Donner espoir

19 juin 2004

BONN: « Par leur action concertée, la population et les nations du monde ont le pouvoir de faire reculer le sida : pour élever nos enfants, protéger notre jeunesse, mettre fin à la scandaleuse stigmatisation des personnes vivant avec le VIH/sida, et assurer le futur de toutes les personnes atteintes du et concernées par le virus. Nous ne pouvons plus attendre. »
Peter Piot,directeur exécutif du Programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et Secrétaire général adjoint des Nations Unies

Partant du principe que les besoins des populations vivant avec le sida sont le mieux compris par les personnes qui en sont atteintes, les Volontaires des Nations Unies (VNU) fournissent leur soutien à une plus grande participation des personnes vivant avec le VIH/sida (GIPA), une initiative en cours du PNUD et du Programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA). Travaillant au sein de communautés locales dans douze pays d’Afrique, d’Asie et des Caraïbes, les volontaires – dont un grand nombre sont séropositifs – soutiennent la santé et les soins à domicile, luttent contre la stigmatisation et la discrimination, renforcent les capacités des réseaux d’entraide et encouragent les programmes de prévention.

Au Burundi, les VNU aident également à développer et à intégrer les politiques sur le VIH/sida au lieu de travail en aidant les entreprises à tenir compte des problèmes liés au VIH/sida dans la production et les plans de développement, à créer des groupes de soutien et des fonds de solidarité pour soutenir les employés atteints, et à mettre en place des services anonymes d’assistance et d’information pour le personnel. Pour encourager l’échange d’expérience, le programme VNU est en train de créer un réseau de soutien GIPA bénévole régional en Asie du Sud-Est.

L’action bénévole a récemment été reconnue comme l’une des principaux moyens de mise en œuvre de l’Initiative du PNUD pour le renforcement des capacités en Afrique australe (SACI) dans neuf des pays les plus touchés par le VIH/sida*. Le programme VNU soutient l’initiative en aidant à réagir à la perte de la maind’œuvre productive, qualifiée et cultivée dans la région. « Il est triste de voir que le VIH/sida affecte la vie de tant de personnes compétentes – et effrayant de penser à ce qui arrive aux familles qui ont perdu leur soutien de famille. Mais nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour compenser ces pertes tragiques », selon Patrick Moses, VNU originaire de Sierra Leone, opérant au Swaziland.

Patrick fait partie d’une équipe de VNU originaires pour la plupart de la région, qui aident le gouvernement à poser les bases d’une stratégie nationale pour la planification des ressources humaines afin d’assurer la fourniture de services sociaux fondamentaux à l’ère du VIH/sida. De plus, ils compensent le manque direct de ressources humaines en apportant leur compétence professionnelle dans des domaines tels que l’éducation et la gestion de la santé, ainsi qu’en renforçant la capacité des organisations communautaires de base à fournir des services cruciaux. Ces services comprennent notamment l’apport de soins à domicile pour les personnes atteintes du sida ainsi que la mobilisation d’un grand nombre de volontaires locaux, y compris de diplômés universitaires et de fonctionnaires retraités, pour aider à fournir des services essentiels.

Conscient de l’importance que revêt l’alimentation dans l’amélioration de la qualité de vie et du bien-être des personnes vivant avec le VIH/sida, le programme VNU soutient les bureaux régionaux et nationaux du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies dans leur lutte contre la pandémie dans les quatre coins du monde. L’une de ces Volontaires des Nations Unies, la Française Fanny Yago-Wienne, chef de section suivi et é valuation dans le cadre du Programme alimentaire mondial (PAM) au Burkina Faso, gère une banque de données sur le genre et la sécurité alimentaire pour le pays, et réunit les informations recueillies sous forme de cartes de vulnérabilité.

* Botswana, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibia, South Africa, Swaziland, Zambia, Zimbabwe

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)