Grand avenir pour le volontariat déclare le chef du développement de l'ONU

L'Administrateur du PNUD, Helen Clark observe Bonn depuis le dernier étage du bâtiment de l'ONU à Bonn, Allemagne, accompagnée par la Coordonnatrice exécutive du programme VNU, Flavia Pansieri (bras tendu). (P.Sen/programme VNU)L'Administrateur du PNUD, Helen Clark observe Bonn depuis le dernier étage du bâtiment de l'ONU à Bonn, Allemagne, accompagnée par la Coordonnatrice exécutive du programme VNU, Flavia Pansieri (bras tendu). (P.Sen/programme VNU)Helen Clark (gauche) est accueillie par la Coordonnatrice exécutive du programme VNU, Flavia Pansieri (droite) avant son allocution aux volontaires et personnels du programme VNU à Bonn, Allemagne. (T. Matraia/programme VNU)Helen Clark (gauche) est accueillie par la Coordonnatrice exécutive du programme VNU, Flavia Pansieri (droite) avant son allocution aux volontaires et personnels du programme VNU à Bonn, Allemagne. (T. Matraia/programme VNU)
27 janvier 2010

Bonn, Allemagne: « Les pays en voie de développement cherchent du soutien à un niveau plus élevé que par le passé » a déclaré le chef du développement de l'ONU cette semaine « et cela laisse des secteurs de l'engagement au niveau local dans lesquels l'action du programme VNU pourrait s'intensifier. »

L'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement, Helen Clark, a expliqué que le PNUD était de plus en plus déterminé à aider les pays à bâtir des politiques, des capacités et des systèmes stratégiques pour un « changement transformationnel ». Dans cette perspective, les rôles du programme VNU et de l'engagement civique, qui apportent un changement à la base, deviendraient encore plus importants.

« Ce qui est particulier au sujet du programme VNU est l'esprit des volontaires » a commenté Mme Clark, qui fut nommée à la tête du PNUD en 2009. « Leur seul but est de faire le bien... et cela est source d'inspiration. »

Mme Clark était en Allemagne pour discuter avec le gouvernement nouvellement élu à Berlin, et s'est arrêtée à Bonn pour parler au personnel et à la direction du programme VNU. Etaient également présents des volontaires VNU belges, tchèques, irlandais, italiens et suisses, en formation pour leur affectation.

« Je regarde une pièce remplie de personnes engagées à soutenir les volontaires VNU sur le terrain, et les volontaires font une différence » leur a dit l'Administrateur.

Elle a également fait référence à sa visite au Libéria en 2009, au cours de laquelle elle a rencontré des volontaires nationaux qui encouragent et renforcent le développement et le maintien de la paix dans les zones rurales. Elle a cités ceux-ci à titre d'exemple de la puissance du volontariat.

« Certaines de nos plus grandes émotions sont venues des volontaires nationaux, dans leur propre pays, encouragés par le programme VNU et les volontaires internationaux » a-t-elle poursuivi. « Lors de la première visite sur le terrain en tant qu'Administrateur du PNUD, au Libéria, j'ai été frappée par l'enthousiasme de ces volontaires et je pensais que c'était incroyablement positif. »

Dans son allocution au personnel du programme VNU, Mme Clarke a rendu hommage aux volontaires VNU tués en Afghanistan et en Haïti ces derniers mois ainsi qu'à un volontaire VNU récemment libéré de captivité au Darfour. « Nos pensées vont à leurs familles » déclara-t-elle.

Ayant très récemment visité Haïti pour étudier la réponse du PNUD au tremblement de terre, l'Administrateur du PNUD a pu réfléchir davantage à la catastrophe. « En termes humains, c'est une terrible catastrophe » a-t-elle dit « et il est difficile de penser à un parallèle. »

« Toutefois » a-t-elle continué, «  au cours de ma visite auprès du Secrétaire général, nous avons pu voir que 'les choses avançaient' et que les aides arrivaient. Nous devons maintenir l'élan au niveau de l'engagement international envers Haïti, et le rôle du gouvernement haïtien sera décisif pour la reconstruction. »

Mme Clark a discuté des idées pour développer l' « immense » potentiel de l'action volontaire lors d'efforts de reprise après un sinistre. Même si pour le moment, il est important d'impliquer les Haïtiens dans des projets 'espèces contre travail' pour faire en sorte que le relèvement se fasse, il y a certainement de la place pour les volontaires à l'avenir. « Je pense que l'on aura besoin de  personnes au grand coeur là-bas pendant encore longtemps, » a-t-elle remarqué.

Elle a parlé des nombreux autres défis de ce début de 21ème siècle, allant des catastrophes naturelles et des changements climatiques à la récession économique, et comment la lutte contre leurs effets cumulatifs nécessiterait un engagement renouvelé des pays développés et du système des Nations-Unies. « Rien ne m'importe plus que la réduction de la pauvreté, » a-t-elle déclaré.

« Le volontariat doit se construire au sein du  Plan-cadre des Nations-Unies pour l'aide au développement » expliqua-t-elle par la suite, « que les équipes des pays de l'ONU négocient avec les gouvernements hôtes... Je pense que ce sera bien pour les PNUAD eux-mêmes, et cela aidera également le programme VNU à planifier stratégiquement son travail dans le pays ».

Pour finir, l'Administrateur du PNUD s'est jointe à la Coordonnatrice exécutive Flavia Pansieri pour appeler à un engagement ferme pour la célébration du dixième anniversaire de l'Année Internationale des Volontaires.

« Je me rappelle très bien de l'Année Internationale des Volontaires en 2001 – sans volontaires, la Nouvelle-Zélande s'arrête! » évoqua-t-elle. « L'Année a donné un formidable élan au volontariat, et 2011 est l'occasion de regarder en arrière et de fixer les objectifs du volontariat pour les dix prochaines années. »
Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)