Apprendre à vivre avec le VIH/sida

26 mai 2000

BONN: Au cours de l'année 2000, les Volontaires des Nations Unies ont mis à la disposition des collectivités du monde entier leurs compétences dans 115 disciplines professionnelles.

«C'est pendant que j'étais enceinte du dernier que j'ai appris la terrible nouvelle de ma séropositivité. Mon monde s'est écroulé. Je ne savais pas quoi faire. J'ai perdu mon travail et ma famille. Mes amis se sont détournés de moi et je me faisais l'effet d'une pestiférée. C'est alors que j'ai appris l'existence du Grupo Clara, qui regroupe des personnes séropositives et dont l'objectif principal est de vous aider à surmonter les difficultés qu'une telle situation engendre. Ce groupe a été ma planche de salut - ils font maintenant partie de moi, ils sont ma famille. J'ai trouvé chez ses membres une compréhension réciproque de la situation des uns et des autres, et surtout j'ai compris que je n'étais plus seule, que d'autres étaient aussi passés par ce que j'endurais, et qu'ils avaient retrouvé goût à la vie. Et soudain j'ai eu la conviction que je devais aider ceux qui se trouvaient dans la même situation que moi. Prendre la main de l'autre, l'écouter, s'asseoir auprès de lui pour qu'il sache qu'il n'est pas seul. Pour moi se porter volontaire c'est devenir meilleure.»
Belkis Pérez travaille comme volontaire au sein du «Grupo Clara». Ce groupe d'auto-assistance, en République dominicaine, est encadré par le programme des Volontaires des Nations Unies

Les personnes atteintes du VIH/SIDA en République dominicaine font front ensemble et défendent leurs droits. Sachant mieux que personne ce dont elles ont besoin, elles se soutiennent mutuellement au sein de groupes d'auto-assistance - en plus du soutien que leur apportent les Volontaires des Nations Unies séropositifs. Conseillers et éducateurs parmi leurs pairs, ces VNU renseignent les personnes atteintes du virus VIH sur les aides dont elles peuvent bénéficier, et encouragent celles-ci à faire entendre leur voix et à s'impliquer. Par exemple, dans les prisons, ils soutiennent les détenus qui ont décidé d'agir contre la propagation alarmante du virus. Les Volontaires des Nations Unies ont aussi entrepris d'informer les juges et les avocats sur les droits des personnes atteintes du virus VIH/SIDA ; à cet effet, ils ont établi des pochettes d'information et des plaidoyers. Grâce à un nouveau réseau informel d'infirmières et de médecins sensibles au sort des personnes atteintes du VIH, l'accès aux soins de santé, aujourd'hui, s'est amélioré dans le pays. D'autre part, aidés par ses partenaires locaux et le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA), les VNU participent à la mise en place de réseaux nationaux et régionaux - afin de freiner par-delà les frontières la propagation de la maladie.

En 2000, les Volontaires des Nations Unies ont aidé partout dans le monde des personnes atteintes du VIH/SIDA :

Quarante Volontaires des Nations Unies ont participé à une initiative pilote en faveur des personnes séropositives lancée par le programme VNU dans six pays des Caraïbes, la région où le taux de la maladie est le plus élevé après l'Afrique subsaharienne, à savoir: Cuba, Guyane, Haïti, Jamaïque, République dominicaine et Trinité-et-Tobago. D'autres VNU spécialistes ont apporté une assistance similaire au Burundi, au Cambodge, au Malawi et à la Zambie.

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)