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Un élan de protection et d’assistance: Mon travail avec les personnes déplacées en Ouganda
par Perez Abeka
Le volontaire VNU Perez Abeka (à gauche en jaune) supervise la distribution de bâches aux PID en Ouganda. (Programme VNU) Le volontaire VNU Perez Abeka originaire du Kenya occupe le poste de fonctionnaire adjoint chargé de la protection au HCR en Ouganda. (Programme VNU)Kitgum, Ouganda: En août 2006, on me proposa d’entreprendre une mission de volontaire VNU avec le bureau du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans le nord de l’Ouganda. Cette mission consistait à venir en aide aux personnes déplacées dans leur propre pays suite au conflit de 20 ans qui opposait le groupe armé de résistance du seigneur et le Gouvernement ougandais. Selon mes termes de référence, je devais occuper le poste de cadre adjoint chargé de la protection – c’était comme un rêve qui devenait réalité. J’avais été affecté dans le district de Pader. Dès mon arrivée dans le pays, les gens étaient gênés quand je mentionnais Pader, ce qui m’inquiéta quelque peu. Malgré tout, j’étais intimement persuadé que j’y arriverai. J’avais survécu en Afghanistan et être en Ouganda signifiait pour moi être chez moi. Quand est arrivé le moment de mon affectation, je fus posté à Kitgum, un district créé suite à la division du district Pader. J’avais déjà deviné ce que serait Kitgum au vu de sa situation et des cases au toit de chaume que je voyais défiler pendant le voyage. J’étais très anxieux et je m’imaginais Kitgum comme une petite ville avec des bâtiments en ruine. Quand nous sommes arrivés, toutes les maisons d’hôtes étaient complètes et mes deux collègues et moi-même avons eu du mal à trouver un logement. Les nuits étaient trop longues, mais, étonnement, alors que je me plaignais des conditions de la maison d’hôtes, d’autres locataires étaient sous le charme des services et des tarifs! Peter Deck, le coordinateur des personnes déplacées dans leur propre pays (IDP) m’a beaucoup encouragé. Il m’a dit qu’il admirait mon courage et mon attitude positive. Avant qu’il ne quitte Gulu, Peter m’a informé que je resterai à Kitgum pour le moment, mais que je pouvais être affecté ultérieurement à Pader. Il m’a indiqué un peu gêné que Pader était un district nouveau qui se développait rapidement. Nul besoin d’effectuer une mission de reconnaissance, j’avais déjà compris ce qui m’attendait. Mais j’étais motivé par mon envie de travailler dans le domaine de la protection et ceci était pour moi le moment opportun de mettre à l’épreuve mon endurance et ma détermination. Au souvenir de mon émotion quand j’ai vu l’état des enfants lors de ma première visite au camp de Gulu, je me suis promis de ne jamais renoncer à mon objectif de changer la vie des gens. J’ai partagé ce sentiment avec ma famille qui m’a encouragé à accomplir quelque chose de positif. Le principe de la responsabilité sectorielle du HCR implique de donner des responsabilités par secteur aux principales organisations et de développer des groupes de partenaires adéquats afin de développer la capacité à anticiper et à répondre. L’Ouganda est un des pays pilotes dans lequel une telle approche est testée pour les personnes déplacées. Dans ce contexte, il était évident que j’étais l’un des premiers à travailler sur ce nouveau programme, ce qui requérait beaucoup d’encadrement et d’orientation au niveau des opérations et des domaines d’activité.Mes tâches me posaient de nombreux défis ; même si le HCR est l’organisation maîtresse en matière de protection, d’autres agences des Nations Unies et ONG travaillaient déjà sur le terrain depuis quelque temps et avaient acquis une certaine expérience des problèmes de protection dans le district. Il était donc essentiel de collaborer avec elles. En outre, notre bureau manquait de personnel avec seulement deux fonctionnaires internationaux juniors, une personne recrutée localement, un chauffeur et une voiture. En dépit de cela, l’esprit d’équipe qui nous animait associé aux encouragements de Peter nous a permis de maintenir un certain équilibre et les opérations du HCR ont progressivement pris de l’ampleur. Nous sommes allés sur le terrain pour prôner la liberté de circulation et le retour volontaire et ce fut un succès. Avec le temps, deux partenaires d’exécution ont pu être identifiés pour surveiller les retours en collaboration avec d’autres Les exercices de coordination et de gestion des camps et de surveillance des retours sont maintenant sur la bonne voie, car la situation sécuritaire et les autres facteurs empêchant les personnes de rentrer chez elles se sont améliorés. De nombreuses personnes déplacées vivant dans les 19 camps du district de Kitgum ont soit quitté ce camp pour des sites de retour ou sont retournées dans leurs villages. Il reste moins de 20% de personnes déplacées dans quelques 10 camps et les activités préliminaires de retrait progressif de ces camps ont débuté. En tant que point focal de la coordination du camp du district et de la gestion du camp – poste que j’occupe depuis le retrait du cluster dans le nord de l’Ouganda, je suis heureux de voir les progrès réalisés par le HCR et les partenaires d’exécution, le conseil norvégien pour les réfugiés, AVSI (ONG italienne) et le comité international de secours en collaboration avec d’autres ONG fournissant des services et le soutien des autorités du district et locales. Le concept de cluster était mal accepté initialement. Le dilemme principal était d’expliquer pourquoi le HCR introduisait un cluster pour gérer les camps alors que les intérêts de la population et du gouvernement ougandais étaient de voir disparaître les camps et non de les gérer. Grâce à des consultations régulières et des présentations sur les objectifs du cluster, le concept a finalement été accepté. Un voyage d’un millier de kilomètres commence avec un seul pas. Mon contrat de volontaire VNU prenant fin le 30 juin 2008, je suis encouragé par les efforts fournis pour changer la vie des gens. J’ai acquis une formidable expérience dans le domaine de la protection et de l’assistance. Je suis reconnaissant au HCR et au bureau du PNUD d’avoir soutenu le programme VNU. Même si je quitte l’Ouganda, je garde des liens très forts avec les personnes avec qui j’ai travaillé dans le nord. Nous avons tous les mêmes racines et sommes le fruit de l’immigration des Luos ; je tire une grande satisfaction d’avoir contribué à changer la vie des gens de mon propre peuple. Message personnel de Perez Abeka Enfin, ma reconnaissance va à mes collègues et à ceux qui m’ont soutenu d’une manière ou d’une autre; et ma gratitude va au bureau national du programme VNU sous la houlette de Patrick Mwangi Mathenge pour avoir été là dans les bons et les mauvais moments. L’équipe a été une telle source d’inspiration et d’encouragement que j’en ressort plus fort et je suis fier de faire partie de la grande famille des volontaires VNU. En savoir plus : Réfugiés et personnes déplacées Pays: Ouganda Autres langues: in English Articles connexes |
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