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Madagascar : sécheresse et alimentation
par Chloé Sueur
Le volontaire VNU Robert Guiradoumbaye et des membres du comité de gestion qui mobilisent des volontaires parmi les villageois pour creuser la marre du village et retirer le sable et les cactus rouge qui envahissent les alentours. (Programme VNU)Androy, Madagascar : A Namoia dans la commune de Nikoli, un membre du comité de gestion de l’eau, M. Manuel Randriarimanana, explique comment la population desservie par la marre s’organise pour assurer une gestion rationnelle de l’eau : « les ménages sont limités à deux sceaux d’eau par jour et l’ustensile utilisé pour la récupération de l’eau doit être propre. L’accès au bétail est interdit et il en est de même pour le nettoyage de la vaisselle et la lessive ». Cette gestion rationnelle de l’eau est indispensable dans les régions de l’Androy et d’Anosy, où la sécheresse sévit chaque année et où l’insécurité alimentaire y est chronique. Robert Guiradoumbaye, volontaire VNU, chargé de programme pour le Programme Alimentaire Mondial, connaît bien les problèmes de développement de ces régions et est en charge de déployer certains moyens pour y répondre depuis avril 2009. A cette fin et en collaboration avec ses collègues, il a développé un réseau de partenaires nationaux et internationaux, s’est organisé pour renforcer leurs capacités si nécessaire et ensemble ils réagissent aux difficultés alimentaires rencontrées par la population. Dans ce cadre, c’est au travers du partenariat avec ASOS (Action Socio sanitaire et Organisation Secours), une association malgache œuvrant dans le district de Tshiombe/région Androy, que chacun a déployé son savoir-faire dans la commune de Nikoli, lorsque celle-ci a fait partie de l’une des sept communes de Tshiombe classées en difficulté alimentaire par le Système d’Alerte Précoce (SAP). Ils ont organisé une distribution générale et des activités de vivre contre travail (VCT). C’est ainsi que la réhabilitation de la marre à Namoia a été réalisée par des membres de la communauté qui ont reçu, en retour, des rations alimentaires composés de riz, du mais grain, de l’huile et des légumes secs pour eux-mêmes et leurs familles. Pour Robert, qui a travaillé de nombreuses années pour le Programme Alimentaire Mondial au Tchad, pays dont il est originaire, son expérience à Madagascar en tant que volontaire est très enrichissante aussi bien sur le plan technique qu’humain. Il dit : « la proximité que j’entretiens avec les partenaires et les bénéficiaires représente un cadre formidable pour échanger mes expériences et les résultats obtenus ». Par rapport au savoir-faire qu’il a développé au Tchad au travers d’un programme d’une durée au minimum d’une année d’appui aux camps de réfugiés, il a, à Madagascar, appris à composer avec la gestion des urgences sur des périodes de quelques mois et des partenaires multiples et diversifiés. Robert est satisfait de la capacité d’adaptation dont il a fait preuve et surtout de la dynamique d’équipe qu’il a su inciter. Au cours de sa mission, il a noté une nette amélioration dans la qualité et la quantité de travail fourni par les agents de terrain qui composent son équipe. Grâce à une meilleure planification et des encouragements quotidiens, les activités sont mises en œuvre dans les délais et sont suivies bien que le nombre de partenaires et de bénéficiaires a augmenté. Le Programme Alimentaire Mondial, grâce, entre autre, à l’implication et l’engagement de volontaires VNU tels que Robert, a ainsi une capacité à répondre aux urgences liées à l’insécurité alimentaire qui sévissent régulièrement dans les régions de l’Androy et d’Anosy. |
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