Initiative pour améliorer l’avenir des jeunes au Burkina Faso

18 juin 2003

Bobo-Dioulasso, Burkina Faso: A l'occasion de la Journée de l'Enfance Africaine lundi passé, le Gouvernement du Burkina Faso a organisé le lancement officiel d'une initiative de volontariat pour appuyer les jeunes pauvres et marginalisés des communes urbaines de ce pays d'Afrique de l'Ouest.

Organisé par le Programme des Volontaires des Nations Unies (VNU) conjointement avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le gouvernement du Burkina Faso et le gouvernement du Luxembourg, le lancement du projet a eu lieu en présence de 10 000 personnes dans la deuxième ville du pays, Bobo-Dioulasso.

"Les enfants et les jeunes fuyant la misère se retrouvent dans les villes à la recherche d'un mieux-être," a dit Mme Mariam Traoret Lamizana, Ministre burkinabé de l'Action Sociale et de la Solidarité Nationale. " Souvent non scolarisés et parfois déscolarisés, ils viennent se perdre dans un univers qui n'est pas préparé à les recevoir ni à leur offrir une vie meilleure, grossissant ainsi le nombre des enfants de la rue. "

Mme le Ministre a souligné que le gouvernement a mis en place des stratégies spécifiques pour les jeunes, à savoir la redéfinition des lois sur la jeunesse afin d'assurer que la situation socio-économique des jeunes soit prise en compte dans toute activité du Gouvernement.

Ciblé pour soutenir 1 200 jeunes et leurs parents, le projet travaillera avec les jeunes non scolarisés et déscolarisés, les enfants de la rue, les orphelins, les jeunes handicapés, les jeunes chômeurs, les prostituées mineures, les filles mères et les enfants victimes de mauvais traitements. Deux centres d'accueil, situés à Bobo-Dioulasso et Houndé, chef-lieux des deux provinces les plus pauvres du pays, le Houet et le Tuy, seront mis à disposition des jeunes bénéficiaires et des leurs parents pour assurer un certain nombre d'activités, à savoir dans les domaines de l'alphabétisation, la formation professionnelle et la facilitation de l'accès aux emplois, la gestion de micro-crédit et l'appui conseil.

Les Volontaires des Nations Unies internationaux et nationaux travailleront dans les centres en partenariat avec les organisations de la société civile, les institutions nationales et les autres projets présents dans les deux villes. Ces volontaires seront aussi engagés dans la promotion du volontariat et dans la création d'un réseau d'information pour la lutte contre le travail des enfants et leur exploitation et la réduction de la vulnérabilité des filles face aux infections sexuellement transmissibles, notamment le VIH/sida. Des comités locaux, composés par les représentants des associations des jeunes, les services nationaux déconcentrés, la Coopération Luxembourgeoise, le programme VNU et le PNUD joueront un rôle de contrôle dans la mise en oeuvre et dans la coordination des activités du projet.

"Ces interventions auront pour but de faciliter à ces jeunes l'accès à la formation professionnelle et à l'emploi et de leur ouvrir de meilleures perspectives d'avenir, " a dit Elom Pedro-Ayaovi, Coordonnateur de projet du programme VNU.

Le gouvernement du Luxembourg s'est engagé pour un montant de 2,2 millions de dollars EU et le gouvernement du Burkina Faso pour une contribution en nature de 300 000 dollars EU, y compris la fourniture des bâtiments pour les centres d'accueil et le soutien au membres des comités locaux.

Dès 1975, plus de 1 100 VNU ont travaillé au Burkina Faso dans des projets pour la lutte contre le sida, dans la promotion du volontariat national et l'encouragement du développement communautaire.

En s'adressant à Mme le Ministre de l'Action Sociale, M. Robert Da, Assistant au Représentant Résident du PNUD, a déclaré que cette initiative renforce l'engagement des VNU dans le développement de son pays. "Je peux vous assurer que les Volontaires des Nations Unies, forts de leur expériences, donneront le meilleur d'eux-mêmes afin de mener ce projet à la réalisation des résultats escomptés au bénéfice de notre jeunesse."

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)