurs de l’UNICEF (éducation, santé, protection, eau et assainissement, etc...). En d’autres termes, il s’agit de promouvoir, au sein d’organisations locales, tout comme au sein de l’UNICEF, des mécanismes de coordination intersectoriels dirigés vers la protection intégrale de l’enfance. Après cette année dans le secteur de politique publique je suis maintenant convaincue que sans ces actions intégrales de protection, les objectifs espérés par l’UNICEF ne pourraient pas être réalisés.

Cependant, atteindre ces actions coordonnées et intégrales n’est pas une tâche facile. Tout d’abord, parce qu’au sein des gouvernements départementaux, chaque secteur reçoit ses financements de manière séparée et ensuite parce qu’au niveau municipal l’idée qu’un secteur puisse avoir un impact sur les actions d’un autre, n’est pas à première vue toujours évidente. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’une grande partie de mon travail fut dédiée à la consolidation d’équipes intersectorielles municipales afin que ces équipes puissent assumer pleinement un rôle de coordination, de suivis et  d’évaluations des actions développées en faveur de l’enfance Bolivienne.

De plus, travailler pour le secteur de politiques publiques signifie contribuer à ce que les gouvernements locaux augmentent leurs budgets en faveur de l’enfance et de l’adolescence tout comme cela signifie contribuer de manière plus générale à la formation de politiques publiques. Ces actions sont d’ailleurs de grande importance au vu des changements politiques que traverse le pays.

Avec la nouvelle constitution adoptée en 2009, tous les départements et les municipalités doivent désormais rédiger leurs chartes fondamentales et les adapter aux principes de la constitution. La rédaction de ces chartes est clairement une opportunité importante pour pouvoir adapter ces nouveaux textes légaux aux standards internationaux de protection des droits de l’enfant.

Vu la complexité de ces processus de réformes légales, l’UNICEF, au travers de son secteur de politiques publiques, aide alors les autorités locales à la rédaction de ces textes légaux afin de protéger aux mieux les intérêts et les droits des enfants et adolescents de Bolivie. En tant que stagiaire VNU, j’ai eu à maintes reprises l’occasion de participer à ces importants processus de réformes  où se joue le futur des enfants boliviens ou en d’autres termes le futur de la Bolivie.

Grâce à cette expérience, durant une année, j´ai appris énormément au sujet de la politique, l’histoire, l’économie et la culture bolivienne. De plus, les voyages réalisés en dehors de Cochabamba m’ont permis de connaître une réalité différente et parfois complexe. Une réalité rurale où les conditions de vie sont beaucoup plus rudes et où surtout en beaucoup trop d’occasions les droits des  enfants et des adolescents sont trop souvent violés.

En effet, la vie dans les petites municipalités n’est pas toujours facile pour les enfants et adolescents, cependant, je suis totalement convaincue que la Bolivie dispose des recours nécessaires pour  dépasser ses difficultés sociales et économiques. La volonté de changement est présente dans la population même si un long chemin reste encore à parcourir.

Finalement, même si je ne suis restée qu’un an en Bolivie à travailler pour UNICEF, je suis vraiment satisfaite d’avoir pu contribuer en tant que volontaire VNU, à ce processus de changement et j’espère pouvoir revenir un jour et pouvoir constater les résultats obtenus grâce à l’engagement de tous ceux qui aujourd’hui travaillent pour la Bolivie de demain.

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)