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Santé pour tous au Niger
par Oumarou L. Keita
06 mars 2000 Les Volontaires des Nations Unies (VNU), spécialistes de la Santé, interviennent au Niger pour appuyer les efforts du Gouvernement visant à améliorer la santé communautaire et à renforcer les opportunités de mieux-être des populations. Leurs compétences sont sollicitées pour combler un vide ou pour échanger des expériences, à la grande satisfaction des communautés de base, comme c'est le cas à Diffa, Tillabéry, Zinder, Tahoua, Loga et Niamey. Le Docteur Zariiat Djabrailova, Zara comme l'appellent affectueusement ses collaborateurs nigériens, est gynécologue-obstétricienne. A la Maternité Tassigui, un centre de référence régional pour les affections gynéco-obstétricales, la VNU fait des interventions chirurgicales sur des patientes en provenance des districts sanitaires de Konni, Madaoua et Bouza. Les statistiques indiquent 47 interventions en moyenne par mois. « J'étais de permanence pendant deux mois d'affilée » dit-elle, l'air plutôt satisfait. Dans cette région située à plus de 500 kilomètres au nord-est de la capitale Niamey, le Projet Santé II ambitionne d'assurer une couverture optimale des services de santé de base pour l'ensemble des populations. En plus des consultations gynécologiques et médicolégales à la maternité, Zara effectue chaque mois une visite de trois jours par district, pour s'enquérir de l'état des patientes. Quand des cas «sérieux » lui sont présentés, elle les prend en charge à la maternité Tassigui, en raison du sous-équipement des districts. Aux yeux de la gynécologue, les cas fréquents de femmes fistuleuses constituent un véritable problème de santé publique. « Des femmes abandonnées par tout le monde », fait-elle remarquer avec amertume. Mais, souligne-t-elle, « il faut prévenir les cas en préparant les filles à la maternité ». Pour y arriver, la VNU fait quotidiennement de l'information-sensibilisation à l'endroit des parents et des victimes, car il faut freiner les grossesses à risques. La disponibilité de la VNU la conduit à jouer aussi le rôle d'assistante sociale. « Docteur, comment vais-je faire ? », « Docteur, indiquez-moi celle qui va s'occuper de moi. » sont quelques unes des demandes de patientes qui trouvent en elle une oreille attentive. « Des femmes en difficulté viennent m'exposer leurs problèmes. Certaines viennent à moi en larmes, ce qui dénote la gravité de leur situation », dit-elle en substance. Zara prend en charge ces problèmes, en tapant aux portes du service social de la maternité ou celles des structures caritatives. Il en est de même lorsqu'il y a rupture de la réserve de sang à la maternité. Ici le sang est une denrée rare pour cause de forte prévalence du sida. Le véhicule de la VNU sert souvent aux évacuations, faute d'ambulance en bon état. Une femme dans le coma, aurait failli perdre la vie à la maternité Tassigui, si la VNU ne s'était pas « débrouillée » en apportant le sérum et la grosse molécule qui ont permis de la ramener à la vie. Dr Zariiat dispense une formation en gynéco-obstétrique et chirurgie d'urgence aux médecins des districts. Ils sont unanimes à reconnaître avoir appris les gestes techniques et les méthodes du diagnostic qui leur permettent de sauver des vies. « Dr Zara m'a appris à me servir de certains matériels qui étaient inutilisés dans mon district », souligne le médecin de Madaoua. Le collègue de Konni tient à indiquer « qu'elle facilite l'échange entre les districts dans la prise en charge des cas liés au choléra, au sida et aux fistules ». Le Docteur Guy Massiala-Loumbou, originaire du Congo-Brazzaville, a été affecté au Projet Santé de la Reproduction et Planification Familiale. Il est gynécologue et chirurgien responsable en second du district sanitaire de Loga, une petite ville située à quelque 140 kilomètres au nord-est de Niamey et très enclavée. Le Centre soigne les affections gynécologiques, pratique la chirurgie générale, infantile et orthopédique. Le VNU conduit des consultations médico-chirurgicales et obstétricales et prend en charge les urgences chirurgicales. Il prête régulièrement mains fortes aux hôpitaux de Dosso et Niamey. Depuis son entrée en fonction, ses prestations en matière d'interventions chirurgicales se sont soldées par un taux de réussite de 100 %. Le VNU encadre les médecins de district et est chargé de promouvoir la recherche opérationnelle à l'hôpital de district de Loga. Dans le Centre de Loga, Dr Massiala-Loumbou rencontre souvent des cas délicats. La faible couverture sanitaire et fréquentation des centres de santé expliquent cette situation. Il en est du cas d'un patient, admis au Centre souffrant d'une cardiopathie. Depuis trois jours, il ne parvenait pas à s'alimenter et mourait à petits feux. Le VNU a conduit un long diagnostic qui a permis de détecter une hernie étranglée. Le malade a été remis sur pied par le VNU. La confiance des populations en leur Centre de santé est rendue possible par les résultats probants du VNU dans le traitement des patients. Ce témoignage de satisfaction est éloquemment exprimé par le Sous-Préfet de Loga, pour qui, depuis l'arrivée du VNU « les évacuations, pour des opérations chirurgicales sur l'hôpital de Dosso, ont été arrêtées. Sur place, elles sont conduites avec succès ». Docteur Jean-Claude Munongo, médecin du Congo-Kinshasa, et Solange Razafiniary, infirmière de Madagascar, forment l'équipe des VNU du Dispensaire du Personnel des Nations Unies à Niamey. Les bénéficiaires de leurs prestations sont les agents des Nations Unies. L'équipe des VNU a pour fonctions d'administrer les premiers soins aux patients, de faire les tests de laboratoire de base et d'organiser la campagne de vaccination. Un autre volet de leurs activités de tous les jours est l'information. Elle est notamment axée sur l'hygiène, la planification familiale, les maladies sexuellement transmissibles et le sida. Le Dispensaire des Nations Unies connaît une grande affluence avec 14 patients en moyenne par jour. « Il nous arrive de recevoir même au-delà des heures de service » indique le VNU. Et sa collègue d'ajouter : « Notre récompense, c'est de voir les malades guéris . » On dénote un large sentiment de satisfaction dans ces témoignages : « Nous sommes contents des prestations des VNU », « les VNU nous reçoivent bien » ou encore « les soins sont administrés correctement ». Dans l'ensemble, il apparaît que le don de soi reste la chose la mieux partagée par les VNU au Niger. De même qu'ils font montre de leur capacité à vite s'intégrer dans leur zone d'affectation et de travailler avec les communautés de base. Leur professionnalisme et leur savoir-faire font qu'ils sont indispensables, aux yeux des populations. |
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