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Quand la forêt meure

08 mars 1998

A l’est du Guatemala, dans la réserve de Cerro San Gil, six VNU nationaux participent à un programme de l’ONG écologiste FUNDAECO pour la sauvegarde de la forêt tropicale humide la plus vaste du pays - 47.000 hectares - qui diminue à une vitesse alarmante.

Cette réserve écologique constitue non seulement le plus important réservoir hydrogra-phique du pays, mais a en outre la particularité d’être habitée - la protection de l’environnement ne se limite donc point ici à la sauvegarde d’une faune et flore très variées mais passe aussi par l’amélioration de la qualité et des moyens de vie des paysans, ce qui implique leur sensibilisation et éducation par le biais de programmes d’alphabé-tisation, d’ateliers et d’émissions radio faisant mieux comprendre la fragilité du système écologique ambiant et offrant des alternatives aux traditionnelles - et destructrices - techniques de défrichage massif ou par le feu.

C’est dans ces domaines que travaillent les VNU nationaux Oscar Rosales - spécialiste en conservation forestière - et José Robledo - chargé des programmes d’agriculture durable et productrice de revenus. Ainsi Juventino Chamala, un paysan local, s’est-il familiarisé avec des techniques de lutte contre l’érosion du sol, diversification des cultures et sélection d’espèces nouvelles: des arbres à croissance rapide comme le madrecacao et le caova protègent les cultures et fixent la terre tout en donnant du bois, les piments rouges fournissent un herbicide organique naturel et la vente de fruts et d’ananas représente une source supplémentaire de revenus.

Victor Guillen, lui, a pu doubler sa pro-duction de tomates en utilisant un compost à base de vers. A son tour, Juventino dissémine son savoir dans les communautés qui l’entourent. Les femmes, qui approvisionnent leurs familles en eau, bois, fruits et plantes médici-nales, étant particulièrement réceptives aux problèmes de l’environnement, FUNDAECO attache une importance spéciale à leur sensibilisation et le VNU national Luis Daniel Leon constate avec satisfaction que non seulement leur participation aux programmes d’alphabétisation va croissante, mais que surtout elles inter-viennent de plus en plus dans les décisions prises au sein de leurs communautés.

Si la classification de Cerro San Gil en réserve écologique a pu aboutir au bout de huit ans de travail, c’est grâce à l’appui massif des communautés - et donc au travail de mobilisation réalisé par l’équipe de la FUNDAECO. Actuellement, 50 % de la population de la réserve se sent vraiment concernée, estime le VNU national Eduardo Aguilar, pour qui le seul moyen de préserver l’environ-nement passe non par l’imposition de lois et une surveillance policière, mais par la collaboration et le travail en commun avec les populations.

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)