Plus de Pouvoir

10 juin 2000

BONN: « Je voudrais admettre que mon intérêt pour les questions du Genre s’est manifesté la première fois le jour où adolescente j’ai demandé à mon père de débarrasser la table parce que je voulais regarder Rue Sésame à la télévision », se souvient Zazie Schäfer. La VNU allemande est Spécialiste Genre et Dévéloppement au sein d’un projet exécuté conjointement par le PNUD, UNIFEM et VNU pour intégrer la perspective du Genre dans toutes les stratégies du développement.

Cinq ans après la Conférence Mondiale de Beijing sur la Femme, l’Assemblée Générale des Nations Unies, dans une session extraordinaire, fait le point — et VNU aussi. Cette édition du magazine UNVNews reproduit le travail qui se fait en ce moment dans ce domaine.

Le projet d’intégration du Genre résulte directement de la Conférence de Beijing, mais beaucoup d’autres activités VNU sont en cours de par le monde pour que les femmes soient plus visibles et leurs voix mieux entendues: au Rwanda, des Volontaires des Nations Unies portent assistance à des femmes, en majorité des veuves victimes du génocide de 1994, pour leur permettre de gagner leur vie et de nourrir leurs familles. Au Salvador, des mères célibataires -- souvent encore adolescentes -- trouvent conseil auprès des VNU. Dans les territoires palestiniens, une Volontaire des Nations Unies prépare des enseignants à des méthodes pour rétablir l’amour-propre chez des adolescentes et supprimer les stéréotypes sur l’identité des hommes et des femmes. Toutes ces initiatives sont des démarches pratiques pour donner plus de pouvoir aux femmes -- et peut-être aussi celui de laisser le père ou le mari débarrasser la table pour régler des affaires urgentes en instance.

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)