Fils RSS
Accueil | Contacts | FAQs | Recherche | Plan du site | Politique en matière de divulgation de l’information
|
||
|
Enquête humanitaire à Walikale au Congo
20 septembre 2007 En République démocratique du Congo, les infrastructures sanitaires et services sociaux de Walikale dans la Province du Nord-Kivu ont été pillées ou détruites au fil des guerres ethniques qui ont provoqué le déplacement massif de milliers de personnes à l’intérieur du territoire. Progressivement, des groupes reviennent à Walikale, mais il y a beaucoup de travail à faire avant de pouvoir les réinstaller. Une équipe de volontaires VNU a dressé un état des lieux pour le compte du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et pour le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS). Agrandir le réseau d’eau potable L’eau potable demeure rare à Walikale. La régie de distribution d’eau potable (Regideso) a bien un service, malheureusement celui-ci n’arrive pas à satisfaire la demande locale. Trois bornes fontaines publiques fonctionnent et 159 robinets approvisionnent les abonnés privés de la ville, mais si tout le monde doit avoir accès à l’eau, ‘il faut installer 12 bornes fontaines supplémentaires’, écrivent les volontaires dans leur rapport d’enquête. Donner accès à l’eau à tous les habitants de Walikale aurait pour effet de réduire la mortalité très élevée dans les quartiers pauvres où les maladies comme la gastro-entérite sont fréquentes. Dans les villages il n’y a pas non plus d’eau potable à cause du mauvais entretien des étangs où les moustiques prolifèrent et aussi le paludisme. A Ndjingala, village de 2 000 habitants, un panneau à la sortie de la carrière de mine de Bisihe signale le danger des maladies parasitaires à cause du manque d’eau potable. Ici les gens n’ont pas le choix et utilisent l’eau des rivières. L’installation de sources aménagées résoudrait pas mal de problèmes. Une ONG voulait bien installer une source qui aurait approvisionné Boboro, Bilobilo, Kilambo et Mubi, mais on a suspendu les travaux faute de fonds et, de plus, l’organisation qui finançait le projet s’est retirée à cause de l’insécurité. Remettre les hôpitaux sur pied Près d’une centaine de personnes, des médecins et du personnel infirmier, travaillent à l’hôpital général de référence qui a besoin d’une nouvelle salle d’accouchement, de pédiatrie, d’une maternité et d’un bloc opératoire. Les murs et les plafonds sont vétustes, les tôles rouillées et les meubles cassés. La capacité d’accueil est de 100 lits pour 210 cas d’hospitalisation. Il n’y a qu’un seul lit pour trois malades hospitalisés et, la plupart du temps, des malades doivent passer la nuit sur le pavement de l’hôpital. Selon le rapport des volontaires VNU, le projet de réhabilitation devrait commencer ses activités par des travaux de réfection à l’Hôpital général de référence de Walikale, au Centre de santé de Nyasi et au Poste de santé de Osokari. Rénover les écoles Les écoles de Walikale, en très mauvais état, ont été détruites par les guerres. De plus, les gens se sont servi du bois des pupitres pour se chauffer. Un ouragan en avril dernier a emporté les toitures et les parents se demandent si la toiture de l’école pourra être réparée à temps pour la prochaine rentrée des classes. Les enseignants sont soucieux et demandent une formation, car ils craignent que leurs compétences ne soient plus à niveau. Parmi les 278 écoles sur le territoire de Walikale, le choix des écoles à reconstruire en priorité dépend de leur accessibilité, du nombre d’élèves qui les fréquentes, de la distance à parcourir et du nombre de classes disponibles. Les volontaires, dans leur rapport, on ajouté un autre critère, celui de la participation des parents dans les activités de réhabilitation des écoles. Ces derniers peuvent apporter des matériaux locaux et se porter volontaires dans les travaux de reconstruction, rénovation ou réparation des toitures. Le mobilier et les livres scolaires seront fournis par le projet. Les chefs coutumiers et religieux ont aussi confirmé leur engagement dans les travaux communautaires qui consisteraient à l’extraction des pierres de construction, du sable et leur participation aux travaux physique ou la livraison du bois. Faire participer les déplacés au processus de leur réintégration Pour aider au retour des habitants de Walikale et rétablir la vie et le quotidien dans le territoire, les volontaires VNU ont étudié la situation sécuritaire et choisi des axes routiers se prêtant au déplacement des personnes et des marchandises en toute sécurité et sur l’ensemble du territoire. La priorité a été donnée à la réhabilitation des axes routiers Walikale Bukavu et Walikale Goma, des tronçons de desserte agricole favorisant l’écoulement des produits vivriers, et à la réfection des routes délabrées reliant Itebero à Kibuwa, Mibali à Mutongo et Ngora à Ntoto. Au cours de leur enquête, les volontaires ont rencontré des personnes de divers horizons et couches sociales pendant les visites de terrain et à l’occasion des interviews. Ils ont informé les autorités politiques, administratives, militaires et policières, les enseignants, les responsables d’ONG et associations de développement et les membres des comités qui gèrent le retour des groupes de population. Les visites, réunions, interviews et entretiens ont eu lieu à Walikale et aussi dans d’autres villages comme à Boboro, Kilambo, Mubi, Osokari, Ndjingala, Kampala, Osokari et Nyasi. Le retour des personnes déplacées est de 90% en moyenne dans les villages, mais les volontaires VNU n’ont pas pu rassembler des chiffres dans leur rapport parce qu’ils n’existent pas. Aucune ONG ni les autorités n’ont procédé au recensement des personnes déplacées à l’intérieur du territoire, ce qui complique la gestion des retours et des besoins. L’enquête des volontaires se termine par une recommandation adressée aux organisations humanitaires et du développement à s’investir dans la réhabilitation des hôpitaux et centres de santé, des écoles, des universités, des marchés, des foyers sociaux et des centres artisanaux, en faisant participer pleinement les déplacés aux processus qui se déroulent pour leur réintégration. Le rapport met aussi l’accent sur l’engagement de l’énergie et de la ressource des jeunes qui peut être fondamental pour réussir les activités, une manière aussi de lutter contre la délinquance et contre le recrutement des jeunes par les groupes armés et les trafics miniers. |
||
| Accueil | Contacts | FAQs | Recherche | Plan du site | Politique en matière de divulgation de l’information | ||
| Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) | ||