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Maurice Tukamuhebwa, Afghanistan, (MANUA)
Maurice Tukamuhebwa, volontaire VNU avec la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan. (Programme VNU) Maurice Tukamuhebwa organise les formations en Technologie de l’Information et de la Communication (TIC) qui visent à intégrer les femmes dans le secteur national des TIC. (Programme VNU)L’Afghanistan ! Lorsque j’ai appris qu’on m’enverrait ici en tant que volontaire du programme des Volontaires des Nations Unies, ma première réaction a été de m’inquiéter pour ma sécurité. Après avoir consulté ma famille et mes amis j’ai décidé – contre l’avis de tous – de m’y rendre. Moi qui avais dirigé ma propre affaire pendant dix ans, j’avais envie de faire quelque chose pour les autres. En mars, je me suis retrouvé à bord d’un vol humanitaire de l’ONU Dubai-Kaboul. Au début, j’ai été surpris par le froid. Même si j’avais connu l’Afrique australe en hiver, ce que je découvrais à Kaboul était totalement différent. Dès ma descente d’avion, j’ai su que j’allais avoir des problèmes. Qu’est-ce qu’il faisait froid ! Mon corps tout entier s’est figé et j’ai eu l’impression que mes oreilles allaient tomber toutes seules. Pendant que je me dirigeais vers le terminal, je pouvais voir mon haleine devant moi (et celle des autres). Je n’avais jamais connu pareil hiver. Mais le choc que j’ai éprouvé à cause du froid s’est rapidement effacé grâce à la chaleur de ceux qui travaillent à l’aéroport. Sous leurs lourds manteaux et leurs épais chandails se cachaient des cœurs humbles et affectueux. Je suis tout de suite tombé amoureux du peuple afghan. Kaboul a dû être une très belle ville dans le temps. Mais à présent, les rues sont remplies de mendiants, surtout des femmes et des enfants. Perchée sur des collines, c’est une cité moderne mais sans installations modernes à cause de la guerre. Plus de trois millions de personnes vivent ici. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des véhicules qui y circulent sont des Toyotas. Les conducteurs arrivent à contourner les embouteillages avec beaucoup d’habileté. On est en train de rénover des bâtiments anciens et de nouvelles constructions jaillissent à tous les coins de rue. Il y a partout de superbes mosquées. Je travaille comme coordonnateur du projet VNU-Cisco Academy et j’organise les formations en Technologie de l’Information et de la Communication (TIC) dans le pays. Ce projet, qui a démarré en 2002, aide à développer la main d’œuvre et à intégrer les femmes dans le secteur national des TIC. À ce jour, plus de 300 femmes ont bénéficié de ce programme et beaucoup d’autres sont au courant des avantages qu’il y a à acquérir des compétences dans les TIC. C’est vraiment bien de voir des femmes adopter les TIC et être en compétition avec les hommes dans ce domaine, surtout dans un endroit comme l’Afghanistan, où elles sont en retard dans toutes les sphères du développement. Lorsque je me suis rendu à Mazar-i-Sharif, dans le Nord, j’ai vu les paysages les plus variés et les plus spectaculaires du monde. Après les collines rocheuses et nues de Kaboul, le paysage change pour révéler de hautes montagnes couvertes de neige. Le plus beau, c’est la traversée de la Passe de Salang, l’un des plus hauts tunnels routiers du monde. Les pentes étaient couvertes de glace. C’était superbe, magnifique ! Je n’arrive pas à expliquer ce que j’ai ressenti, sauf pour dire que c’était beau à vous rendre heureux ! Il y avait des collines plus petites qui ressemblaient à des dunes de sable. Elles finissaient par se fondre en une plaine infinie où on faisait pousser du blé et paître du bétail.Mazar-i-Sharif, la capitale régionale du Nord, est encore plus belle que Kaboul. Avec ses rues bordées d’arbres et ses beaux immeubles modernes, elle abrite l’une des plus belles constructions en marbre du monde : la Mosquée bleue. Cette structure massive est une véritable attraction touristique, car on dit que les cousins de Mahomet y sont enterrés. On s’y bouscule pour l’admirer et pour guérir – physiquement et spirituellement. Je me souviens qu’avant mon arrivée, je m’inquiétais de ce que j’allais manger, mais j’ai découvert une cuisine fantastique. Un pain délicieux accompagne chaque repas et les Afghans ont mille façons diverses et originales de préparer le riz. Ils le mangent cuit à l’eau, frit, ou avec du mouton ou du poulet et des épices, de l’huile et des oignons. Le riz n’a jamais mauvais goût ici. Le thé afghan, servi avec des noix et des douceurs, est aussi un délice. Je dois reconnaître que l’Afghanistan a reçu une publicité très négative de la part des médias. Cela lui a fait perdre de nombreuses opportunités. L’Afghanistan n’est pas plus dangereux qu’ailleurs, surtout à Kaboul et dans le Nord. Je voudrais encourager ceux qui songent à devenir Volontaires des Nations Unies dans cette partie du monde. La population est hospitalière et on peut y faire son travail, comme partout ailleurs. Quant à ceux qui servent déjà en Afghanistan, je les félicite et les encourage à continuer à mener ce bon combat. Il y a toujours des choses à faire ici, et il faut bien que quelqu'un les fasse…
En savoir plus : Technologies de l'information Pays: Afghanistan Autres langues: in English Articles connexes |
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