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Les insectes pour lutter contre la malnutrition
Ces sauterelles et d'autres insectes sont riches en protéine et micronutriments. (FAO RDP lao/2010) Les insectes sont une partie essentielle de l'alimentation en RDP lao comme dans d'autres parties du monde. (FAO RDP lao/2010) Le projet du FAO envisage l'élevage d'insectes comme moyen d'augmenter la securité alimentaire. (FAO RDP lao/2010) Vientiane, RDP lao: Le taux de malnutrition en République démocratique populaire lao est parmi les plus élevés d'Asie du Sud-Est pour les enfants âgés de moins de cinq ans. Parmi eux, 40 pour cent souffrent de malnutrition chronique de type protéino-énergétique. En plus, on constate des déficits en vitamine A, fer, iode et vitamine B1. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en RDP lao met l’accent sur l’amélioration de la nutrition en soutenant le gouvernement dans la mise en place d’une politique nationale assortie d’une stratégie et d'un plan national pour la nutrition. En 2010, le FAO s'efforce d'inclure une dimension plus pratique à l'effort qu'il investit dans deux projets : le renforcement des capacités au niveau national, urbain, et communautaire et la promotion d’insectes comestibles riches en protéines et nutriments. « Ce n’est pas nouveau au monde de manger des insectes, mais ce que nous savons, c’est que pour la première fois l’ONU reconnaît le potentiel que leur consommation représente pour mener une action solide en faveur de la nutrition », dit Larissa Bruun, volontaire du programme des Volontaires des Nations Unies (VNU) responsable d'information et communication. Les résultats préliminaires d’une étude menée récemment dans le pays indiquent que les Laotiens se nourrissent d'insectes à 95 pour cent et que ceux-ci occupent une place essentielle dans l’alimentation, surtout en période de pénurie alimentaire dans certaines parties du pays. « Cependant, ces chiffres ne donnent aucune indication sur l'utilisation de ce complément nutritionnel idéal pour une alimentation riche en protéine et micronutriments », explique Jaakko Korpela, volontaire VNU engagé dans les actions de sécurité alimentaire. Le but est de prendre avantage de la nourriture locale pour augmenter le niveau de sécurité alimentaire et surtout pour combattre la malnutrition chez les enfants. « Par exemple, actuellement il y a des centaines de restaurants occidentaux et lao qui s’ouvrent à Vientiane, la capitale, mais on trouve rarement les insectes au menu », dit Ilari Sohlo, consultante en gestion des ressources naturelles auprès du programme VNU. Les insectes ne sont qu'une première étape ; dans l’avenir, le FAO travaillera aussi avec les plantes sauvages indigènes. Le FAO promeut la consommation indigène d’insectes comestibles en tant que moyen rentable pour améliorer l’alimentation, combattre la malnutrition et l’insécurité alimentaire tout en créant de nouvelles sources de revenus. « Les gens peuvent gagner leur vie en vendant ou en élevant des insectes. Par exemple, en faisant l'élevage de grillons dans des cylindres », dit Ilari. Ilari Sohlo, Larissa Bruun et Jaakko Korpela, qui viennent de Finlande, et leur collègue danoise, Rebecca Host-Madsen, sont tous des volontaires VNU qui soutiennent ce projet innovant du FAO. « Cette ressource volontaire représente une force de travail supplémentaire qui nous permet de donner une réponse rapide au nouveau projet en cours, et aussi d’ambitionner de couvrir plusieurs domaines, de la communication à la rentabilité jusqu’à la sécurité alimentaire et le traitement par exemple », dit Serge Verniau, le Représentant du FAO en RDP lao. Mais ce ne sont pas seulement le FAO et les Laotiens qui bénéficient du travail des volontaires VNU : les volontaires eux-mêmes ont la chance d’élargir leur propre expérience et vues sur la nutrition en étant engagés dans ce projet. « Je n'avais jamais eu d'insectes dans mon assiette avant d'y avoir goûté au Laos », dit Jaako. Sa collègue Ilari confirme aussi en citant l’exemple d'un taco aux insectes qu'elle a mangé pour la première fois. « Finalement, ça ne fait pas de différence si vous utilisez des insectes ou du bœuf pour faire de viande hachée », a-t-il ajouté. Pour Larissa, c’est la nature du projet : « Ce travail est vraiment l'aide au développement à laquelle je crois, à savoir de travailler avec une solution locale. On ne suggère rien de nouveau, on dit simplement que si la nourriture domestique riche en nutriments est bien traitée pour ajouter des compléments énergétiques à l’alimentation, cela peut améliorer la santé des enfants qui souffrent de déficits en protéines et micronutriments ». Voir la vidéo ARTE, "Des insectes dans nos assiettes ..." sur le blog de Global Mag |
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