Venir en aide

13 juin 2003

BONN: "Nous pouvons commencer par les plus petites des cellules sociales qui nous entourent, et ensuite élargir l'horizon de notre volontariat et partager avec les autres les bonheurs et les difficultés rencontrées, les enseignements tirés."
Extrait du discours prononce par Yoshiyuko Motomura, Japon, devant Assemblée générale des Nations Unies le 26 novembre 2002

Depuis Herat, capitale provinciale afghane, jusqu'à la frontière iranienne, les personnes déplacées a l'intérieur du pays sont accueillies par des amas de décombres à l'endroit ou s'élevaient jadis des maisons abritant des familles. Un rappel cruel de la difficulté qu'il y a à repartir de zéro dans un pays dévasté par la guerre.

Cela signifie non seulement trouver un abri, mais aussi de l'eau et des aliments en quantité suffisante pour survivre. Nombreux sont ceux qui dépendent de l'aide extérieure pour pouvoir manger chaque jour. Avant de décider de leur fournir du blé, qui est parfois dérobé et revendu sur les marchés locaux, le Programme alimentaire mondial (PAM) a consulté les anciens sur place.

Ces derniers lui ont recommandé de financer l'ouverture de boulangeries. Dans le camp de Mashlakh où, selon les estimations, vivraient quelque 42000 personnes déplacées, le PAM encourage, en coopération avec l'agence de secours islamique Islamic Relief Agency et Feed the Children, les nouvelles boulangeries à fabriquer du pain et à le distribuer. "Notre rôle à nous est de veiller à ce que les rations soient fabriquées et qu'elles soient de bonne qualité", déclare Devaki Shrestha du Népal, Chargée de programme VNU auprès du PAM.

En 2002, dans les 49 boulangeries travaillent 223 femmes et 112 hommes. Les femmes déplacées y acquièrent une formation leur permettant, une fois rentrées chez elles, d'ouvrir leur propre boulangerie. La VNU coopère également avec les organisations partenaires pour lancer d'autres initiatives en faveur des femmes afghanes. Il s'agit, entre autres, de cours d'alphabétisation et de projets pour nourrir les enfants dans les écoles.

Dans le cadre d'un de ces projets, 38 boulangères du village de Bunyad nourrissent près de 6000 enfants du voisinage. Les volontaires locaux veillent à ce que le pain soit bien distribué dans les écoles. Grâce à ses activités, Devaki aide les futurs soutiens de famille afghans à acquérir les connaissances dont ils et elles auront besoin.

  • Après les heures de travail et durant le week-end, les Volontaires des Nations Unies affectés auprès de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) se joignent aux 75 autres volontaires locaux qui se mobilisent pour la communauté dans le cadre de l'initiative appelée BASUNGI. Ce mot signifie en lingala «ceux qui aident les autres». A Kisangani, ils ont construit 50 lits d'hôpitaux et rénové la maternité. A Kindu, les volontaires ont construit des pupitres, des tables, des chaises et des tableaux, rénové une école locale qui accueille déjà près de 300 écoliers. Les Volontaires des Nations Unies ont également acheté des uniformes et des fournitures pour une école de sourds-muets à Kalemie. De même qu'ils ont remis des dons de vêtements à un foyer de personnes âgées, ainsi qu'à la maternité de l'hôpital à Kinshasa. La participation des habitants est une condition sine qua non de l'initiative BASUNGI pour garantir que la continuation de ces initiatives sera assurée une fois les Volontaires des Nations Unies partis.
  • Dans le cadre du soutien que le HCR apporte aux quelque 20000 personnes réfugiées au Kazakhstan, majoritairement des Afghans, des Tadjiks et des Tchétchènes, un VNU algérien, Aoued Sebaa, sillonne de part et d'autre ce pays d'Asie centrale à la recherche des personnes vulnérables, pour aider celles-ci à subvenir à leurs besoins physiques. En association avec le Gouvernement et des organisations comme la Croix-Rouge, le Croissant-Rouge et le Fonds pour l'enfance du Kazakhstan, il conduit aussi des stages et des séminaires sur le droit des réfugiés à l'intention des représentants des pouvoirs publics et des ONG.
Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)