Messenger of hope- Résumé en français

06 juillet 2003

BONN: Parmi les 5 000 Volontaires des Nations Unies qui chaque année de par le monde travaillent au développement, près d’un millier le font dans des pays en crise, témoins des vies détruites par la guerre, les inondations, les sécheresses et autres catastrophes. Ces messagers de l’espoir soutiennent le travail de l'ONU et de ses agences comme le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le Programme alimentaire mondial (PAM) ou le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).

Ces dix dernières années, l'aide humanitaire, l’assistance d’urgence et les missions de paix ont pris une telle envergure qu’elles représentent désormais un tiers de l’activité du programme des Volontaires des Nations Unies (VNU). « Il est triste de constater que notre travail ne cesse d'augmenter dans ces secteurs, mais cela reflète ce qui se passe dans le monde, principalement en Afrique » indique Kevin Gilroy, Chef des Opérations spéciales du programme VNU. « Les volontaires répondent aux situations les plus difficiles de la planète en apportant un appui direct aux populations » , a-t-il ajouté.

Ainsi au Soudan, où vivent plus de 300 000 réfugiés érythréens, Edem Wosornu, avocate du Ghana et Volontaire des Nations Unies avec le HCR, consacre huit heures par jour aux réfugiés par des températures de 40 degrés, afin de déterminer s’il leur sera permis de rester dans le pays. Bien que des bureaux soient prévus à cet effet, les entrevues se font parfois au domicile des réfugiés, pour mieux s’identifier à leur situation précaire. Pour Edem, c’est une tâche humainement difficile dans des conditions de travail pénibles. « L’avenir de ces réfugiés repose entre nos mains », dit-elle. Heureusement depuis septembre dernier, elle bénéficie de la présence de 68 autres avocats Volontaires des Nations Unies qui ont rejoint le HCR pour procéder à l’examen des dossiers des réfugiés.

Améliorer la condition des réfugiés est tout aussi essentiel pour Jimmy Mbendela, Volontaire des Nations Unies du Malawi. Depuis 1999 il partage la vie des réfugiés du camp d'Osire en Namibie, les incitant à prendre une part active dans l’amélioration de leur vie quotidienne. Ainsi, il se réjouit d’être parvenu à les convaincre de cultiver des légumes ensuite vendus à la crèche pour nourrir les enfants ou d’avoir participé à la construction d’une école où ils enseignent bénévolement. « Et ceci, les réfugiés l’ont fait de leur plein gré », a-t-il souligné. Sa prochaine mission va confronter le volontaire à un défi d’une plus grande envergure: organiser le rapatriement dans les mois à venir de 7 000 Angolais en s’assurant de leur réinsertion dans leur pays.

Les Volontaires des Nations Unies s’occupent aussi des mouvements de population aux frontières et des personnes déplacées. Ainsi, depuis 2000, ils sont aux côtés du HCR pour aider les Colombiens fuyant les combats entre les forces gouvernementales et la guérilla à passer la frontière et se réfugier en Équateur et au Venezuela. En Équateur, où plus de 5 100 Colombiens ont cherché protection au début de l'année, ils collaborent avec le gouvernement pour former les fonctionnaires à les prendre en charge. En Colombie, avec le HCR et OCHA, d’autres Volontaires des Nations Unies viennent renforcer les institutions et organismes civils locaux qui prennent soin des personnes déplacées à l’intérieur du pays, aidant à identifier leurs besoins et leurs droits.

Au Mozambique, en collaboration avec le Département suisse du développement et de la coopération (DDC), le Comité national des volontaires du Mozambique et la Croix-Rouge nationale, l’équipe VNU sur place va participer à la reconstruction de l’école de Nampwa-Mutocota dans la province de Nampula, détruite par un cyclone. Cette initiative, bénéficiant d’un financement de 41 000 dollars du Gouvernement suisse, impliquera 35 volontaires du Comité national du volontariat et un superviseur d’équipe du programme VNU. L’école, qui accueillera 181 élèves, devrait être achevée en septembre.

Dans ces situations d'urgence, nombreux sont les Volontaires des Nations Unies qui travaillent comme médecins et avocats ; d’autres s’occupent de la distribution des vivres, de l’encadrement des réfugiés et personnes déplacées ou de l’entretien des centres d’accueil, comme le Philippin Carlos Cerezo. Carlos est basé avec 25 autres Volontaires des Nations Unies sur l’île de Mindanao, où plus de 750 familles ont été déplacées à la suite de violents combats entre soldats philippins et rebelles du Front de Libération Nationale Moro et à Pikit, il est responsable de la base de données enregistrant et suivant les personnes déplacées. On lui a également demandé d’installer trois cliniques dans les centres d’accueil pour les évacués et pour le faire plus facilement, il a décidé de loger au centre sous une tente. Sa présence constante sur place et l’exemple qu’il donne ont, dit-il, servi de catalyseur et fait naître l’esprit du volontariat au sein de la communauté. « La grande bataille reste maintenant d’assurer la survie dans ces centres. Les ressources s’épuisent, quelques ONG ne sont plus dans le secteur, mais, Dieu merci, l'ONU est encore ici, dit-il. Les Volontaires des Nations Unies sont prêts à relever le défi. »

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)