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Nos ressources dépendent de notre adaptation au climat
par Gaidama Abdou
Le volontaire VNU Gaidama Abdou (à gauche) rencontre les agriculteurs et pasteurs qui sont totalement dépendants des ressources naturelles. S’adapter aux changements climatiques signifie faire face aux menaces potentielles, mais aussi tirer profit des opportunités pour le développement. (Programme VNU)
Le volontaire VNU Gaidama Abdou aide des communautés à s’adapter aux effets des changements climatiques dans le cadre de son affectation comme volontaire VNU national, assistant du Programme d'Adaptation à Base communautaire (PABC) au Niger. (Programme VNU)
Niamey, Niger: Mes responsabilités de volontaire VNU national, assistant du Programme d'Adaptation à Base communautaire (PABC) au Niger, me conduisent à rencontrer régulièrement des populations très vulnérables soumises aux adversités des aléas climatiques, comme la sécheresse ou la disette alimentaire. Le PABC est un projet du Programme des Nations pour le développement (PNUD) qui vise à améliorer la capacité d’adaptation aux changements et variabilités climatiques des communautés locales. Le Niger est un pays à trois quart désertique classé parmi les plus pauvres du monde. Les défis du développement comprennent la lutte contre la pauvreté, l’insécurité alimentaire et la désertification. Nos ressources dépendent de notre capacité d’adaptation aux variabilités climatiques. Le défi pour moi est d’enseigner aux communautés cette capacité d’adaptation tout en les amenant à prendre en compte les préoccupations climatiques dans la gestion des ressources naturelles, et de réduire leur vulnérabilité face aux effets néfastes des changements climatiques. J’ai commencé mon travail en mars 2010. Il consiste à apporter une assistance technique aux bénéficiaires et à les aider à formuler des projets d’adaptation et à conduire des exercices d’évaluation de réduction de vulnérabilité (ERV). Le PABC a une base de données dans laquelle j’enregistre les informations de suivi avant le décaissement des fonds. Avant déboursement, j’aide les bénéficiaires à préparer les rapports d’avancement à différentes échéances jusqu’au stade final des projets. Une formation est donnée aux communautés locales, aux ONGs et aux Organisations Communautaires à la Base (OCBs) pour leur donner la capacité de formuler et de mettre en œuvre leurs projets. Un jour lors d’une mission de terrain, j’ai posé la question suivante : Pourquoi le volontariat a-t-il régressé au sein des communautés ? Réponse d’un vieux du village : « Mon fils, avant nous produisions beaucoup pour toute l’année, mais aujourd’hui nous gagnons à peine la nourriture de trois mois ». Le volontariat existe depuis fort longtemps au sein des communautés, mais il a nettement reculé à cause des difficultés économiques et de la dégradation des ressources naturelles. Mon but est de mobiliser un grand nombre de volontaires communautaires autour des projets d’adaptation aux changements et variations climatiques, dans le but d’assurer la durabilité des projets, le maintien des résultats et des effets à long terme. Les habitudes culturelles des bénéficiaires ont été une source d’inspiration et j’ai voulu donner quelque chose en échange. Sachant que c’est dans l’action qu’on peut inspirer les autres, j’ai participé aux travaux communautaires aux côtés des membres de la communauté. J’ai profité de toutes les occasions pour leur rappeler les différentes formes d’engagement volontaire qui existent chez nous, au Niger, où nous avons par exemple une forme traditionnelle de volontariat qu’on appelle « le gayya ». |
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