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La Conférence « Sociétés durables, citoyens engagés » DPI/ONG couronnée de succès

09 septembre 2011

Plus de 1400 personnes – représentantes de 70 pays – se sont rassemblées à Bonn du 3 au 5 septembre pour la Conférence annuelle de la Section des organisations non gouvernementales (ONG) du Département de l’information des Nations unies (DPI). Cette année, le thème de la Conférence était : « Sociétés durables, citoyens engagés ».

Les membres de 460 ONG ont présenté leurs activités et bonnes pratiques au cours d'une exposition et ont rédigé des propositions en vue de Rio+20, la Conférence des Nations Unies pour le développement durable qui aura lieu en 2012.

La 64ème Conférence annuelle de la Section des organisations non gouvernementales a démarré avec la plantation d'un arbre dans le parterre de l'hôtel Maritim à Bonn. Felix Finkbeiner, un jeune volontaire de 13 ans à l'initiative de la campagne « Plantons pour la Planète », a été la vedette quand il a symboliquement posé sa main sur la bouche du maire de Bonn, Jürgen Nimptsch, pour exprimer que les politiciens doivent « arrêter de parler et commencer à agir ».

Les participants à la 64ème Conférence annuelle DPI/ONG se sont réunis à Bonn en Allemagne, où siègent les organisations de l'ONU œuvrant au développement durable, les groupements d'ONG interdisciplinaires et institutions travaillant sur les questions de l'environnement et du développement.

Flavia Pansieri, Coordonnatrice exécutive du programme des Volontaires des Nations Unies (VNU), a souligné l'importance de cette conférence : « Le développement durable n'est pas uniquement l'affaire des gouvernements et des Nations Unies. Les sociétés durables ont besoin de citoyens engagés – de personnes qui relèvent des défis, agissent de leur plein gré et travaillent à un meilleur avenir pour tous ». Elle a précisé : « Il faut aussi des organisations non-gouvernementales et une société civile forte qui donne à l'individu le pouvoir d'aller de l'avant. Bref, pour que le développement soit durable, il va nous falloir autant de gens que possible impliqués de façon coordonnée et habités d'un esprit collaboratif. Il nous faudra beaucoup de volontaires. Parce que le développement durable est notre responsabilité à tous. »

Lors de la cérémonie d'ouverture, Kiyo Akasaka, Secrétaire général adjoint des Nations Unies à la communication et à l’information, a déclaré que la Conférence DPI/ONG « est une étape cruciale pour atteindre les objectifs de Rio+20 », la Conférence des Nations unies pour le développement durable de 2012. « Les sociétés durables ne s'improvisent pas. Chacun a un rôle à tenir », a affirmé M. Akasaka. « Cette conférence rend hommage à l'engagement des volontaires qui font la différence ».

Felix Dodds, président de la Conférence, a, lui, déploré « la génération actuelle la plus irresponsable qui soit, dont les modèles de consommation favorisent les inégalités ». M. Dodds a encouragé les participants à « s'engager activement » car ils sont « les fondements de l'économie verte », et doivent « forcer leurs gouvernements à respecter leurs engagements ».

Au cours de tables rondes et ateliers, les participants ont abordé l'agenda du développement durable et les rapports entre la société civile et... les volontaires. Et où voyez-vous des volontaires ? « En Afrique, par exemple, a répondu Flavia Pansieri. Ainsi, dans un village africain équipé d'une pompe à eau, la pompe est gérée par des volontaires locaux. Je suis certaine que les villes équitables ont démarré et ont été inspirées par des volontaires. Et qu'en est-il des nouvelles politiques énergétiques et de la fermeture des centrales nucléaires en Allemagne ? Elles ne seraient rien sans les dizaines de milliers d'activistes, de gens descendus dans la rue, volontaires donnant leur temps pour une cause commune ; oui, ces gens qui offrent de leur temps, s'engagent à créer du changement afin d'en faire profiter les autres ».

De l'avis de Vandana Shiva, une éminente écologiste, « Le volontariat, c'est la liberté. Il faut réfléchir aux conséquences avant d'agir. Pour être volontaire, il faut être libre. Les esclaves ne peuvent être volontaires », a-t-elle poursuivi en prévenant : « Nous pouvons être volontaires mais les pollueurs, non. Ils doivent être soumis à la réglementation ».

La 64ème Conférence de l'ONU DPI/ONG s'est achevée après trois jours qui ont vu se succéder des intervenants de très haut niveau, des évènements culturels et de nombreux ateliers. Les participants ont partagé leur vision sur les liens qui unissent développement durable et volontariat, renforcé leur réseau et mis en place des partenariats afin d'affronter les défis à venir.

Il faut surtout retenir que les débats animés ont débouché sur la Déclaration de la Conférence - synthèse des contributions de 1 000 personnes – qui constituera le premier apport des ONG à Rio+20, la Conférence Nations Unies pour le développement durable qui aura lieu en juin 2012 à Rio, au Brésil.

La Déclaration finale sera également reprise à la Conférence Globale du Volontariat « Le Volontariat pour un futur durable » qui se tiendra du 15 au 17 septembre à Budapest, en Hongrie. Cette Conférence est organisée conjointement par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et le programme VNU. Les conclusions de la Conférence globale du Volontariat seront présentées lors de deux sessions spéciales de l'Assemblée générale des Nations Unies, le 5 décembre 2011, date qui marquera le dixième anniversaire de l'Année internationale des Volontaires.

Couronnée de succès, la 64ème Conférence DPI/ONG à Bonn, a véhiculé un message fort : le développement durable n'est pas uniquement la tâche des gouvernements et ONG. Les sociétés durables ont besoin de citoyens engagés.

Avant de clôturer la conférence, Kiyo Akasaka, Secrétaire général adjoint, a exhorté les participants à passer à l'action : « Vous incarnez l'espoir et l'action opportune. Nous avons besoin de vous pour faire pression sur les politiciens et leur rappeler que les pays se démarqueront par leur gestion de la pauvreté, du changement climatique, des conflits. Vous êtes à même d'y consacrer du temps et de passer à l'action ».

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)