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La dégradation de la forêt aux Iles Comores
par Sylvain Zabre
Le volontaire VNU Sylvain Zabre du Burkina Faso (au milieu) montrent les données sur la forêt à l’équipe du projet OCB qui développe la capacité des Organisations communautaires de base (OCB) à bien gérer l’environnement aux Iles Comores. (Programme VNU) Mon expertise dans la gestion des forêts menacées est utile aux Iles Comores où je suis volontaire avec le programme VNU. Je connais le problème de leur disparition, car je viens du Burkina Faso où les conséquences de la désertification sont dramatiques pour les populations pauvres. Aux Iles Comores, la forêt disparaît pour l’installation des champs et/ou bananeraies, pour les besoins en bois d’œuvre et l’énergie domestique. En effet les forêts constituent la principale source d’approvisionnement en bois énergie pour les ménages. Environ 74 % des ménages utiliseraient le bois comme source principale d’énergie domestique. Ce pourcentage avoisinerait aujourd’hui les 90% à cause des problèmes d’approvisionnement en carburant que vit le pays depuis bientôt deux mois. Dans les pays du Sahel (comme par exemple au Burkina Faso, Mali et Niger), les forêts subissent certes des pressions pour la satisfaction des besoins domestiques, mais le phénomène y est moins dramatique qu’au niveau des Comores. En effet, dans ces pays sus mentionnés, il existe des politiques en faveur de la diversification des sources d’énergie domestique par la vulgarisation et l’utilisation du gaz butane ou d’économie de l’énergie à travers les foyers améliorés. Au niveau des Iles Comores, les foyers améliorés ne sont pas encore ancrés dans les habitudes des ménages alors que le gaz butane, quand il est disponible, est hors de portée des masses rurales. Seuls quelques privilégiés peuvent se permettre d’utiliser le gaz butane pour la cuisine tant le prix d’acquisition est élevé. A titre d’exemple : une bouteille de 6,5 kg de gaz butane revient à 20,33 euros ; la même quantité de gaz revient à 3,17 euros au Burkina Faso, soit un rapport de 6,41. Face au phénomène de dégradation accélérée des forêts, le projet OCB entend apporter sa contribution à travers la sensibilisation, l’éducation et la conscientisation des populations riveraines de la forêt du Karthala (Grande Comore), de la forêt du Mont Ntringui (Anjouan) et de la forêt Mlédjelé (Mohéli). C’est dans cette optique que se situe l’appui aux communautés pour l’élaboration de Plan de développement durable dont les activités intégreront la gestion et l’utilisation durable des ressources forestières des forêts. Mon appui consiste à organiser des données et à les rassembler en blocs d’information avec un accent particulier sur l’analyse environnementale des forêts (état, causes de dégradation, conséquences et propositions de solutions). Pour cela, je forme les membres des équipes terrain en technique de collecte des données à travers l’utilisation de la Méthode accélérée de recherche participative qui enrôle les populations dans le procédé de collecte des informations. A terme, les travaux des équipes dans les 33 villages permettront de doter chaque village d’un document de base et d’orientation pour son développement social et économique, d’un outil de négociation auprès des bailleurs de fonds et de l’Etat. Ma tâche est aussi d’identifier avec les principaux utilisateurs de la forêt des activités de substitution en remplacement des activités incompatibles avec la gestion durable des ressources forestières. Le projet OCB aura contribué certes à une prise de conscience des effets néfastes de certaines activités sur la durabilité des ressources forestières, mais il faudra en plus de cela des politiques de vulgarisation d’autres sources d’énergie comme le gaz butane et d’économie de l’énergie comme les foyers améliorés. Au cours de mon travail je me suis efforcé de créer une nouvelle dynamique au sein de l’équipe du projet à travers la proposition de réunions de programmation-bilan des activités du projet avec l’ensemble de l’équipe (l’équipe de la coordination et les trois équipes insulaires). J’ai contribué à la programmation efficace des activités en instaurant des plans de travail (annuels, trimestriels, mensuels) à tous les niveaux et en renforçant les capacités des membres des équipes (coordination et antennes) par la formation en gestion et planification de projet à l’aide de l’outil informatique et du logiciel Ms Project. Pour promouvoir le volontariat, j’ai présenté une communication sur le Volontariat et le programme des Volontaires des Nations Unies au cours d’une formation organisé conjointement avec la Jeune Chambre Internationale/Comores. Celle-ci a été l’occasion de faire un tour d’horizon sur le volontariat de façon générale et sur le programme des Volontaires des Nations Unies en particulier.
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