Les enfants de l’orphelinat de Makamba
par Iram Batool

20 novembre 2007

Pour notre visite d’une journée à l’orphelinat de Makamba dans la province du Sud du Burundi, nous avions apporté de la nourriture pour les enfants. Nous avions organisé la journée avec le soutien de neuf volontaires !

Teresa, le docteur Tsegah et Julien s’étaient mis d’accord pour concevoir et développer un concept pour soutenir l’orphelinat et lui permettre de subvenir à ses besoins quotidiens, et cela de manière autonome. Les volontaires ont parlé du projet au chef du service administratif qui s’est engagé à fournir l’appui nécessaire en fonction des possibilités.

Combattre la maladie
L’orphelinat a besoin d’assistance médicale pour lutter contre des maladies fréquemment observées chez l'enfant comme la malaria, la diarrhée, les allergies cutanées et les infections respiratoires. La malnutrition et les mauvaises conditions d’hygiène en sont souvent la cause. En accord avec le chef du service administratif, l’infirmière des Nations Unies en poste à Makamba donnera des conseils sur l’hygiène et une formation au personnel de l’orphelinat. Elle prendra soins des enfants sur le plan médical. A l’issu du programme de formation, le personnel sera familiarisé avec les techniques d’hygiène et de propreté garantissant un environnement sain dans cet orphelinat qui accueille aussi de très jeunes enfants. Le docteur Tsegah fera le suivi sur le développement de ces activités en collaboration avec l’infirmière.
       
La plupart des orphelins souffrent de malnutrition à cause d’un régime alimentaire non équilibré. Il est vrai que les besoins en nourriture, en soins de santé et d’éducation varient selon l’âge des enfants, mais des solutions existent pour satisfaire l’ensemble des besoins. Les docteurs Debabeche et Tsegah et l’infirmière ont travaillé ensemble à la conception d’un tableau alimentaire pour chaque enfant. Ils ont rencontré les collègues du Programme Alimentaire Mondial pour examiner la question de livrer de la nourriture à l’orphelinat sur une base régulière.
 
Rendre le projet viable
Pour la sécurité des enfants il est nécessaire de construire une clôture autour de l’orphelinat et un plafond pour les cuisines. Il faut aussi installer des moustiquaires aux fenêtres, réparer et peindre le bâtiment, remettre à niveau les installations électriques et construire une aire de jeu. Le service administratif s’est engagé à fournir le matériel et la main d’œuvre nécessaires. La section d’ingénierie a terminé son enquête préliminaire avec pour but d’établir un budget et de définir les besoins en matériel pour la réhabilitation de l’orphelinat.

Fin septembre on recensait 47 enfants et neuf personnes pour s’occuper d’eux. Selon les calculs, le coût mensuel de fonctionnement de l’orphelinat s’élève à 600 000 Francs du Burundi. Le personnel n’est pas payé, il est seulement nourri et logé.  L’orphelinat fonctionne principalement grâce à des dons de l’église, d’organisations caritatives et de certains parents d’enfants dont les moyens sont pourtant très limités. Il reçoit également du sucre livré par une entreprise locale. Teresa et Hanitra envisagent divers manières de soutenir ces activités de soutien par l’intégration des enfants dès l’âge de huit ans dans des activités sociales et culturelles. Des équipements seront achetés pour les ateliers de travaux manuels comme la broderie, la couture et la cuisine. L’orphelinat couvrira ses besoins en nourriture avec l’achat de  petits animaux d’élevage, poulets et chèvres, et par la vente d’œufs et de lait. Les volontaires aideront à formuler des requêtes d’appui à l’intention des organisations internationales présentes sur place (PNUD, UNICEF, PAM, FNUAP). Des demandes seront aussi adressées à des associations locales susceptibles d’apporter un soutien régulier. Des requêtes relatives à des versements mensuels et réguliers à somme fixe seront adressées à des institutions à l’extérieur du Burundi. Les versements prendront fin lorsque l’orphelinat aura acquis la capacité de se prendre en charge.

Pour avoir une idée précise sur la finalisation du projet, les neuf volontaires, Teresa, Dr. Tsegah, Dr. Houria, Margaret, Angela, Solange, Hanitra et Mario sont venus à l’orphelinat en septembre pour se rendre compte concrètement des besoins immédiats et à long terme. Grâce aux discussions de groupe avec le personnel, ils ont établi un examen détaillé des ressources disponibles et ont défini le soutien requis pour lutter contre les maladies, réduire la mortalité infantile et assurer la sécurité des enfants. Leur contribution et les informations qu’ils ont rassemblées serviront de base pour de futures actions.

Il est encourageant de voir combien les volontaires sont enthousiastes et engagés pour aider les plus défavorisés et d’une certaine manière pour aider l’humanité. Pour cette raison, nous leur sommes plus que reconnaissants.

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)