Des étudiants volontaires aident les déplacés en Colombie

Les étudiants volontaires de l'université de Choco réunis en atelier dirigé par le programme VNU. (VNU)Les étudiants volontaires de l'université de Choco réunis en atelier dirigé par le programme VNU. (VNU)Volontaires de la communauté de Putumayo sur un terrain de basket destiné à leur installation. Ils sont aidés par les étudiants volontaires de Choco avec le support du programme VNU. (VNU)Volontaires de la communauté de Putumayo sur un terrain de basket destiné à leur installation. Ils sont aidés par les étudiants volontaires de Choco avec le support du programme VNU. (VNU)
19 juin 2008

Quibdó, Colombie: Le programme VNU en Colombie soutient un projet pour que les volontaires d'université donnent en partage leurs énergie et compétence aux personnes déplacées.

Selon le Bureau du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), 3 millions de Colombiens ont été déplacés par le conflit civil continu. Il s’agit du plus grand groupe de personnes déplacées dans le monde. A cause d’un manque d’information sur les procédures en cours pour les réfugiés, beaucoup n'ont pu acquérir les avantages auxquels ils ont droit et se sentent étrangers dans leurs propres pays.

Leurs besoins particuliers concernent l’accès à l'éducation, la santé et le logement, et c'est ici que les volontaires de l'université de Chocó entrent en jeu. Soutenus par le CHR et le programme VNU, les étudiants volontaires aident les communautés de déplacés en assemblant des propositions de projet concrètes à présenter aux autorités locales, leur permettant ainsi d'accéder aux services pour réfugiés.

Bien que l'esprit du volontariat soit fort dans les universités en Colombie, il y a peu de structures en place pour les contrôler. Avec l'appui du programme VNU et du CHR, l'université de Chocó, située dans une des régions les plus pauvres de la Colombie, a commencé son projet avec des volontaires en 2007. L’initiative est venue en partie d'un ancien volontaire VNU, Dennis Mairena. La phase su projet en cours a débuté en février 2008.

Des ateliers ont eu lieu à l'université. Le programme VNU a fourni l'expertise technique sur le volontariat pour le développement (V4D). Actuellement, le programme de l'université de Chocó fait participer une trentaine d’étudiants qui travaillent directement avec environ 15 000 déplacés. Quelques étudiants sont eux-mêmes issus des milieux de personnes déplacées à l’intérieur de leurs pays.

Les étudiants aident également les personnes déplacées à installer des comités au sein de leurs communautés afin de contrôler leurs besoins et donner un avis sur la gestion et la comptabilité. Les exemples incluent des projets de fabrication et vente d’articles d’artisanat tels que les carnets reliés en cuir, les savons et shampooings. Ceci fait, la confiance augmente chez les déplacés à l’égard du CHR et l'aide gouvernementale est réduite.

En outre, les étudiants volontaires organisent des ateliers où les déplacés peuvent discuter des manières d'améliorer leurs conditions de vie. Beaucoup d’entre-eux viennent des secteurs ruraux et rencontrent des difficultés à s’adapter en ville ; le projet a aidé à trouver des moyens pour que les groupes des femmes cultivent les plantes médicinales qu'elles connaissent parfaitement.

Le volontariat des jeunes apporte une expérience de travail et de vie, favorise la citoyenneté et contribue à accroître la confiance en soi.  Au delà de leur appui les volontaires d'université apportent aux communautés acquièrent également une meilleure connaissance de la situation et du problème des personnes déplacées en Colombie. En raison de l'initiative soutenue par le programme VNU, le volontariat est maintenant intégré en tant que « travail interdisciplinaire » dans les programmes d'études des étudiants volontaires de Chocó. Le recteur et les directeurs d’académies y sont intéressés et prennent une part active au projet.

Avec le soutien du Gouvernement de Colombie, le programme VNU et le CHR espèrent développer le projet dans d'autres secteurs tels que Antioquia. Ils examinent également la possibilité de projets pour offrir un appui psychologique et social aux déplacés, et travaillent avec d’autres universités à la recherche du problème des réfugiés qui dépasse de loin l'analyse qui en faite par les institutions de recherche statistique.

En conclusion, le programme VNU soutient « Enradate », un programme global pour aider les universités et les organisations de volontaires à coordonner leurs efforts entre elles sous la Plateforme gouvernementale du volontariat national.

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)