Faire la paix

Le VNU tanzanien James Kigwa Itote, assistant eau et services sanitaires a la station de traitement d’eau de la Mission des Nations Unies en Ethiopie et en Erythree (MINUEE), supervise la production d’eau purifiee et embouteillee pour le personnel de la mission. Il gere egalement l’inventaire de la station, veillant a avoir en stock les pieces detachees et produits chimiques necessaires a la production d’eau potable. Afin de s’assurer que les populations locales et les troupes militaires sur le terrain disposent d’une eau saine pour cuisiner, nettoyer et laver, il procede a des inspections de routine sur le terrain pour verifier la qualite de l’eau des puits d’eau de l’ONU. (Photo: VNU)Le VNU tanzanien James Kigwa Itote, assistant eau et services sanitaires a la station de traitement d’eau de la Mission des Nations Unies en Ethiopie et en Erythree (MINUEE), supervise la production d’eau purifiee et embouteillee pour le personnel de la mission. Il gere egalement l’inventaire de la station, veillant a avoir en stock les pieces detachees et produits chimiques necessaires a la production d’eau potable. Afin de s’assurer que les populations locales et les troupes militaires sur le terrain disposent d’une eau saine pour cuisiner, nettoyer et laver, il procede a des inspections de routine sur le terrain pour verifier la qualite de l’eau des puits d’eau de l’ONU. (Photo: VNU)
27 juin 2005

Plus de 1700 VNU participent actuellement, dans 11 pays dans le monde, à des opérations de maintien de la paix de l’ONU : en Afghanistan (MANUA), au Burundi (UNOB), en République démocratique du Congo (MONUC), en Erythrée et en Ethiopie (MINUEE), à Haïti (MINUSTAH), en Côte d’Ivoire (ONUCI), au Kosovo (MINUK), au Libéria (MINUL), en Sierra Leone (MANUSIL), au Soudan (UNMIS) et au Timor-Leste (MANUTO).

Après dix ans de guerre civile, la paix s’installe en Sierra Leone, en Afrique de l’Ouest. Lancée en 2003 par le programme VNU et l’ONU, la Mission Assistance des Nations Unies en Sierra Leone (MANUSIL) est au cœur des efforts de réconciliation et de réintégration entre les jeunes des 12 régions du pays. Ciblant d’anciens combattants âgés de 15 à 35 ans et des groupes de jeunes volontaires, le projet tente, par le biais d’événements sportifs et culturels, de camps de la paix et d’ateliers, de promouvoir la tolérance et la coexistence pacifique. Dirigés par des VNU de la section DDR de la mission (Désarmement, démobilisation et réintégration), des projets ont entre-temps été mis en place dans l’ensemble du territoire, impliquant plus de 3 500 jeunes. Près de 65 associations de jeunes, soutenues par le projet, organisent des cours pour instaurer la confiance et encadrer. Les activités sportives s’avèrent également efficaces pour instaurer et rétablir la confiance. Dans la région diamantifère de Kono, par exemple, l’une des zones les plus instables de Sierra Leone, un match de foot a permis, pour la première fois depuis le début du conflit, de rassembler les groupes de jeunes et aussi les autorités traditionnelles.

En sus de leurs obligations régulières, de nombreux VNU participent aussi à des initiatives locales. Au Liberia, ils ont organisé un marathon de marche à Monrovia en novembre 2004, et collecté des fonds de soutien pour un projet générateur de revenu d’une association de personnes atteintes du VIH/sida. A Haïti, aux Caraïbes, siège de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation à Haïti (MINUSTAH), bon nombre des 145 VNU consacrent leur temps libre à aider des groupes locaux de volontaires. Ainsi Karine Bouchard, VNU canadienne, coordonnatrice de région pour la section de la MINUSTAH chargée des élections pendant la semaine, mais travailleur bénévole le dimanche à l’orphelinat Foyer de l’Espoir, dans la capitale de Port au Prince. Là, elle joue avec les 30 enfants, leur prépare des repas et « leur donne un peu d’affection ».

La Mission de vérification des Nations Unies au Guatemala (MINUGUA) s’est officiellement terminée en décembre 2004, après dix ans passés à vérifier le respect des droits de l’homme et à aider le pays à mettre en œuvre ses accords de paix. Au total, 430 VNU ont effectué des tâches primordiales pour évaluer les violations des droits de l’homme, faciliter le processus de vérification des droits au niveau local, et maintenir l’opinion publique informée des progrès réalisés. Dans son rapport final sur la MINUGUA, le Secrétaire général Kofi Annan a loué les 60 VNU guatémaltèques qui, au cours de la dernière année, se sont chargés de préparer les communautés et les organisations partenaires à la transition et au départ de la MINUGUA. En étroite coopération avec le gouvernement, les organisations de la société civile et les institutions des droits de l’homme, ces VNU ont joué un rôle essentiel, s’assurant que l’on n’oubliait pas les connaissances acquises, notamment l’importance du volontariat pour la protection et la promotion des droits de l’homme, et que cela continuait à profiter à la population.

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)