| Dans les quartiers populaires d’Antananarive, la capitale de Madagascar, les femmes luttent contre l’insécurité urbaine en s’engageant dans un mode de vie sûr et productif grâce à la formation professionnelle que leur dispensent 27 Volontaires des Nations Unies (VNU). Ces femmes apprennent la broderie dans les ateliers de couture ou le sport avec les associations sportives de femmes. Parmi les plus assidues à la profession professionnelle, 12 femmes ont bénéficié de micro-crédits et 22 ont reçu des machines à coudre au titre de lauréates du concours de broderie organisé par le projet « Volontariat Contre la Violence » mené avec les VNU.
Dans les quartiers défavorisés de la capitale, les femmes vont parler aux jeunes des solutions de remplacement qu’elles ont trouvées pour améliorer leur vie dans les districts d’Andohatapenaka et d’Anatihazo. En même temps, elles mobilisent des volontaires pour prévenir la délinquance des jeunes. Parmi les 163 volontaires mobilisés, 77 sont des femmes ; six ont pris un rôle de leadership au sein de la Cellule chargée d’Information, d’Education et de Communication auprès des familles. Dans le but de sensibiliser les gens à participer à la clôture officielle de la campagne massive de sensibilisation sur la lutte contre la violence organisée par le projet « Volontariat Contre la Violence », certaines se sont portées volontaires pour participer à une émission de la Radio Tanà qui s’appelle « Kidaona maraina ».
Une manifestation socioculturelle a été organisée dans les deux districts. Quatre femmes se sont portées volontaires pour la recherche de sponsoring et elles ont rassemblé des fonds qui ont servi de primes remises aux participants des manisfestations culturelles de quartiers. Une autre a effectué le discours d’ouverture et de clôture officielle de la manifestation culturelle organisée par le projet « Volontariat Contre la Violence ». Quatre équipes basketteuses d’Andohatapenaka et trois d’Anatihazo ont participé à la compétition de basket organisée pour cette manifestation.
Dans leur quartier, trois femmes dirigent le fokonolona, institution politique populaire de tradition malgache, en tant que présidente et vice-présidentes contribuant activement à la démarche générale entreprise par les autorités locales, les ONG et les groupements locaux de volontaires et coordonnée par les Volontaires des Nations Unies pour endiguer la violence dans la capitale de Madagascar. |