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Faire progresser la justice

Le Palais de Justice de Gonaïves (Programme VNU)Le Palais de Justice de Gonaïves (Programme VNU)
20 février 2012

Gonaïves, Haïti: Trois mois après avoir rejoint la section de la justice de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) en 2010, Miriam Talah assumait la fonction de coordinateur de la branche régionale à Gonaïves. C’est en sa qualité de Volontaire des Nations Unies et Spécialiste des affaires judiciaires qu’elle se rendait quotidiennement au Tribunal de la Paix, au Tribunal de première instance, à la Cour d’appel et au centre de détention où elle a pu témoigner des injustices dont nombre d’Haïtiens sont souvent victimes.

La collaboration de Miriam et son équipe au Tribunal de première instance a permis non seulement une meilleure tenue des dossiers, mais a également donné lieu à des rencontres régulières avec le Doyen à la cour, les juges d’instruction, le procureur général et le président au barreau de Gonaïves ; et ce dans le but de contrôler et d’évaluer la situation juridique des détenus dans une prison surpeuplée.

« Quand il s’agit de faire respecter la loi, le changement se fait toujours très lentement. Néanmoins, nous avons pu noter une accélération, lente certes, du processus légal dans les cas de prévenus, ainsi qu’une diminution du nombre de mineurs incarcérés », a déclaré Miriam Talah.

Par le biais d’un projet à effet rapide financé par MINUSTAH, l’installation d’une nouvelle Cour d’appel à Gonaïves fut un changement notoire. L’étroitesse et l’équipement rudimentaire de l’ancien bâtiment avait fini par engendrer l’ajournement constant de plusieurs dossiers, augmentant de ce fait le nombre de prévenus en détention prolongée dans des prisons déjà surpeuplées.

De retour à Port-au-Prince, Miriam prit part à l’examen d’un projet de loi national contre la traite des êtres humains. Le projet fait figure d’élément-clé dans la lutte contre un phénomène se propageant dans l’ensemble du pays et au-delà de ses frontières.

Miriam entreprend actuellement une recherche centrée sur les compensations dont devraient bénéficier les propriétaires terriens victimes d’expropriation par l’Etat en vue du nouveau centre urbain de Port-au-Prince. Et en conséquence des lacunes dans les procédures juridiques, de la perte de cadastre et du manque de savoir des personnes concernées à faire valoir leurs droits, aucun des propriétaires n’a été dédommagé pour l’expropriation de leurs biens.

« Le travail d’un Volontaire des Nations Unies relève d’un défi à la fois professionnel et personnel. Mais je suis reconnaissante de l’opportunité de contribuer et d’apprendre que cela m’apporte quotidiennement », dit Miriam.

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)