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La partie que je joue en réponse au VIH/sida
par Umberto Bernardo
18 décembre 2007 Huit mois se sont écoulés depuis que j’ai atterri à l’aéroport international du Caire pour prendre mon poste de volontaire VNU à l’ONUSIDA en Egypte. Nous étions en février, le temps était anormalement froid et pluvieux et mes pensées se bousculaient dans ma tête. J’étais à la fois excité par cette première mission avec une organisation des Nations Unies et soucieux d’être à la hauteur de la tâche qui m’attendait. En fait, j’avais étudié les sciences sociales pendant ces huit dernières années et avais acquis une expérience du volontariat mais je n’avais jamais travaillé sur le VIH/sida, ni occupé un poste avec un tel degré de responsabilité. Inutile de dire que les débuts ont été difficiles. J’ai dû me familiariser avec les méthodes de travail d’ONUSIDA sur le terrain, son rôle de coordination et ses stratégies pour faire face aux multiples défis que pose le VIH/sida dans un pays conservateur. J’ai dû apprendre la terminologie et les pratiques bureaucratiques particulières à l’ONU. De plus, j’étais confronté à la difficulté que rencontre tout expatrié qui ne parle pas la langue et pour qui acheter une paire de chaussettes bleu-marine relève du combat. Je l’admets : malgré le soutien et les conseils de mon superviseur, je me sentais perdu. Et puis, soudain, les choses ont changé, au moment où j’ai rencontré un groupe de personnes vivant avec le VIH/sida, à l’occasion d’un déjeuner offert par l’UNICEF à des fonctionnaires somaliens venus en visite en Egypte pour rencontrer les locaux vivant avec le VIH/sida et pour partager les meilleures pratiques de réponse à l’épidémie. J’étais assis à la table avec quatre personnes malades et malgré les difficultés, nous nous sommes mis à parler de nous, comme si nous étions de vieux amis qui se retrouvaient après plusieurs années. Ils ont partagé avec moi les difficultés qu’ils rencontraient à vivre avec la maladie, leur combat journalier contre les stigmates et la discrimination, leur crainte de ne pouvoir s’approvisionner en antirétroviraux, de subir de mauvais traitements de la part de leur famille ou du personnel médical et de ne pouvoir trouver un travail. Pourtant, ils me disaient qu’ils étaient heureux de ne plus être seuls dans leur combat contre la maladie. Ils avaient réussi à former un groupe d’appui pour les personnes vivant avec le VIH/sida, ils pouvaient compter sur le soutien d’ONUSIDA et sur des “gens comme vous et vos collègues qui n’ont pas peur de manger avec nous et de nous parler”. Je les ai remerciés de leur gentillesse et me suis senti gêné d’être débordé par les procédures administratives de l’ONU ou de ne pas connaître la langue arabe. J’ai finalement compris que dans la partie que je jouais en réponse au VIH/sida, je ne devrais pas rencontrer de réelles difficultés. En fait, mes tâches n’étaient rien comparées à ce que les personnes malades étaient condamnées à vivre quotidiennement. Depuis, je garde en tête ces paroles et ces pensées en permanence. Elles m’aident à faire de mon mieux dans toutes mes tâches puisque je sais que cela peut signifier une amélioration – même infime - de la vie des personnes vivant avec le virus ou toute autre personne exposée au HIV. Toutes les démarches méritent la même attention et les mêmes efforts – que ce soit pour demander des fonds, pour rencontrer les responsables du gouvernement ou pour travailler sur une campagne nationale contre le SIDA – car elles représentent une avancée. <psonormal></psonormal>Dans ce sens et en tant que volontaire, j’ai encore beaucoup à apprendre et à faire. Je le dois à ceux qui m’ont donné cette opportunité d’emploi incroyable, aux personnes vivant avec le VIH/sida qui se sont confiées à moi comme si j’étais un des leurs et à toutes les personnes comme M.F. qui, après une démonstration sur l’utilisation des préservatifs, m’a tendu une carte sur laquelle il avait écrit: “Pour mon cher Umberto, merci de m’avoir appris quelque chose qui pourra me sauver la vie”. |
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