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Les comités de volontaires gèrent l'environnement aux Comores
par Fabienne Copin
Promotion du projet OCB pour développer les capacités des Organisations communautaires de base dans le domaine de l’environnement. (Programme VNU)La Grande Comore, Mohéli, Anjouan et Mayotte forment l’archipel des Comores au large de la côte orientale de l’Afrique dans l’Océan indien. Ces îles, très africaines, possèdent des ressources naturelles à l’état brut, malheureusement menacées par des techniques de pêche qui abîment les fonds marins et épuisent les réserves de poissons. L’agriculture locale ne tient pas compte de l’érosion des sols et détruit la végétation luxuriante composée de plantes, de fleurs et d’arbres endémiques. La population croît rapidement et avec elle les déchets dont la gestion posent de sérieux problèmes au Gouvernement, sans parler de l’approvisionnement en eau. Pour restaurer et conserver l’environnement, le programme des Volontaires des Nations Unies (VNU) travaille aux côtés du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) dans le cadre du projet de Développement des capacités des Organisations communautaires de base (OCB) et de promotion du volontariat en tant que modèle d’implication des communautés villageoises pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) aux Comores. Ces dernières années, le Gouvernement a pris des mesures pour créer des aires naturelles protégées comme le parc marin de Mohéli, lieu de ponte privilégié des tortues marines. Une équipe de 11 volontaires du programme VNU soutient l’action des 12 gardes écologiques volontaires du Gouvernement. Les volontaires s’évertuent à enrôler les communautés riveraines dans la gestion des aires protégées, terrestres et marines, afin de réduire des tendances actuelles à la dégradation de l’environnement et à la déperdition des ressources naturelles. Depuis 2007, les volontaires VNU ont mené des enquêtes dans 34 villages et ils ont fait des réunions auxquelles les femmes et les jeunes ont aussi participé. « Il est essentiel de vulgariser les concepts environnementaux tels que biodiversité ou aires protégées », dit Mohamed Ali Mlazahahe, Coordinateur national du projet, qui s’est lui-même adressé à des lycéens au cours d’un exposé à la salle de conférences du PNUD-Moroni. L’action combinée des gardes écologiques et des volontaires VNU a pour but d’enseigner des comportements à adopter au quotidien afin de conserver le patrimoine naturel, source de vie des Comoriens et d’enrôler des volontaires parmi la population et de former des comités dans les villages qui gèrent les ressources locales de manière responsable en protégeant, en assainissant et en restaurant les écosystèmes, terrestres et marins des aires protégées créées par le Gouvernement. Les villageois apprennent à adopter progressivement au quotidien un comportement responsable envers le patrimoine naturel, source de vie pour leurs familles. Au total, 600 volontaires ont été mobilisés dans les 34 villages du projet. Parmi l’équipe composée en majorité de volontaires VNU nationaux, deux volontaires originaires du Burkina Faso et du Tchad, Sylvain Zabre et Djerambete Bendoye, apportent une expérience environnementale acquise en pays sahélien. Robert Toe, spécialiste de programme au siège du programme VNU les a rencontrés alors qu’il se trouvait aux Comores début 2008 pour une réunion du comité de pilotage du projet. « Les volontaires internationaux de l’équipe viennent de pays qui souffrent de la désertification. Ils ont donc une connaissance parfaite des problèmes liés à la dégradation de l’environnement local. Leur connaissance du sujet est très utile pour dispenser un enseignement sur ce que doit être l’action de chacun pour arriver à bien gérer les aires protégées et à conserver les ressources locales. » Selon Toe, « les Comoriens ne peuvent pas exploiter ces ressources comme ils veulent. C’est un problème de survie. » L’équipe des volontaires du programme VNU travaille directement auprès de la population pour trouver ensemble des possibilités de créer des activités économiques bonnes pour l’environnement et amener les uns et les autres à participer à leur gestion durable sur la base d’un volontariat. » Pour Mohamed Mindhiri, volontaire VNU du projet, le volontariat a été le moyen qui lui a permis de poursuivre ses activités de conservateur du parc marin de Mohéli. D’abord employé par le Gouvernement, Mindhiri a été affecté aux activités du projet du PNUD comme volontaire VNU. Pour terminer, Robert Toe souligne : « Actuellement, ses tâches dans l’équipe VNU ne l’empêchent aucunement de continuer son travail de conservateur du parc marin de Mohéli pour le Gouvernement, sur la base d’un volontariat. » |
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