Restaurer les bases

Des volontaires locaux dans un village a la peripherie de Bukavu, ville situee dans la province du sud de Kivu en Republique democratique du Congo (RDC), construisent un pont pour relier le marche du village aux villes et commerces avoisinants - des pluies diluviennes ont emporte la route principale du village, le coupant pratiquement du reste de la region. Le VNU congolais Matial Mbilizi (au fond, en T-shirt blanc) travaille avec les communautes locales pour lutter contre la pauvrete dans la region. (Photo: VNU)Des volontaires locaux dans un village a la peripherie de Bukavu, ville situee dans la province du sud de Kivu en Republique democratique du Congo (RDC), construisent un pont pour relier le marche du village aux villes et commerces avoisinants - des pluies diluviennes ont emporte la route principale du village, le coupant pratiquement du reste de la region. Le VNU congolais Matial Mbilizi (au fond, en T-shirt blanc) travaille avec les communautes locales pour lutter contre la pauvrete dans la region. (Photo: VNU)
28 juin 2005

Dans les 24 heures qui ont suivi les ravages des tsunamis le 26 décembre et l’anéantissement de communautés entières dans toute l’Asie du Sud et du Sud-Est, des VNU indiens, expérimentés dans les plans d’action en cas de catastrophe, se sont rendus sur place pour coordonner les secours. Ils ont organisé l’aide aux blessés et personnes déplacées, estimé les dommages et diffusé les informations aux donateurs, organismes de secours et médias. Deepa Thachapilly, VNU spécialisée dans la prévention des maladies, fut parmi les premiers spécialistes des soins d’urgence à arriver dans les Maldives pour tenter de réduire les risques de maladies d’origine hydrique et autres infections qui se propagent rapidement dans des environnements après une telle catastrophe. Dans le cadre du programme DRM du gouvernement indien pour la gestion des risques naturels, une initiative en place depuis 2000 avec le soutien du PNUD/programme VNU Inde, des volontaires comme Deepa ont sensibilisé la population locale à la prévention des catastrophes. Plus de 400 VNU ont participé au programme, coopérant avec les habitants, les représentants locaux et régionaux et les ONG pour leur permettre de mieux réagir suite à une catastrophe. Depuis, des initiatives similaires ont été mises en place au niveau local dans 17 pays.

Dans la province d’Aceh, en Indonésie, la mobilisation et la participation des volontaires locaux à la réhabilitation de leurs communautés ont été les tâches principales auxquelles se sont consacrées les VNU Vera Yuliana (Indonésie) et Cristina Herrero (Espagne). Avec l’aide d’ingénieurs australiens, elles ont formé « sur le tas » des équipes de volontaires locaux à déboucher des égouts et canalisations, déblayer des décombres et nettoyer des hôpitaux et des écoles. Pour permettre également aux jeunes de participer, l’équipe VNU, en association avec un organisme national de jeunes, a ouvert un centre de consultation et d’information géré par des volontaires et destiné aux victimes de Banda Aceh, capitale de la province d’Aceh.

Lorsque le programme VNU a lancé son appel à l’aide suite à la catastrophe du tsunami, les gouvernements du Japon, de l’Allemagne et de la République tchèque furent les premiers à répondre, libérant près de 8 millions de US $ pour des initiatives immédiates et des projets de réhabilitation à long terme. Du côté du secteur privé, la compagnie aérienne de Dubai, Emirates Airlines, a lancé une campagne début 2005 pour inciter ses clients grands voyageurs à faire don de leurs bonus kilométriques afin d’acheminer des volontaires dans les régions touchées par la catastrophe. Par le biais du service de volontariat en ligne du programme VNU, de nombreux volontaires ont uni leurs efforts pour aider Global Hand, une ONG sur Internet, à actualiser son site de ressources pour faciliter l’envoi de fournitures par des entreprises dans les régions dévastées.

Recenser les meilleures pratiques et partager les informations DRM, telle est la priorité de la stratégie régionale développée par le programme VNU et le Bureau du PNUD pour la prévention des crises et le relèvement (BCPR). En se basant sur la réussite du programme indien, le programme VNU et le BCPR ont organisé en Inde, en octobre 2004, un atelier pour la création d’un réseau régional de VNU ayant une certaine expérience dans ce domaine. Une fois en place, ce réseau permettra aux VNU indiens de se rendre dans d’autres pays de la région pour former les communautés locales à la prévention des catastrophes. Cette initiative fait partie de la structure de réaction aux tsunamis, conjointement mise en place par le programme VNU, le BCPR et les bureaux du PNUD en Asie du Sud et du Sud-Est.

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