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De la prise de conscience à une éducation environnementale
par Djerambete Bendoye

De gauche à droite : Les volontaires VNU Djérambété Bendoye (Tchad) et Zabré Sylvain (Burkina) avec Mohamed Ali Mlazahahe, Coordinateur de projet sur un site de chute d’eau dans l’île d’Anjouan aux Comores. (Programme VNU)De gauche à droite : Les volontaires VNU Djérambété Bendoye (Tchad) et Zabré Sylvain (Burkina) avec Mohamed Ali Mlazahahe, Coordinateur de projet sur un site de chute d’eau dans l’île d’Anjouan aux Comores. (Programme VNU)
05 août 2008

Venant du Tchad où le tiers du nord du pays est occupé par le Sahara, je me complais à dire que la nature n’est pas avare avec les Îles Comores. Je suis volontaire VNU Spécialiste en Formation et Education environnementale dans l’archipel. Les terres de la Grande Comore, de Mohéli et d’Anjouan sont entourées par l’immense Océan indien. Le paysage est verdoyant, sous un climat tropical humide. Des montagnes qui surplombent des plaines étroites. Tout porte apparemment à croire que l’équilibre entre les besoins de la population et la disponibilité des ressources naturelles n’est pas rompu comme au Sahel. Malheureusement ce n’est pas le cas. On assiste à une dégradation globale de l’environnement liée à une forte pression démographique. L’espace cultivable est tout ou presque occupé. L’extension se fait maintenant aux dépends des forêts. L’utilisation des scies électriques constitue des « armes de destruction massive » de la forêt. Cette déforestation entraîne la perte de la biodiversité, l’érosion…

Face à ces menaces qui provoquent un déséquilibre écologique, une prise de conscience est née autour des Ulangas. Les Ulangas sont des Associations communautaires de protection de l’environnement implantées dans toutes les régions des îles. Ce sont des partenaires privilégiés avec lesquels le projet OCB (Développement des capacités des Organisations communautaires de base et de promotion du volontariat en tant que modèle d’implication des communautés villageoises pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement aux Comores) collabore et développe les capacités et initiatives afin de contribuer à la prise de conscience collective sur la dégradation de l’environnement. Celle ci est perceptible, cependant il existe un réel besoin d’acquisition des connaissances et des expériences complémentaires. Ici le paysan se résigne aux phénomènes de ruissellement qui entaillent ses champs. Il ne sait peut être pas que sous d’autres cieux comme au Sahel par exemple, son ami récupère par des techniques simples des terres dégradées.

Certes, la prise de conscience est un terreau sur lesquels évolueront les actions de gestion durable des ressources naturelles. Mais seule une éducation environnementale peut garantir la pérennité des actions. C’est à cela que s’attèle le projet OCB dans ses activités d’éducation environnementale à travers la sensibilisation et la formation des communautés. Même si, comme dit un proverbe africain ‘On peut pousser le cheval jusqu’au point d’eau, mais on ne peut le pousser à boire’, l’expérience du Sahel mérite d’être partagée.

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)