Constituer des réseaux

24 mai 2001

BONN: « J'ai servi comme volontaire au cours de mes études aux États-Unis. Je travaillais avec les populations défavorisées des quartiers pauvres du centre de Philadelphie. Travailler comme volontaire c'est faire preuve de solidarité humaine en agissant. Ce faisant, le volontaire reçoit autant qu'il donne. »
Koichiro Matsuura, Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, UNESCO

Le Kirghizistan a acquis son indépendance en 1991 après 70 ans de pouvoir centralisé. Le niveau de vie baissant rapidement, la participation des collectivités locales est devenue indispensable pour pouvoir lutter contre la pauvreté et protéger l'environnement. En se concentrant sur le renforcement du volontariat traditionnel, appelé « Ashar », les Volontaires des Nations Unies, en 2001, ont encouragé les membres des communautés à se mobiliser pour défendre leurs propres priorités de développement.

Les ONG ont reconnu et utilisé le potentiel représenté par les volontaires locaux, en recourant aux services du centre mis en place par la Fondation Soros et par le programme VNU pour encourager les initiatives volontaires. Après avoir enquêté sur l'offre et la demande de services volontaires, le centre a créé une banque de données qui fournit aux ONG des volontaires étudiants possédant les compétences requises.

Certains volontaires ont servi dans un centre d'accueil des enfants aveugles privés de foyer, tandis que d'autres ont nettoyé un parc national. Encadrés par les Volontaires des Nations Unies, les étudiants d'un autre groupe se sont portés volontaires pour mettre les informations commerciales à la portée des exploitants défavorisés, permettant à ceux-ci de mieux se positionner pour vivre de la vente de leurs produits.

Les ONG ont collaboré étroitement avec le centre et recouru largement aux services des volontaires ; en contrepartie, ils ont organisé des séances de formation en vue d'améliorer les compétences de ces derniers. Ce partenariat a suscité des vocations parmi les 200 étudiants qui dépendent du centre. Ces jeunes gens, dont la plupart sont des femmes, aspirent maintenant à créer leurs propres ONG de volontaires. Le rayonnement du centre dépasse les frontières du Kirghizistan et a même augmenté depuis que le centre a accueilli un séminaire régional des ONG. Les représentants des 10 pays de la région sont repartis chez eux avec pour message de poursuivre la coopération avec les volontaires.

La collaboration et l'échange par le biais des VNU et des activités de l'AIV ont occupé une place importante dans d'autres pays.

  • Une équipe de Volontaires des Nations Unies a, en Inde, mis en place VANGMAY - Volunteer Action Groups, Media, Authors and You - un réseau qui regroupe des volontaires, des militants sociaux, des écrivains, des journalistes et des éditeurs pour réfléchir aux moyens de promouvoir de manière plus créative le volontariat.
  • On notera, parmi les nombreuses activités qui se sont déroulées en 2001, que le centre national des volontaires de Singapour a organisé sa première conférence. Celle-ci a réuni des organisations à but non lucratif et des grandes entreprises du secteur privé pour débattre des moyens de renforcer la gestion du volontariat.
  • Le Comité national AIV népalais a créé un site Internet qui reconnaît le volontariat et diffuse les demandes des volontaires. Une autre initiative destinée à améliorer l'échange d'informations et les contacts à travers le pays a été la création par le secrétariat de l'AIV d'une banque de données rassemblant plus de 300 organisations entretenant des relations avec les volontaires.
    Le cabinet japonais, en 2001, a organisé 10 colloques sur l'AIV pour sensibiliser au volontariat et à l'existences des réseaux de volontaires.
  • Le Japon, qui en 1997 a été le premier pays à appuyer la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies réclamant une Année dédiée aux volontaires, a en outre aidé le programme VNU à mettre en place un vaste réseau composé de 125 comités nationaux AIV répartis dans le monde entier. D'autre part, il a financé l'organisation des séminaires régionaux consacrés à l'AIV.
Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)