Des communautés soucieuses du bien-être de leurs membres

28 mai 2001

BONN: « Si nos espoirs de construire un monde meilleur et plus sûr pour tous doivent devenir plus qu'un rêve, nous aurons besoin, pour ce faire, de l'intervention de volontaires plus que jamais.»
Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies

Osant se soucier du bien-être des autres, de nombreux Volontaires des Nations Unies ont joué un rôle d'orientation et de conseil, collaborant d'égal à égal avec leurs partenaires au sein des communautés d'Afrique, d'Asie et des Caraïbes pour lutter contre la progression du VIH/Sida.

L'Éthiopienne Aster Wolde Kidan était une de ces VNU. Elle a servi au Botswana, pays qui compte 36,3% de sa population porteuse du virus, soit le taux d'incidence le plus élevé du monde. Aster a prodigué des conseils aux jeunes prostituées de Tlokweng, aux portes de Gaborone, la capitale. Âgées entre 18 et 25 ans, les jeunes femmes se réunissaient chaque semaine pour s'informer sur les règles de santé et d'hygiène et sur les autres moyens de gagner leur vie. Un grand nombre d'entre elles aujourd'hui gagnent leur vie en cuisinant, en cultivant et en vendant des légumes. Aster était secondée dans sa tâche par Beauty Mogasha, une des 29 VNU spécialistes du Sida en poste au Botswana, qui était chargée de coordonner le projet. Beauty Mogasha a travaillé avec chacune des femmes séparément, afin d'augmenter leurs chances de s'assurer un avenir plus sûr et plus sain.

Les femmes ont participé à une marche aux côtés des volontaires locaux qui luttent contre le VIH/Sida, pour célébrer l'AIV 2001 et porter le message de solidarité des volontaires jusqu'aux gens de Tlokweng. Et ce n'est là qu'une facette du travail des VNU dans la lutte contre le VIH/Sida au Botswana. Dans les districts, les Volontaires des Nations Unies ont également contribué au Programme national de lutte contre le Sida en impliquant les éducateurs, les fonctionnaires chargés de protéger la faune et la flore sauvages, les ONG et les dirigeants des milieux d'affaires locaux dans la bataille contre le Sida. Et parce qu'il reconnaît que tout acte volontaire compte, le Comité national AIV botswanais a inauguré au cours d'un séminaire le lancement d'une étude destinée à analyser les contributions économiques et sociales du volontariat dans le pays.

En Afrique, les volontaires ont joué au cours de l'année 2001 un rôle vital dans toutes sortes de secteurs:

  • Les Volontaires des Nations Unies et les membres du Comité national AIV guinéen ont, avec l'aide de plus de 170 médecins, prodigué des soins médicaux et assuré la distribution de vivres, de vêtements et de dons en espèces aux 6 000 victimes des incendies qui s'étaient propagés à partir d'un dépôt d'armes militaires situé à Conakry, la capitale. Tout porte à croire que ce type d'action de coordination des efforts des volontaires se poursuivra. Il est prévu de transformer ledit comité national AIV en un centre chargé d'encourager le volontariat et d'effectuer des recherches sur le volontariat d'abord pour la Guinée, puis dans un deuxième temps pour les autres pays africains de la zone francophone.
  • Avec le soutien des Volontaires des Nations Unies, la Croix Rouge du Niger a pris l'initiative d'une « Caravane » de la formation, qui permet à ses participants de ramener dans leurs propres régions les connaissances fraîchement acquises. A la fin de l'Année, 2001 infirmières, 2001 sages-femmes et 2001 formateurs en soins de santé avaient participé à cette action - visant à améliorer de manière durable la santé des enfants.
  • Le programme VNU et le Comité national AIV tanzanien ont commandé une étude dans le but de mettre en relief les bienfaits économiques du volontariat. L'étude a révélé que 89 pour cent des volontaires interrogés aidaient de manière active d'autres personnes soit à titre individuel soit dans le cadre d'une structure d'assistance sociale - par exemple en distribuant de la nourriture, en fournissant un moyen de transport et en apportant un réconfort moral aux personnes en situation précaire incapables de prendre soin d'elles-mêmes.
  • Laurie Moy est Américaine et travaille comme volontaire à domicile. Son excellente connaissance de la gestion des volontaires « en ligne » - elle compte plus de 100 volontaires à son actif - lui permet d'aider People with Disabilities -Uganda « sur place ». A l'époque où elle travaillait en Ouganda comme Volontaire des Nations Unies, elle se chargeait à titre personnel de faire parvenir à bon port les ouvrages donnés gracieusement par d'autres volontaires en ligne ; par ailleurs, elle a monté une bibliothèque toute neuve pour les enfants handicapés. Son histoire est la preuve qu'il existe un potentiel immense qui peut être exploité aux fins de développement - en combinant les compétences des volontaires en ligne et celles des volontaires sur place, venus les uns comme les autres des quatre coins du monde.
Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)