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Chapitre 3: La mobilisation de la communauté par le biais de l’action volontaire
Nguyen Cong Khiet (au centre), Volontaire national des Nations Unies, avec des bénévoles vietnamiens de la « Youth Union » au sanctuaire My Son Sanctuary, au centre du Vietnam. Le sanctuaire est l’un des trois sites du patrimoine mondial de l’UNESCO dans le pays ; Afin de le préserver, des Volontaires des Nations Unies apportent leur aide aux jeunes bénévoles. (Foto: VNU) Engager la société civile Cette contribution vise à encourager la mobilisation de la communauté par le biais de l’action volontaire pour s’attaquer aux problèmes de développement au niveau local. Il s’agit d’accroître la sensibilisation des communautés aux questions communes et aux différentes alternatives pour les régler, d’augmenter les capacités locales pour développer des propositions de projets et gérer la mise en œuvre, d’améliorer le travail en réseau et la communication au sein de la population locale, d’établir des systèmes d’interaction et de partage des connaissances, de familiariser la population locale à des techniques améliorées d’activités collectives, de renforcer l'animation sociale, et de créer ou d’améliorer les instruments existants au niveau local pour documenter les processus et les projets réalisés. Un exemple de ce genre de contribution est le soutien qu’apporte le programme VNU à la mise en œuvre d’initiatives d’auto-assistance dans de nombreux domaines, réalisées par des groupes locaux basés sur le volontariat et dotés des compétences et du matériel nécessaires, cela permettant d’améliorer l’auto-développement à l’échelle locale. En partenariat avec la lutte de l’UNICEF contre la mortalité infantile au Mali, le programme VNU a encouragé l’implication de milliers de familles dans six districts de santé dans l’ensemble du pays. Les districts couverts ont vu la mortalité infantile reculer de 21 pour cent en trois ans, soit 12 pour cent de plus que dans les districts sans une mobilisation de la communauté à aussi grande échelle, sur une base volontaire. Les Volontaires des Nations Unies ont organisé un réseau de plus de 5 000 travailleurs communautaires pour former les ménages à des pratiques favorables à la santé des enfants, telles que la prévention des maladies, une bonne hygiène et nutrition. D’autres indicateurs de santé se sont également améliorés, y compris une diminution de l’incidence de la malaria et les chiffres en hausse du nombre d’immunisation des enfants. La mobilisation de travailleurs communautaires volontaires a été intégrée comme une composante clé dans les programmes de santé de l’enfant étendus à six districts supplémentaires. Assister à des enterrements ne faisait pas partie des attributions mentionnées dans la description de son poste lorsque Tsholofelo Barei s’est engagée comme volontaire nationale pour le programme VNU au Botswana en 2004. Pourtant elle a développé une approche inhabituelle pour amener les gens à écouter ses interventions sur le VIH/sida. Elle a saisi la moindre occasion d’instruire les jeunes, et le décès d’un adolescent du village suite à une maladie liée au sida lui a offert une occasion inespérée de discuter de la réalité de l’épidémie dans son pays. Sortie de son contexte, l’Afrique australe, l’action de Tsholofelo pourrait être considérée comme peu délicate, mais au Botswana, avec un taux d’infection de 37 pour cent chez les adultes et une espérance de vie ne dépassant guère les 38 ans, des mesures extrêmes s’imposaient. Tsholofelo était l'une des Volontaires des Nations Unies mobilisés dans le pays pour attaquer de front le VIH/sida. Ils ont utilisé le Kgotla, un lieu de rassemblement traditionnel de la communauté au Botswana, comme plateforme d’échange d’informations sur le VIH/sida. Ils ont également partagé leurs compétences et expertise dans divers domaines, l’assistance médicale, le soutien de la planification, des politiques et l’aide technique, afin de compléter les actions gouvernementales et celles de la société civile. Ils ont principalement concentré leurs efforts sur la mobilisation et la formation des volontaires dans la communauté afin de renforcer les capacités locales, notamment dans des domaines où l’aide extérieure pour l’éducation et l’assistance aux personnes concernées et contaminées étaient limitées. Depuis les gigantesques bannières recouvrant la façade de la Bourse des valeurs brésilienne jusqu’aux spots publicitaires sur MTV Brésil, en passant par un char au Carnaval de Rio de Janeiro, les OMD ont pris le Brésil d’assaut. L’an dernier, des équipes mixtes de Volontaires brésiliens et italiens des Nations Unies ainsi que de volontaires d'universités du Royaume Uni ont coopéré avec des partenaires locaux pour sensibiliser les populations et encourager leur participation. Avec l'ONG Natal Voluntarios, l’équipe s’est associée au service postal brésilien Correios dans l’état du Rio Grande do Norte pour former le personnel des postes à la manière de promouvoir les OMD. Le résultat : une campagne publicitaire innovante et de portée générale qui a fait monter en flèche la sensibilisation aux OMD. Pour Olga Kolosyuk, d’Ukraine, l’eau