Aider les à femmes à marquer leur présence

24 mai 2000

BONN: Au Mali, les femmes remplissent bien des rôles. Elles gèrent le foyer, elles cultivent les champs, elles façonnent la poterie, elles vendent sur les marchés ou le long des rues du village. Pourtant, malgré leurs nombreux savoir-faire, il leur est difficile de réaliser un profit parce que la plupart travaillent seules chez elles et n'ont pas eu la chance d'apprendre le marketing. C'est là où entrent en scène les Volontaires, dont la majorité sont des animateurs nationaux. Ils n'apportent pas seulement aux femmes rurales des compétences techniques et de gestion, ils les encouragent aussi à former des groupes de potières, boulangères et jardinières pour écouler leurs marchandises. Quand un capital d'amorçage est nécessaire, les Volontaires aident à présenter les idées des femmes maliennes à un comité de financement pour que les initiatives locales puissent grandir.

Les Volontaires ont continué en 1999 de renforcer le rôle des femmes dans les institutions et les communautés :

  • À titre de suivi de la Conférence mondiale sur les femmes tenue à Beijing, les Volontaires encouragent la promotion de la femme et l'égalité des sexes dans toutes les activités de développement. Ils ont formé à cette fin du personnel des organismes de l'ONU, des gouvernements et des ONG. Au Maroc, les Volontaires publient un Bulletin de l'égalité des sexes. Au Panama, ils ont ouvert un Café de l'égalité des sexes, tandis qu'au Liban ils ont rédigé une brochure sur les moyens de prévenir le harcèlement sexuel. Les Volontaires conduisent cette initiative en coopération avec le PNUD et UNIFEM.
  • Dans les territoires palestiniens, un Volontaire a préparé les enseignants à inculquer aux filles des zones rurales assurance et confiance en soi. À l'aide de vidéos et de l'Internet, elles ont appris à démolir les stéréotypes sexuels et à identifier des rôles modèles féminins.
  • Au Rwanda, après le génocide de 1994, les veuves affrontent le fardeau supplémentaire de prendre en charge la famille et le foyer. Des Volontaires se sont joints à une association de femmes pour enseigner la couture et la menuiserie à plus de 200 femmes.

En 1999, les femmes représentaient près de 50 % des Volontaires nationaux qui sont animateurs.


Mariam Haidara
Avec plus de 25 années d'expérience en matière d'éducation nutritionnelle, Mariam Haidara, 59 ans, connaît son domaine à fond. Éducatrice qualifiée titulaire de diplômes de service social et de développement rural, cette Volontaire animatrice nationale possède un immense capital d'informations acquis dans ses fonctions antérieures de formatrice et de superviseur des agents sanitaires de district au Ministère malien de la santé. Avec ce passé, Mariam sait comment transmettre des savoir-faire qui ne se perdront plus. "Je n'impose rien", dit-elle. "Partout où je travaille, je m'adapte et je conduis des activités qui sont déterminées par les besoins que l'on exprime." Par exemple, dans la région écartée du Kalaban, des femmes dépourvues d'instruction voulaient étudier la langue locale, le bambara. De cette manière, elles apprennent à mieux gérer leur vie quotidienne. En même temps, elles peuvent instruire leurs enfants -- partager des connaissances pour les générations à venir.

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)