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Le combat contre la mutilation génitale et l’excision au Soudan
Au Soudan, le programme VNU coopère avec le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) pour abolir la mutilation génitale et l’excision (MGF/E) pratiquées sur les filles. (Photo: VNU/Amina Said)Au Soudan, le programme VNU coopère avec le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) pour abolir la mutilation génitale féminine et l’excision (MGF/E) qui désigne des pratiques consistant à enlever totalement ou partiellement les organes génitaux externes d'une jeune fille. Les pratiques d'excision sont depuis longtemps dénoncées et restent pourtant répandues dans le pays. Pour abolir les pratiques MGF/E, le programme VNU engage des volontaires dans les activités du Projet d’Appui au combat contre la mutilation génitale et l’excision au Soudan. L’objectif est de lutter contre ces pratiques par le biais du volontariat. "L'action volontaire renforce les personnes et les communautés à la base -- elle leur donne une voix et les laisse prendre les choses en mains. C'est pourquoi l'approche du programme VNU dans sa réponse contre la MGF/E a été un succès", a déclaré Dr. Nafisa Bedri qui mènent les activités des volontaires VNU. Ces derniers misent sur la participation et l’action des personnes au sein des communautés concernées, des femmes en particulier bien-sûr, mais aussi des hommes et de la jeunesse. Dans les milieux où la MGF/E est pratiquée, ils recrutent des volontaires qui mènent campagne contre la mutilation génitale, informent sur les conséquences de telles pratiques sur la santé et abordent des sujets tabous comme l’éducation sexuelle. Leurs efforts sont soutenus par l’Université Ahfad pour les femmes de Khartoum, le Comité national soudanais sur l’éradication des pratiques traditionnelles et le Réseau soudanais pour l’abolition des mutilations génitales féminines. Le projet couvre deux zones résidentielles à Abu Seid, sur la rive ouest du Nil Blanc à 15 km de Khartoum, soit une population de 17 000 personnes avec un taux de pratique MGF/E de 91,4%. L’école, porte d’entrée de la communauté A Abu Seid, la population-cible est composée de réfugiés et de Soudanais de diverses régions du pays. Les activités se sont concentrées sur trois écoles primaires, en quelque sorte trois portes d’entrée vers la communauté : deux écoles de filles (Al Quds et Fatima bint Al Khattab) et une école de garçons (Sultan Ali Dinar). L’éducation primaire concerne les niveaux un à huit incluant des élèves scolarisés entre 5 et 6 ans. On a formé des groupes de parents des écoles et des groupes de femmes, chacun avec des activités différentes, puis on a mobilisé et organisé des volontaires de la communauté, ce qui a donné naissance à une ONG (Menath). Quatre volontaires VNU nationaux travaillent actuellement avec le projet sous la conduite du chef de programme qui est une volontaire VNU internationale. Les volontaires ont formé 30 associés volontaires de la communauté pour mobiliser les femmes et les hommes à la base. Un professeur d’anglais volontaire américain posté à l’Université Ahfad a été détaché au projet parce qu’elle possède un diplôme de photographe et de graphiste. Un diplômé universitaire soudano-américain ayant des compétences en édition a effectué un stage de deux mois avec le projet et a fournit un appui précieux en rédigeant et en éditant la documentation. Il participe aussi aux activités sur le terrain. Sur le terrain, les volontaires VNU ont programmé des actions comme la distribution à des écoliers nécessiteux de sacs d’école portant des messages anti-MGF et à chaque élève un cahier portant aussi des messages anti-MGF. Les sacs d’école ont été distribués aux 380 élèves de trois écoles. Les professeurs avaient auparavant pris soin de nommer les élèves nécessiteux, mais pour éviter la ségrégation, ils avaient organisé une sorte de tombola. Tous les élèves étaient inscrits avec un numéro sur une liste, et seuls les élèves dans le besoin présélectionnés figuraient sur les billets de tombola ; les élèves choisissaient au hasard un ticket qui portait ou non un numéro. A l’école primaire de filles Al Quds, les enseignants ont adhéré aux efforts de sensibilisation sur la MGF/E et ils ont remarquablement réussi à amener les élèves à parler d’un sujet généralement tabou avec leur famille, et surtout leur père. Des élèves d’âge différents étaient parvenus à éviter la MGF/E pendant les vacances d’été, période à laquelle cette pratique a lieu. Certaines avaient rapporté les conversations engagées qu’elles avaient eues avec leur mère ou grand-mère, leur argument-clé étant l’aspect santé. D’autres avaient également indiqué qu’elles avaient subi la MGF/E et que leur protestation n’avait pu l’éviter. La directrice de l’école a indiqué que les parents étaient sensibilisés par le biais des associations de parents, des groupes de femmes et de manifestations au niveau de la communauté. Bien qu’on puisse relever une certaine avancée, celle-ci est lente et requiert que les parents écoutent et apprennent. Dans un cas, un père avait indiqué que sa fille serait absente de l’école parce qu’elle avait subi une MGF de type III, la forme la plus sévère, et avait besoin de temps pour sa convalescence. Il insistait lourdement sur le fait que c’était pour protéger la vertu de sa fille et n’était pas prêt à discuter de la question ou à accepter une brochure sur cette pratique de la part de la directrice de l’école. A l’école primaire de filles Fatima bint Al Khattab, la directrice a demandé aux élèves de se lever si elles avaient réussi à convaincre leur famille et échapper à la MGF. Elles se sont levées et ont raconté leur histoire et ont été applaudies. Deux d’entre elles, par exemple, qui n’avaient pas réussi à convaincre leur mère ou grand-mère, s’étaient tournées vers leur père qui avait directement rejeté la MGF. L’habilitation des élèves (filles) et l’engagement des enseignants est impressionnant. Etant donné que les élèves sont censés utiliser plusieurs cahiers par sujet par an, la période durant laquelle les cahiers à message seraient utilisés est limitée. L’utilisation de ces cahiers comme moyen de communication entre les parents et les enfants (carnet de correspondance, cahier de textes) pourraient en prolonger l’utilisation et aussi l’exposition du message aux élèves et aux parents. Parmi le matériel promotionnel produit par le groupe en arabe, il y a une série de cinq livrets sur les questions médicales, religieuses, sociales, psychologiques et légales liées à la MGF ainsi que sur le rôle du volontariat dans la lutte contre cette pratique. De plus, les volontaires associés de la communauté ont produit une compilation d’écrits et de sketches, des cartes avec les idées fausses sur la MGF et des arguments contre cette pratique. Ils ont aussi reçu de la documentation sur l’expérience égyptienne en matière de lutte contre la MGF, des T-shirts et des casquettes.
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