Un cadre de vie pour enfants respectueux de l’environnement
par Julien Guillemard

Une journée de sensibilisation sur l’environnement a permis à 50 garçons et 50 filles du Burundi, âgées de 8 à 12 ans, de mieux comprendre les menaces pour l'environnement et la vie quotidienne. A l’atelier sur l’eau, par exemple, les enfants ont constaté des différences frappantes de couleurs et de pureté de l’eau puisée en différents endroits du lac Tanganyika et contenue dans différentes bouteilles. (programme VNU)Une journée de sensibilisation sur l’environnement a permis à 50 garçons et 50 filles du Burundi, âgées de 8 à 12 ans, de mieux comprendre les menaces pour l'environnement et la vie quotidienne. A l’atelier sur l’eau, par exemple, les enfants ont constaté des différences frappantes de couleurs et de pureté de l’eau puisée en différents endroits du lac Tanganyika et contenue dans différentes bouteilles. (programme VNU)Le Chargé de progamme VNU Julien Guillemard (à droite) et son équipe de volontaires VNU ont familiarisé des jeunes avec le système solaire, l’écosystème terrestre et les changements climatiques au cours d'un atelier sur les corps célestes organisé dans un planétarium reconstitué. (programme VNU)Le Chargé de progamme VNU Julien Guillemard (à droite) et son équipe de volontaires VNU ont familiarisé des jeunes avec le système solaire, l’écosystème terrestre et les changements climatiques au cours d'un atelier sur les corps célestes organisé dans un planétarium reconstitué. (programme VNU) Les enfants apprennent qu'il est possible d’allumer une ampoule ou de chauffer de l’eau avec un four solaire, sans avoir besoin de combustibles. (programme VNU)Les enfants apprennent qu'il est possible d’allumer une ampoule ou de chauffer de l’eau avec un four solaire, sans avoir besoin de combustibles. (programme VNU)
27 juillet 2009

Bujumbura, Burundi: Une journée de sensibilisation sur l’environnement a été organisée le samedi 25 juillet à l'Ecole française de Bujumbura pour permettre à 50 garçons et 50 filles âgées de 8 à 12 ans de mieux comprendre la manière dont les menaces pour l'environnement pèsent aussi sur la qualité de vie quotidienne et comment peut contribuer à les atténuer. Ce fut également l'occasion pour les associations qui œuvrent dans le domaine de l’environnement et les partenaires du programme VNU de bénéficier d’un espace d'échanges et de partage des meilleures pratiques en faveur de l’environnement.

La journée a commencé par de petites rencontres sportives ayant mobilisé quatre équipes de garçons et quatre équipes de filles. A l'issu du tournoi de football où les matches furent très disputés,  l'équipe de filles de l’association Jamaa et celle des garçons de l’association Ajevod-Kora ont reçu les honneurs des tambourinaires Rukizo Legacy. Albert Mbonerane, Président de l’Association Ceinture Verte pour Environnement (ACVE), ancien Ministre de l’Environnement, a ensuite félicité les responsables des équipes gagnantes et leur a remis symboliquement des trophées à planter : des rosiers pour les filles et des avocatiers pour les garçons.

Les enfants ont participé à des ateliers pédagogiques et interactifs organisés par des associations qui travaillent dans le domaine de l’environnement, des spécialistes des questions environnementales et des acteurs du domaine. Ils ont été sensibilisés sur l’utilisation rationnelle de l’eau, les problèmes de la déforestation et l’assèchement des marais, le recyclage et l’utilisation des déchets et les solutions innovantes disponibles sur le plan local, en vue d’initier des réflexes au quotidien.

Dans le cadre de la sensibilisation sur la bonne gestion et la bonne utilisation de l'eau, l’ACVE a fait deviner aux enfants la provenance de l’eau puisée en différents endroits du lac Tanganyika et contenue dans différentes bouteilles. Les enfants ont constaté, par eux-mêmes, des différences frappantes de couleurs et de pureté de l’eau, en fonction de l’endroit où celle-ci a été puisée : près du port, à l’embouchure de la rivière Rusizi, près de Saga Plage…

Le Forum Burundais de la Société Civile du Bassin du Nil (FCBN) s’est appuyé sur des images et des reportages vidéo pour expliquer le mécanisme de la désertification et l’importance de la mobilisation des communautés pour la protection de l’environnement, notamment par la mise en place de barrières antiérosives.

Gérard Kayuku, premier VNU International Burundais, hydrographe de formation, a expliqué aux enfants avec des cartes et des schémas le processus conduisant aux précipitations au Burundi.

L’association Burundi Nature Action a expliqué les dangereuses conséquences de la déforestation et de l'assèchement des marais sur la précieuse biodiversité du Burundi.

En ce qui concerne le recyclage et le traitement des déchets, le processus complet de fabrication de briquettes combustibles à base de déchets agro-alimentaires a été expliqué par l’Association pour le Développement et la Lutte contre la Pauvreté. Les scouts et guides du Burundi ont expliqué, à travers des jeux, la différence entre les déchets biodégradables et ceux qui ne le sont pas.

Des pratiques innovantes ont été présentées par l’entreprise ATECAR. Ainsi, les enfants ont pu constater qu’avec le soleil il est possible d’allumer une ampoule, ou de chauffer de l’eau avec un four solaire sans avoir besoin de combustibles.

Grâce à la reconstitution d’un planétarium et des corps célestes dans l’atelier animé par le programme des Volontaires des Nations Unies, les enfants se sont familiarisés avec le système solaire, l’écosystème terrestre et les questions liées aux changements climatiques. L’Association Française des Volontaires du Progrès (AFVP) en a profité pour exposer quelques uns de ses projets dans le domaine de la protection de l’environnement en Afrique.

Pour clôturer la journée, les enfants ont contribué à un spectacle de chants, de danses et de sketches sur les questions environnementales. Les enfants ont partagé leurs impressions et ont suivi une pièce de théâtre qui a fait rire et a ouvert des pistes sur le moyen d’allier protection de l’environnement et développement économique. Des jeunes filles batwas ont ensuite entrainé tout le jeune public dans une joyeuse danse de la pluie. Les tambours Rukizo Legacy ont clôturé les activités.

Ces activités ont reçu un très bon accueil de la part des enfants. Les associations ont beaucoup apprécié de pouvoir profiter d’un espace de sensibilisation sur des questions touchant à leur domaine d’expertise. De telles activités qui ont suscité un grand intérêt permettent à la fois de mobiliser des volontaires, de faire un plaidoyer pour le volontariat et d’intégrer le volontariat dans les stratégies de développement. Ne devraient-elles pas avoir lieu plus souvent ?

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)