Travailler ensemble

24 juin 2004

BONN: « L’Organisation des Volontaires des Nations Unies est un partenaire opérationnel important dans l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement. Les volontaires locaux, en particulier, ont un très grand rôle à jouer pour influencer de manière positive les programmes locaux de réduction de la pauvreté ».
James D. Wolfensohn, Réduire la pauvreté humaine

Les Volontaires des Nations Unies (VNU) vont jusqu’au fin fond du pays kirghiz pour aider quelques 30 000 personnes à s’organiser pour devenir une force effective au sein de la communauté. Dans le cadre du Programme national kirghiz de réduction de la pauvreté, les VNU appuient des initiatives individuelles telles que des microprêts permettant de générer des revenus et d’accroître les moyens d’existence, des projets communaux tels que la construction de routes facilitant l’accès aux terres arables.

Himia Suerkulova, l’une des VNU, est en mission dans sa province natale de Jalalabad, dans le sud-ouest du Kirghizstan, sur l’ancienne Route de la Soie, devenue aujourd’hui l’une des régions les plus pauvres du pays. Parcourant à pied les montagnes sur plusieurs kilomètres pour rejoindre les communautés, Himia aide ces dernières à améliorer leur technique d’élevage de chèvres, qui représente leur moyen de subsistance fondamental. Son travail lui a valu un prix décerné par le président de la République pour sa contribution au développement, ainsi que le diplôme du meilleur volontaire de la province décerné par le gouvernement de la province de Jalalabad.

A Safawi, village situé dans la région désertique à la frontière entre la Jordanie et l’Irak, l’action de soutien du programme VNU au premier Centre communautaire jordanien de technologies de l’information, permet aux TIC de répondre aux besoins de cette communauté bédouine. La Jordanienne Jenan Shafiq, Volontaire des Nations Unies et spécialiste des questions d’inégalité entre les sexes, en mission dans le cadre de l’initiative du Service des Nations Unies des technologies de l’information (UNITeS)*, encourage les femmes à utiliser ce centre pour la formation à distance et pour se mettre en relation avec des femmes d’autres pays arabes. Abordant le problème du manque d’infrastructures médicales dans la région, Jenan aide également des mères à accéder à l’information sanitaire sur le Web et aux questions posées par e-mail aux médecins d’autres villes. « Ce qui m’a rendue le plus fière dans ce projet » raconte Jenan, « c’est de voir dans quelle mesure les femmes, surtout dans les régions isolées, peuvent accomplir des miracles pour améliorer leur vie et celle de leur famille et de leur communauté quand on leur en donne les moyens ». Le succès du Centre est à l’origine de la création de 75 autres centres de ce genre en Jordanie.

Reconnaissant l’insécurité et l’instabilité de l’emploi comme l’un des principaux facteurs de la pauvreté urbaine, le programme VNU aide à aborder le problème de la violence urbaine par une action de volontariat à Antananarivo, la capitale de Madagascar. En plus de l’intégration de groupes à risques dans des solutions constructives, telles que la formation professionnelle et le sport, les Volontaires des Nations Unies ont aidé à la création de centres de soutien aux jeunes, lesquels sont gérés par des volontaires locaux et subventionnés par un réseau de plus de 160 Volontaires de Quartier.

Dans les Samoa-Occidentales situées dans l’océan Pacifique, le programme VNU soutient quelque 2 300 personnes rurales atteintes d’incapacités physiques ou mentales dans le cadre d’un premier projet de ce genre dans le pays. Vivant au sein de communautés rurales dans les îles Upolu et Savai’i, les VNU aident à mieux comprendre les besoins de la population, en créant et en mettant en relations plusieurs groupes de soutien pour les parents et les familles, et en coopérant avec le gouvernement pour établir et développer une législation et des politiques d’inclusion. Abordant le problème d’un taux de chômage de 90% chez la population atteinte d’incapacités, la VNU Penelope Maddock, Nouvelle- Zélandaise d’origine Samoane, aide à créer des activités génératrices de revenus en coordonnant des formations dans la fabrication de paniers et de chapeaux, le tissage de tapis et les techniques d’agriculture biologique. En coopération avec Pitofau Sioasi Gale, Volontaire des Nations Unies originaire des îles et spécialiste du langage des signes, elle organise également des ateliers de langage des signes pour les sourds ainsi que leurs familles et amis.

* Menée par le programme des Volontaires des Nations Unies, UNITeS est une initiative de volontariat à l’échelle mondiale, dans le cadre de laquelle les volontaires, par l’échange de compétences et d’énergies créatives agissent solidairement pour aider à combler la fracture numérique.

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)