Le programme VNU et le VIH/sida

31 mai 2006

Actif dans le combat contre le VIH/sida, le programme des Volontaires des Nations Unies (VNU) apporte un appui aux personnes affectées par la maladie en coopérant étroitement avec le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), les organisations non-gouvernementales locales et internationales, les organismes communautaires, les organisations de volontaires, les réseaux des personnes vivant avec le VIH/sida et les programmes nationaux de lutte contre le SIDA dans les pays concernés.

Depuis 2003, le programme VNU est engagé au sein du projet phare du PNUD visant à relever les défis posés par le VIH/sida : l’initiative SACI d’appui aux capacités de l’Afrique australe. La contribution du programme VNU inclut l’apport d’experts dans le domaine médical, organisationnel, politique et technique. Dans les neuf pays participant au programme – Afrique du Sud, Botswana, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Swaziland, Zambie et Zimbabwe – ces experts s’associent avec le gouvernement, les agences et les ONG. Ensemble, ils travaillent à la formation de responsables, au transfert de compétence accéléré, et aident les institutions à assurer les services essentiels. Les Volontaires des Nations-Unies s’impliquent également au niveau régional et local pour soutenir la planification et la coordination des réponses, aider à la création de groupes locaux de volontaires capables de transmettre le message sur le VIH/sida, et soutenir les malades.

Afin de réduire le stigmate lié au VIH/sida, et aider les personnes touchées à vivre avec la maladie, le programme VNU en collaboration avec ONUSIDA et le PNUD, promeut la participation accrue des personnes vivant avec le VIH/sida (projet GIPA) . Depuis 1997, le programme a accru ses efforts au sein de GIPA, notamment par l’intermédiaire de projets pilotes à destination des communautés. L’objectif est ici de démontrer que les gens vivant avec le virus peuvent continuer à travailler et rester les membres productifs de la société grâce à un appui et des soins adéquats.

Par le biais du projet GIPA, les Volontaires des Nations Unies - bon nombre d'entre eux vivant avec le VIH/sida - travaillent avec les réseaux régionaux de personnes vivant avec le virus et aussi avec les institutions locales pour empêcher la propagation du virus et soutenir les activités de lutte contre l’épidémie. Certaines de ces activités incluent la distribution de préservatifs, les consultations sur l’utilisation de préservatifs et les campagnes d’information à travers les médias, les soins donnés à domicile et l’aide financière destinée à la création d’activités génératrices de revenus. Pour combattre le stigmate, les participants partagent leurs expériences, connaissances et compétences pour aider leurs pairs et pour influencer les politiques et les programmes de développement. Il est également important de signaler que les occasions sont données aux Volontaires des Nations Unies de jouer un rôle actif provoquant des changements positifs dans leur vie et celle des autres, plutôt que de se résoudre à porter le statut lié à la stigmatisation. Le projet a démarré au Malawi et en Zambie pour être ensuite répété au Botswana, au Burundi, au Cambodge, à Cuba, en République Dominicaine, en Guyane, en Haïti, en Indonésie, à la Jamaïque, au Kenya, au Rwanda, au Suriname, et à la Trinité-et-Tobago et au Zimbabwe.

Exemples d’initiatives

Au Vietnam, des Volontaires des Nations Unies intégrés au projet GIPA et encadrés par l’antenne locale des Nations Unies aident l’Union des femmes vietnamiennes à fournir soutien et formation aux personnes touchées par le VIH/Sida; à faciliter l’accès aux soins; à lutter contre la discrimination et la stigmatisation; à gagner la compréhension et le soutien du GIPA; à offrir aux personnes malades une opportunité de devenir eux-mêmes volontaires.

En Guyane, des médecins Volontaires des Nations Unies travaillant dans le cadre du Plan Américain d’Urgence de lutte contre le Sida (PEPFAR) ont un double rôle: tout d’abord, prodiguer les soins médicaux immédiats, et ensuite développer la capacité du pays à fournir à ses propres médecins les connaissances nécessaires pour faire face au virus. Pour ce faire, les volontaires, principalement issus de pays du Sud, organisent des séminaires pour le personnel médical, et tiennent des sessions d’information sur le traitement et la prévention à destination des malades et de leur famille. Avec l’aide de bénévoles guyanais, les médecins VNU sont ainsi partis en mission dans des cliniques rurales, jusqu’ici tenues à l’écart des différents programmes sur le Sida.

Dans les Caraïbes, des VNU aident le CRN+, réseau régional de séropositif des Caraïbes, à accroître la prise de conscience du public sur le VIH/sida et à mobiliser les ressources financières, médicales et humaines. Ils travaillent sur place avec des responsables politiques pour mettre en oeuvre des mesures contre la discrimination des personnes atteintes du virus et pour une meilleure information au sein des prisons, des écoles, du système judiciaire et des lieux de travail.

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)