Porter le message jusqu'aux autres

24 mai 2001

BONN: «Un volontaire pour moi, c'est quelqu'un qui participe, qui s'implique et fait bouger les choses... Je prends l'initiative de faire bouger les choses... dans la vie des femmes. Pour moi, ce qui compte, c'est comment les femmes vivent au sein de leurs communautés. Une grande partie de mon travail de volontaire a toujours consisté à aider les femmes et les filles à prendre les choses en main.»               Noeleen Heyzer, Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la femme, UNIFEM

Les guerres qui ont ravagé le Cambodge dans les années soixante-dix ont aussi détruit un bon nombre de villages traditionnels et de sites culturels. Les populations, bien trop occupées à lutter pour survivre, n'avaient guère de temps à consacrer à l'instruction primaire et encore moins à l'enseignement des musiques, des danses, des coutumes et des valeurs traditionnelles.

Le résultat aujourd'hui c'est que les jeunes ont oublié les pratiques de leurs ancêtres. « La culture traditionnelle ne se trouve pas préservée dans les mémoires des petits garçons, des fillettes et des jeunes de moins de 20 ans, mais dans celles des anciens », déclare le VNU japonais Nobuo Endo, qui crée des liens entre les générations en s'appuyant sur la culture traditionnelle. A 63 ans, ce conseiller du Gouvernement cambodgien a aidé les anciens des villages à se regrouper à Kok Thnout sur le site cambodgien du Parc Angkor, qui conserve des vestiges de l'empire Khmer.

Tous les membres des groupes - Yiey qui signifie grandmère, et Ta, grandpère - sont âgés de plus de cinquante ans. 70% des anciens ont participé aux activités des groupes, soit en fabriquant des tapis et des paniers, soit en enseignant la musique khmère classique - Pin Peat. Afin de partager ce savoir culturel, les membres des groupes ont organisé des ateliers de musique et d'artisanat à l'intention des écoliers et des autres membres de leur communauté. Les enfants étaient ravis.

Les anciens se sont aperçus qu'une seule fois ne leur suffisait pas, et qu'ils tenaient à retrouver et préserver cet héritage pour leurs enfants et leurs petits-enfants. A cette fin, un groupe local composé de volontaires âgés a illustré ses activités mais aussi l'histoire du village sous la forme d'un « ouvrage culturel » et pédagogique - et ce nouvel outil de référence relie entre elles trois générations.

D'autres initiatives vont elles aussi bien au-delà de 2001 :

  • L'association des volontaires de Mongolie, les Volontaires des Nations Unies et plusieurs autres organisations d'envoi de volontaires ont jeté les fondations du premier centre de volontaires du pays. Chacune des organisations partenaires de l'AIV s'est engagée à apporter son soutien, que ce soit au niveau des effectifs, des locaux ou des équipements, à encourager et former les volontaires pour qu'ils se portent au-devant des groupes vulnérables et qu'ils agissent dans les domaines de la santé, de l'environnement et auprès des jeunes.
  • Le renforcement des liens entre les volontaires nationaux et les volontaires internationaux occupait une place de choix à l'ordre du jour de la conférence nationale organisée conjointement sur le volontariat par Volunteering Australia et Australian Volunteers International. Celle-ci a marqué une étape importante en sensibilisant les volontaires nationaux à l'action internationale en faveur du développement, et en leur faisant prendre conscience de leur appartenance au mouvement mondial des volontaires.
  • Accentuant le soutien de son gouvernement au volontariat, le Premier Ministre vietnamien Phan Van Khai a exhorté les volontaires à se rendre au sein d'équipes de soins médicaux à l'intérieur des 25 provinces rurales du pays. Le syndicat des jeunes du pays, à qui il a été demandé de gérer le programme, envoie déjà des volontaires dans la plupart de ces régions.
  • Grâce à l'étude exhaustive réalisée par le Ministère néo-zélandais des affaires sociales sur l'ensemble des textes législatifs et des pratiques officielles en matière de volontariat, les pouvoirs publics, les organisations locales et les organisations des Iwis/Maoris ont pu remettre à plat les moyens de renforcer leurs réseaux.
Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)