Le programme d’Adaptation à Base Communautaire au Maroc

Anne-France Wittmann, volontaire VNU, coordonne le programme d’Adaptation à Base Communautaire (CBA) mise en œuvre au Maroc par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Elle aide ici une communauté de pêcheurs à faire face aux impacts du changement climatique qui menacent leurs ressources et leurs sources de revenus. (Programme VNU)Anne-France Wittmann, volontaire VNU, coordonne le programme d’Adaptation à Base Communautaire (CBA) mise en œuvre au Maroc par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Elle aide ici une communauté de pêcheurs à faire face aux impacts du changement climatique qui menacent leurs ressources et leurs sources de revenus. (Programme VNU)
08 février 2010

Rabat, Maroc: Les projections climatiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC) indiquent que les changements climatiques au Maroc causeront la submersion des terres côtières et la salinisation des terres et aquifères côtiers, l’augmentation de l’érosion des sols et l’envasement des barrages, la diminution de la biodiversité et la mise en danger des habitats. Le climat met en danger l’agriculture et la pêche, le tourisme, la foresterie. Il aura un impact sur les conditions de vie et les ressources des populations, en particulier des communautés les plus vulnérables.

Pour aider les populations à s’adapter au changement climatique, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) met en œuvre le programme d’Adaptation à Base Communautaire (CBA), une initiative financée par le Fonds pour l’Environnement et réalisée avec l’appui du programme VNU. La coordinatrice du programme est une volontaire VNU, Anne-France Wittmann, qui s’attache à mobiliser les communautés pour agir en faveur de l’adaptation au changement climatique. Mme Wittmann qui est en poste à Rabat, la capitale, explique : «  Mise en œuvre dans dix pays dont le Maroc, cette initiative vise à appuyer des projets locaux d’adaptation, aidant les communautés les plus vulnérables à faire face aux impacts du changement climatique qui menacent leurs ressources et leurs sources de revenus. »

Deux projets CBA pilotes sont mis en œuvre dans la régions des Oasis du sud pour améliorer la résilience des écosystèmes oasiens de Tarmguiste et Iguiwaz dans la région de Guelmin/Tata. Les actions visent à améliorer la gestion des ressources en eau, à faire des plantations d’essences agro-forestières résilientes, à renforcer les capacités dans le domaine de l’agroécologie, de la gestion des ressources naturelles, et à mettre en place un fonds roulant pour l’adaptation communautaire. « En effet, la démarche du programme CBA repose sur le constat que la contribution des communautés locales à l’adaptation au changement climatique est essentielle et capitale, dit la coordinatrice Mme Wittmann, tout en soulignant le pari que « les connaissances et pratiques locales d’adaptation peuvent être un facteur déterminant pour l’adaptation au niveau national et global. »

Les projets CBA sont construits à partir des connaissances et de l’expérience directe des membres des communautés. A travers la mobilisation et la participation de volontaires, ces projets valorisent la contribution essentielle des communautés à l’adaptation. Les actions en cours vont de la protection des crues et tempêtes, l’amélioration de la gestion de l’eau pour faire face à la raréfaction des ressources ; elles comptent aussi le développement de pratiques agricoles résilientes et adaptées à de faibles ressources en eau ou à la salinisation des sols comme aussi le développement d’activités non-agricoles et la diversification des revenus.

Les dix pays pilotes du programme CBA sont le Maroc, le Niger, la Namibie, le Kazakhstan, le Bangladesh, le Vietnam, Samoa, la Jamaïque, le Guatemala et la Bolivie.

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)