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Le savoir contre la discrimination à l’égard des femmes
Yassir A/Gadir du groupe des ouvriers communautaires discute avec un membre de la communauté qui dit que les mutilations génitales constituent une pratique nuisible et ne devrait pas être pratiquée sur les filles et fillettes. Région d'Abu Seeid dans la localité d'Omdurman dans l’Etat de Khartoum au Soudan. (Photo : Sara Elhadi) Des membres de la communauté lisent l’information sur les mutilations génitales présentée par le feuillet FGM distribué pendant l'événement radio mobile de Abu Seeid, région d'Omdurman dans l’Etat de Khartoum au Soudan. (Photo : Sara Elhadi) Hanadi A/Mageed (en gris), du groupe des ouvrières communautaires parle des complications que sont les pratiques des mutilations génitales pour la santé avec un membre de la communauté qui a assisté à l'événement de la radio mobile dans la région d'Abu Seeid dans la localité d'Omdurman dans l’Etat de Khartoum au Soudan. (Photo : Sara Elhadi)“Sage-femme Bahga, je n’oublierai jamais combien j’ai souffert et souffre encore, raconte Mehad, jeune fille de 13 ans. J’ai subi des mutilations génitales féminines (MGF) sous tes mains.” S’adressant à une réunion de sensibilisation dans une école de filles, la sage-femme Bahga a avoué « je n’ai pas fait cela pour faire du mal, mais par ignorance.” La MGF est une violation fondamentale des droits de l’homme qui entraîne des douleurs sévères, des traumatismes, un disfonctionnement sexuel et des complications de santé. Au Soudan, 89% des femmes sont victimes de MGF. En collaboration avec le FNUAP, l’université des femmes Ahfad et des contreparties nationales, les volontaires VNU ont mobilisé 30 volontaires dans les communautés à Abu Seid, au sud de Khartoum. Les hommes représentaient un tiers des volontaires. L’objectif était principalement d’impliquer les hommes dans l’éducation des pairs, d’inclure la participation d’acteurs clé comme la sage-femme Bahga dans l’éducation sexuelle et d’engager les écoles dans la sensibilisation des élèves. Le modèle FGM–Free Village en Egypte s’adressent aux communautés dans leur ensemble pour créer un environnement propice au dialogue et ainsi donner aux familles les moyens d’abandonner la MGF. L’initiative a démarré en 2003 dans 60 villages et s’est maintenant étendue à 120 villages. La MGF concerne 96% des femmes égyptiennes. En collaboration avec le PNUD et le Conseil national pour l’enfance et la maternité, les volontaires VNU ont impliqué les médias dans cette approche holistique. Dans un village, Lamon Girgis raconte : “j’ai toujours considéré ceci comme un problème qui concernait ma femme et ma fille. Mais quand nous nous sommes réunis en famille pour en discuter, nous avons eu la conviction que la MGF est une pratique interdite par la religion, c’est pourquoi nous l’avons abandonnée”. L’abandon de la MGF est en augmentation: à Minya, le taux de MGF est passé de 90% à 30 % en deux ans. Le programme VNU finance un projet au Mali mis en oeuvre par l’ONG nationale Sutura pour sensibiliser les communautés sur la fistule obstétrique qui affecte environ 2 000 femmes dans la région de Mopti. La fistule obstétrique survient après une obstruction du travail lors de l’accouchement. Ses causes relèvent de la pauvreté, de la malnutrition, de services de santé inadéquats, de grossesse prématurée et de MGF. Dans la plupart des cas, les séquelles sont l’incontinence permanente ; les femmes qui en souffrent sont rejetées par la communauté et abandonnées par leur mari. Fatou Diop, volontaire VNU, est très choquée par cet état de fait “les femmes qui viennent pour des soins sont accompagnées de leur frère et non de leur époux. Comment est-ce possible que le mari – qui est responsable en partie de la situation, ne se sente pas solidaire de son épouse dans sa thérapie ?” |
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