Le volontariat et la réduction des sinistres


Volontariat et Prévention
Le volontariat est essentiel dans la prévention et la réduction des risques en cas de catastrophes naturelles. Les systèmes de détection précoce sont ici un exemple où le volontariat aide à renforcer la résistance des communautés. En tant qu'élément de la surveillance du climat, activité de routine de l’organisation météorologique mondiale (OMM), des millions de fermiers, pêcheurs, pilotes et capitaines de la marine marchande relèvent quotidiennement les données météorologiques et fluviales sur leurs appareils, mesurent les précipitations et examinent les conditions climatiques pour ensuite les transmettre aux autorités nationales. Plus de 30 000 villageois volontaires sont actifs pour la Croix-Rouge et les sociétés du Croissant Rouge du Bangladesh. Équipé de sirènes à main, d’émetteurs radio, de signaux, de kits de secours, ces volontaires forment un relais de transmission de données pour les bulletins météorologiques communiqués à des dizaines de milliers de personnes vivant dans les secteurs sérieusement exposés aux cyclones. L'action bénévole de citoyens ordinaires joue un rôle essentiel dans la livraison de données précises sur les prévisions climatiques autour du monde.

Volontariat et Réaction
Le volontariat sert également de système de support efficace au lendemain d'un désastre. Les Volontaires des Nations Unies ont servi sur la ligne de front d'un programme de réduction et de prévention des catastrophes naturelles conçu par le PNUD et le Gouvernement de l'Inde en réponse au cyclone dévastateur en Orissa (1999) et au tremblement de terre au Goudjerate (2001). En 2003, au lendemain des plus graves inondations au Sri Lanka en 50 ans, les Volontaires des Nations Unies sont arrivés de l’Inde en quelques heures pour porter secours aux victimes aux côtés de leurs collègues du Sri Lanka. Les volontaires de l'Inde ont partagé efficacement au Sri Lanka leur expérience acquise auparavant dans la coordination des activités de secours et de relèvement - comme la fourniture d’un abri, de vivres et de soins aux survivants, l’assistance à contenir les épidémies, la reconstruction des infrastructures et l’emploi des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Les Volontaires des Nations Unies ont aidé les autorités et les communautés au Sri Lanka à évaluer les dommages, à améliorer l'information et à distribuer le secours, à agir en tant que points focaux dans les zones où l’aide arrivait du pays ou de l’étranger.

Le volontariat et la reconstruction
Le volontariat joue également un rôle central dans les efforts de reconstruction après un désastre. En 1999, après l’ouragan Mitch en Amérique Centrale, l'équipe de pays du programme VNU au Nicaragua s’est engagée avec des étudiants volontaires pour reconstruire des villages endommagés par l'ouragan. Une initiative, qui se poursuit, a été conduite sous le Service des Volontaires des Universités. Elle stimule la solidarité et l'esprit du volontariat parmi les étudiants de deux universités nationales. Un tremblement de terre au Salvador en 2001 a vu la mobilisation de masses de volontaires locaux combinée avec l'aide financière des citoyens de Kobé pour assortir les fonds localement collectés à la reconstruction des écoles. Le programme VNU a servi de pont pour canaliser cette assistance de la part de personnes pouvant aisément comprendre le traumatisme des victimes du sinistre survenu exactement six ans après leur expérience.

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Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)