saine est synonyme de progrès dans un monde après-Tchernobyl. Le fait que son village ait l’eau potable illustre ce que l’on peut accomplir lorsque l’on s’organise. Olga était l’une des nombreux volontaires qui, avec l’aide du programme VNU, ont établi une organisation communautaire dans leur village. Il existe plus de 200 organisations basées sur les communautés, à l’instar de celle d’Olga, dans l’ensemble de la région affectée par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Les organisations ont été établies entre 2002 et 2005, avec l’aide financière de divers donateurs, dans le cadre du Programme de relèvement et de développement pour la région de Tchernobyl, une initiative commune du gouvernement ukrainien, du PNUD, du programme VNU et du bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA). Avec pour objectif essentiel l’autorégulation, l’inclusion et le développement communautaire, le programme a eu recours à des équipes mixtes de Volontaires des Nations Unies ukrainiens et internationaux pour former les membres des organisations à tous les aspects de la mise en oeuvre de projets. La participation constituant un aspect clé du processus, les Volontaires des Nations Unies ont préconisé l’engagement par le biais du volontariat, notamment chez les jeunes, pour encourager les résidents à prendre la direction des opérations visant à améliorer leur situation. A la suite de cela, les organisations basées sur les communautés ont collecté des fonds et reçu des subventions pour rénover des cliniques et des écoles, reconstruire l’infrastructure d’adduction d’eau et ouvrir des foyers pour les jeunes. Le programme VNU aide également à développer les institutions pour les droits de l’homme et la justice au niveau infranational. En Ouganda, l’assistance des Volontaires des Nations Unies a permis de renforcer l’action sociale de la Commission nationale des droits de l’homme dans les régions affectées par les conflits. En exploitant les pratiques existantes de volontariat local, ils ont aidé les citoyens à constituer des groupes d’action volontaire, les ont formés à promouvoir et surveiller les droits de l'homme dans leurs villages ainsi qu’à rapporter les violations des droits de l’homme pour le compte des membres de la communauté. La mobilisation de la communauté a entraîné une nette augmentation du nombre de violations des droits de l'homme faisant l’objet d’un rapport. En Egypte, une stratégie d’approche communautaire basée sur les droits de l’homme et prônant la suppression de la pratique de la mutilation génitale des femmes a reçu le soutien du programme VNU. Des Volontaires nationaux des Nations Unies ont été impliqués comme jeunes chefs de file au niveau du village pour accentuer la sensibilisation aux conséquences, sur le plan de la santé, des mutilations génitales sur les femmes et pour militer contre la pression sociale exercée sur les jeunes filles et les jeunes femmes. Approchant leurs pairs, ils ont mobilisé plus d’un millier de jeunes gens pour continuer de diffuser le message. Plusieurs villages ont proclamé publiquement renoncer aux mutilations génitales des femmes. En outre, des partenaires nationaux ont annoncé des plans pour reproduire l’approche consistant à mobiliser de jeunes chefs de file dans les communautés dans d’autres domaines de la protection des droits de l’enfant et de la femme. La désertification est à la fois une cause et une conséquence majeure de la pauvreté rurale. En partenariat avec la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), les Volontaires des Nations Unies ont présenté une approche innovante pour s’attaquer au chômage des jeunes au Cap-Vert. Le programme VNU s’est associé à des centres nationaux pour les jeunes, répartis dans l’ensemble du pays, pour établir un corps de jeunes volontaires pour l'environnement qui a engagé de jeunes chômeurs pour lutter contre la dégradation des sols. Les volontaires, pour la plupart des femmes, ont acquis des compétences dans la mise en œuvre de projets générateurs de revenus et respectueux de l’environnement. Ravivant la tradition d’assistance mutuelle au Cap-Vert, la ‘djunta mô’ en langage créole du pays, le corps de volontaires a également stimulé un nouveau dialogue national sur le volontariat, le développement d’une loi pour les volontaires et un programme national sur le volontariat. Reconnaissant que l’intégration régionale peut être un catalyseur important pour le développement et le renforcement de la confiance dans des régions ayant souffert d’un conflit, le programme VNU a lancé en 2005 une initiative pour des échanges de volontaires transfrontaliers afin d’encourager la réduction de la pauvreté et la cohésion sociale en Europe du Sud-Est. Des Volontaires venus d’Albanie, de Bosnie-Herzégovine, de Croatie, de l’ex-République Yougoslave de Macédoine, de Serbie et Monténégro se sont mis au service d'organisations de la société civile travaillant à la réalisation des OMD. En Afrique, les Volontaires des Nations Unies ont fait équipe avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour promouvoir la contribution du volontariat à la stabilisation de la région. |
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