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Vaincre les tabous et barrières linguistiques
par Patricia Onja Harimalala, Lantoharisoa Céline Rakotomalala et Edvige Bordone
Des sages-femmes, volontaires VNU, soutiennent les efforts de l’UNFPA pour augmenter le taux de fréquentation des Centres de Santé de Base (CSB) par les femmes enceintes à Madagascar. (Programme VNU) En dehors des activités directement liées à leur profession de sage-femme, les volontaires VNU font comprendre aux familles l’importance et la nécessité de recevoir des soins adéquats dans l’intérêt de la mère et de l’enfant. (Programme VNU)Antananarivo, Madagascar: Nous aidons l’UNFPA à augmenter le taux de fréquentation des Centres de Santé de Base (CSB) par les femmes enceintes et les jeunes de 14 à 25 ans. A Madagascar, ce taux reste bas à cause des barrières physiques et culturelles. Dans les régions moins développées du pays, les femmes ne fréquentent pas les centres de santé, sachant qu’il y a peu de personnel féminin, elles préfèrent recevoir les soins à domicile. Beaucoup refusent de se faire examiner par des médecins ou infirmiers masculins. Pendant la grossesse et pour l’accouchement, les femmes font appel aux « matrones » des villages. Dans le Sud de Madagascar, la population considère le contact entre un homme, même s’il s’agit d’un médecin, et une femme enceinte comme un « fady », c’est-à-dire un « tabou ». Malheureusement, on manque de personnel féminin qualifié pour donner les soins appropriés dans ces régions. En dehors des activités directement liées à notre profession de sage-femme, nous faisons comprendre aux familles l’importance et la nécessité de recevoir des soins adéquats dans l’intérêt de la mère et de l’enfant. Sans heurter la dignité des personnes, nous expliquons que certaines pratiques sont dangereuses et nous ne nous limitons pas à parler aux agents de santé locaux, mais nous nous efforçons d’inclure aussi les hommes et les garçons dans nos actions de sensibilisation afin de promouvoir l’utilisation du préservatif et lutter contre les infections sexuellement transmissibles. Bien que les réactions aient été positives, la communication avec les locaux n’a pas toujours été simple et évidente. Au début, nous avons essayé de nous faire comprendre par des gestes, mais nous nous sommes rendues à l’évidence : la seule solution a été d’apprendre le dialecte, et c’est possible. Parce que notre couleur de peau et notre langue sont différentes, les locaux nous désignent comme « les vahaza » : c’est le nom qu’on donne ici aux étrangers. Pour prodiguer des soins aux familles qui habitent loin des centres de santé, nous avons des déplacements tous les jours, mais les routes sont souvent impraticables et il n’y a pas de transports publics. Nous sommes obligées de louer une charrette ou de nous déplacer à pied, ce qui nous demande beaucoup d’effort et nous prend beaucoup d’énergie. On nous a procuré une motocyclette, ce qui rend notre travail plus effectif. Malgré ces difficultés réelles, nous avons pu compter sur la collaboration active et efficace des médecins inspecteurs, des responsables des postes de santé, des maires et des chefs de villages. Ce sont eux qui nous ont introduit à chaque niveau et expliqué le but de notre mission et la raison de notre présence. Grâce à leur aide, nous avons été bien accueillies partout. Les «matrones» des villages ont facilité la communication avec la population locale et elles ont joué un rôle fondamental pour convaincre les bénéficiaires à fréquenter les centres de santé spécialisés. Entre octobre et décembre 2009, avec l’appui des partenaires, nous avons accompli plus de 900 prestations de services : consultations prénatales, planning familial, accouchements et autres ; le taux de fréquentation des Centres de Santé de Base a augmenté dans les districts de Bekily et de Betroka. Nous sommes heureuses de contribuer à la réalisation des OMD en améliorant la santé maternelle et en réduisant la mortalité infantile. Pour réaliser ces objectifs, il est fondamental de créer le changement à la base, de remonter les échelles petit à petit en partant de la mobilisation des communautés. Nous nous sommes rendu compte que pour aider les gens dans les pays en développement, surtout dans les endroits isolés, cela ne suffit pas de connaître leurs conditions de vie, leurs habitudes et leurs coutumes, il faut aussi et surtout pouvoir se mettre à leur place. Notre tâche de volontaires VNU nous a donné l’occasion de travailler sur le terrain et d’avoir une vue plus objective et certainement plus exacte sur les conditions de vie réelles des populations et de rendre nos actions plus efficaces pour aider nos compatriotes. |
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