Le volontariat en Inde
par Corinne Demenge

18 décembre 2007

Bihar, Inde: En tant que stagiaire suisse avec le programme VNU, j’ai eu l’occasion unique de soutenir les efforts du Programme alimentaire Mondial (PAM) en Inde.  Mon rôle, entre autres, a été de servir de point focal pour les interventions du PAM en matière de nutrition pour les personnes affectées par le VIH/sida dans les zones rurales du Bihar. L’objectif de ce projet est d’améliorer l’état nutritionnel de ces personnes en leur fournissant des rations d’aliments enrichis à emporter et en leur donnant un accès à des conseils gratuits au centre de soin communautaire de l’hôpital Nazareth à Mokama.  Cet hôpital dispose d’une infrastructure pionnière dans la prestation de services et de conseils aux personnes affectées par le VIH/sida dans l’état du Bihar, un état classé par l’Organisation Nationale de Contrôle du SIDA comme le plus vulnérable du fait de son extrême pauvreté et de la forte émigration interne, des niveaux très bas d’alphabétisation et de connaissances sur le VIH/sida, de la traite des êtres humains et de l’émergence de l’usage de drogues par voie intraveineuse.  La plupart des personnes affectées par le virus en Inde souffrent encore aujourd’hui de stigmates, d’exclusion sociale ainsi que d’un mauvais état nutritionnel et de santé.

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<psonormal></psonormal>En tant que volontaire VNU, mes efforts se concentrent sur l’amélioration des soins et des traitements pour les personnes vivant avec le VIH/sida.  Dans mes activités journalières, je coopère étroitement avec les séropositifs et ceux qui les entourent, avec le projet local et le personnel hospitalier, avec les fonctionnaires d’Etat et le réseau de volontaires et des personnes vivant avec le VIH/sida au Bihar.  Les rapports d’évaluation du projet montrent que nos efforts conjoints ont donné de bons résultats.  L’état nutritionnel et de santé de la majorité des bénéficiaires du projet s’est amélioré.  Par exemple, presque les deux tiers des PAVS ont stabilisé ou augmenté leur poids et leur masse musculaire.  De plus, pratiquement tous les bénéficiaires ont déclaré se sentir plus forts grâce à un meilleur accès aux connaissances sur le VIH/SIDA et sur le rôle de la nutrition/alimentation dans la prévention des infections opportunistes.  Les PAVS et leurs soignants ont également fortement apprécié les réunions de réseaux organisées au CCC pour les personnes infectées par le virus.  En échangeant leurs expériences, de nombreuses PAVS ont retrouvé espoir et force intérieure.

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Ceci étant, mon travail de volontaire ici en Inde fut hautement valorisant tant au plan professionnel que personnel.  J’ai pu, d’une part, amélioré mes compétences et connaissances en matière de gestion, d’évaluation et de suivi de projet ou d’élaboration de matériel didactique.  D’autre part, j’ai pu participer activement et ainsi mieux comprendre la vie et le combat des personnes infectées par le virus et de leur famille.  Je n’oublierai jamais la joie et l’espoir que certains bénéficiaires ont partagé avec moi lors des visites sur le terrain à Mokama.  Je vais, à l’avenir, me consacrer à améliorer les traitements et les soins des PAVS et participer ainsi à la réalisation du 6ème Objectif du Millénaire pour le développement (Combattre le VIH/sida, la malaria et d’autres maladies).

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)