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Produits diversifiés, revenus augmentés
Thérèse Sankara (droite) fait partie de ces nombreuses femmes parvenues à augmenter leurs revenus grâce au conseil de la volontaire nationale Andréa Ramde (gauche). (K. Gossé/programme VNU) La volontaire Andréa Ramde (gauche) travaille pour une association de femmes au village de La Toden. (K. Gossé/programme VNU)La Toden, Burkina Faso: Les associations de femmes au Burkina Faso tirent profit du programme national de volontariat soutenu par le programme VNU. Un projet de microfinance a aidé un groupe de femmes à doubler les revenus en milieu rural. Le nouveau Programme National de Volontariat au Burkina Faso (PNVB) est un encouragement pour les jeunes. Il leur enseigne comment contribuer au développement pour le progrès du pays. Le PNVB est financé par le programme des Volontaires des Nations Unies (VNU), le Programme des Nations Unies pour le développement et le gouvernement du Burkina Faso. La phase initiale couvre la période de 2006 à 2010 et fait participer 40 volontaires. La volontaire VNU Maïmounata Ouedraogo mène des projets dans une des régions pilotes qui a accueilli les neuf premiers volontaires en novembre 2008. « Les volontaires tirent double avantage de leur engagement », dit-elle. « Les besoins sont importants dans l’ensemble du secteur social du pays, alors que beaucoup de jeunes compétent manquent encore d'expérience professionnelle. » Andréa Ramde, 29 ans, travaille pour une association de femmes au village de La Toden à 130 kilomètres au nord de la capitale Ouagadougou. De nombreuses villageoises ont reçu un crédit pour améliorer leurs revenus. Andréa Ramde explique : « Elles sont presque toutes analphabètes, ne savent pas calculer les dépenses et les recettes ; mon travail est de s'assurer qu'elles obtiennent un crédit et acquièrent des connaissances pour savoir gérer leur capital, augmenter leurs revenus dans le but d'améliorer la vie de leurs familles ». La volontaire se rend régulièrement dans une région semi-désertique difficile d'accès à cause du manque de routes et de pistes pour faire le suivi des activités de 13 groupes de femmes dont le but est de générer des revenus. Quelques-unes sont parvenues à acheter du bétail, d'autres font et vendent des biscuits à la cacahouète ou de la bière au marché local. « Nous faisons des exercices en groupe, nous apprenons à calculer les quantités d’ingrédients à acheter pour obtenir un certain revenu. Aujourd'hui, ces femmes connaissent les prix du marché et le montant du revenu journalier, et savent calculer le revenu mensuel et annuel. Elles peuvent calculer l'épargne et mettre de l'argent de côté pour investir dans leurs entreprises », explique Andréa Ramde. Thérèse Sankara compte parmi ces nombreuses femmes parvenues à augmenter leurs revenus. Elle produit une bière locale à base de millet appelée « dolo ». Grâce à un crédit de 50 000 francs CFA (96 dollars américains), elle a pu acheter et stocker une grande quantité de millet juste après la moisson quand le prix a diminué à plusieurs reprises se situant à un niveau bien inférieur au reste de l'année. Maintenant elle arrive à produire des quantités plus importantes de bière à un coût réduit. « Avant je gagnais 750 francs CFA par jour, maintenant je reçois 2 000 francs (3,80 dollars américains), ce qui est suffisant pour couvrir les frais de santé pour mes enfants et les frais de leur scolarité », dit-elle. Andréa Ramde va travaillera un an avec les associations de femmes et il reste encore beaucoup à faire pour augmenter les revenus. « Les ingrédients comme l'huile de friture par exemple sont achetés auprès des fournisseurs de Ouagadougou. Comme ceux-ci dictent les prix, les femmes doivent apprendre à négocier et à refuser collectivement les prix trop chers. Il y a aussi un autre problème : trop de femmes produisent et vendent la même chose. Il nous faut alors trouver des solutions, de nouvelles sources de productions et de revenus, parce que les femmes doivent se complèter et non concurrencer entre elles », commente-t-elle. Les projets menés avec les associations de femmes qui tirent profit du programme national de volontariat prévoient que ces dernières apprennent à lire, à écrire, à compter, et à créer des conditions favorables à l'état de santé des enfants et des familles. |
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