Une planète plus écologique

22 mai 2001

BONN: « J'ai enseigné à de jeunes analphabètes pendant mes années de faculté. Le volontariat se fait par rapport à soi-même. On devient volontaire pour exprimer quelque chose, pour aider. Mais il se fait aussi par rapport à une autre réalité. » Juan Somavia, Directeur général de l'Organisation internationale du travail, OIT

Commencez jeune, et restez écologique. En 2001, la sensibilisation au volontariat a gagné du terrain sous les tropiques, en l'occurrence au Guyana grâce aux clubs écologiques. En moins d'un an, le nombre des clubs de l'Agence de protection de l'environnement (APE) est passé de 12 à 55.

Ils bariolent un littoral densément peuplé et l'arrière-pays de noms tels que Teenage Action Rangers, Kanuku Environmental Warriors et Young Environmentalists. Sous la coordination d'une Volontaire des Nations Unies guyanienne, Monica Sharma, les clubs scolaires et locaux ont su sensibiliser, grâce aux projets du « Fonds vert », une initiative du Gouvernement du Guyana, du PNUD et du programme d'éducation, de sensibilisation et de renforcement des capacités de l'APE.

Les volontaires, notamment les Amérindiens de la tribu des Macushis dans le district occidental de Rupununni, ont dressé un inventaire de la faune des plans d'eau, se sont fixés pour objectif l'observation active des oiseaux et ont comparé leurs résultats dans les locaux du club construits par eux. Rupununni offre des paysages de montagnes, de rivières et de chutes d'eau variés. Les emplois sont limités pour les habitants, en majorité autochtones.

Les volontaires du club de jeunes de Rewa pour la conservation de la faune ont donc décidé de mettre leurs connaissances du milieu naturel au service d'un projet de tourisme écologique. En dégageant une piste en pleine nature pour amener les touristes jusqu'à une montagne proche, le club donne aux gens les moyens de tirer des revenus de la pêche sportive et de la randonnée. D'autres clubs ont organisé des concours d'art et d'essai, des prix aux écoles propres, des campagnes de nettoyage ou des conférences publiques sur l'environnement. Lors de la Journée mondiale de l'environnement, le Comité national AIV a décerné à sept clubs un certificat sur le travail des volontaires au profit de l'environnement.

Les volontaires sont passés à l'action dans d'autres pays en militant en 2001 pour que des engagements durables soient pris pour protéger l'environnement:

  • En 2001, le programme VNU a travaillé avec les ONG de la sous-région des Caraïbes et conduit avec elles des activités financées par le Programme de Petites Subventions du Fonds pour l'environnement mondial - PPS/FEM. A Sainte-Lucie, un VNU national, Peter Ernest, a aidé à mettre en place la Fondation Praslin de conservation et de développement. Les autres VNU affectés dans le cadre des programmes régionaux du FEM ont servi à Antigua-et-Barbuda, à la Grenade, au Guyana, à Saint-Vincent- et- les Grenadines, au Suriname et à Trinité-et-Tobago.
  • Le bassin du lac de San Pablo, Équateur, se caractérise par une population pauvre et un environnement dégradé. Les VNU ont amélioré le niveau de vie des populations dans la région : plus de 8 000 personnes, surtout des femmes autochtones. Parce qu'elles ont su diversifier leurs cultures et redécouvrir les plantes médicinales traditionnelles, les communautés sont désormais mieux à même d'augmenter leurs revenus.
  • Pour préserver les ressources naturelles tant des zones côtières arides du Pérou que des Andes, les VNU ont prodigué des conseils aux autorités locales et aux volontaires locaux, à Ayacucho et à Tumbes, en apprenant à ceux-ci à gérer l'eau en évitant les gaspillages. Grâce à la formation, les brigades de volontaires ont su expliquer aux populations dans les quartiers pauvres de la ville comment utiliser l'eau avec discernement et comment la payer.
Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)