La micro-finance pour réduire la pauvreté

Le volontaire VNU Maluba H. Wakung'uma au village de Chongwe avec un groupe de femmes bénéficiaires du projet de microfinance. (Photo : VNU/Jean Baptiste Avril)Le volontaire VNU Maluba H. Wakung'uma au village de Chongwe avec un groupe de femmes bénéficiaires du projet de microfinance. (Photo : VNU/Jean Baptiste Avril)Carnet d’emprunt du projet de microfinance pour réduire la pauvreté à Chongwe en Zambie. (photo : VNU)Carnet d’emprunt du projet de microfinance pour réduire la pauvreté à Chongwe en Zambie. (photo : VNU)M. Taulo est tailleur sur le marché et bénéficiaire du projet de microfinance pour réduire la pauvreté dans Chongwe en Zambie. (Photo : VNU/Jean Baptiste Avril)M. Taulo est tailleur sur le marché et bénéficiaire du projet de microfinance pour réduire la pauvreté dans Chongwe en Zambie. (Photo : VNU/Jean Baptiste Avril)
24 août 2007

Les personnes porteuses ou malades du VIH/sida sont confrontées à une multitude de défis : gérer des problèmes médicaux mais aussi la discrimination sociale et les difficultés financières. En Zambie, le projet « Micro-finance pour réduire la pauvreté » a rendu les services financiers accessibles aux pauvres, majoritairement des femmes, porteuses ou malades du VIH/sida.

Avec deux ONG locales, Micro Bankers Trust et l’Institut des Affaires culturelles de Zambie et le soutien technique de la Grameen Trust du Bangladesh, 14 volontaires VNU ont développé un modèle de micro-finance efficace.  Les micro-prêts, représentant un montant de 160 788 $ des E.U. ont été accordés à 2 400 personnes. Après une année, un taux de 100% de recouvrement des prêts a été enregistré.

Cécilia Mwansakilwa a sept enfants entre un à 18 ans. Elle a reçu un prêt de 300 000 K (62$) et a acheté un sac de cacahuètes et quelques boissons.  Elle presse les cacahuètes pour en faire du beurre de cacahuètes. En deux semaines, elle avait réalisé un bénéfice de 50 000 K (13$). Son remboursement hebdomadaire est de 15 800 K (4$) et elle peut dépenser le reste pour ses enfants et les besoins domestiques. « Les gens du projet font maintenant partie de ma famille, dit-elle, ils m’ont tellement aidée. »

Le projet participe à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement de réduire l’extrême pauvreté et la faim, de promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes et de combattre le VIH/sida.

Selon, Robert Palmer, spécialiste de programme VNU, “les bénéficiaires peuvent travailler en groupe et se soutenir financièrement, socialement et émotionnellement. L’accès des femmes et, dans une large mesure, leur contrôle de l’argent ont renforcé les liens matrimoniaux, ce qui a eu une influence positive sur les relations de pouvoir entre les sexes.”

Plusieurs ateliers de formation ont eu lieu pour les emprunteurs afin de les sensibiliser sur les problèmes de VIH/sida, sur le volontariat comme levier de développement ainsi que pour renforcer leur capacité à diriger. En même temps, le projet a mobilisé et sensibilisé la communauté, portant plus loin le concept de solidarité et d’aide mutuelle.

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)