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Inventaire sismique
par Rogelio Zamudio
Dégats causés par le tremblement de terre de janvier 2010 à Haïti. Rogelio Zamudio, Péruvien, soutient les activités d’ONU-Habitat dans la reconstruction d’Haïti. Le volontaire VNU a produit un rapport d’évaluation sur la vulnérabilité sismique de Port-au-Prince. Le financement provient du gouvernement japonais avec pour objectif de fournir une expertise du programme VNU aux objectifs d'ONU-Habitat à Haïti aux fins de mettre en place une dizaine de centres d’hébergements communautaires dans la grande région de Port-au-Prince. (Mariana Nissen/programme VNU)Port au Prince, Haïti: A Haïti, avant le 12 janvier 2010, on ne disposait que d’un inventaire très partiel des mouvements des terrains. Port-au-Prince est dangereusement surpeuplée de maisons construites sur les flancs des collines escarpées et dénudées entourant la ville, dans les ravines ou les lits secs de cours d'eau, en blocs de béton. Ces derniers sont construits avec du ciment pauvrement mélangé à du sable de mauvaise qualité et des matériaux de construction qui laissent beaucoup à désirer. Cette situation a rendu le séisme beaucoup plus meurtrier qu'il ne l'aurait été s'il avait frappé une région plus robuste et des villes dotées de maisons mieux construites. Les maisons ont été construites ainsi à Port-au-Prince, à Jacmel, ou à Petit-Goave, parce que les gens sont pauvres et ne pouvaient pas se permettre d’acheter des matériaux de construction adéquats. L'absence de normes antisismiques a résulté dans des édifices mal conçus et mal construits qui n'ont offert aucune résistance aux puissantes secousses du tremblement de terre. La population d’Haïti est très vulnérable aux menaces naturelles. En effet, la plupart des villes à forte densité démographique se situent soit dans les plaines inondables, soit en bordure de mer. C’est le cas par exemple de Port au Prince, de Jacmel, des Cayes. Cette augmentation de population dans les villes exposées a été générée notamment par l’exode rural. Cet exode provoqua un déboisement et un défrichage des versants des mornes et l’expansion des villes vers les plaines, les zones marécageuses et inondables du bord de mer. De plus, cet afflux massif de population a été caractérisé par des constructions anarchiques en dur et en matériel de récupération, dans des zones très exposées (pentes des mornes, berges des rivières, marécages remblayés, exutoires naturels des rivières et plaines inondables) avec des réseaux de drainage soit mal entretenus soit inexistants. Il est nécessaire d’élaborer le plus tôt possible un plan de contingence pour la période de 2010 à 2015 sur la menace sismique. A moyen et plus long terme, il est nécessaire de mettre en place, notamment au niveau des agglomérations les plus denses, un réseau d’observation géotechnique, hydrométéorologique, sismologique et géodésique intégré dans le territoire national. Dans les zones urbaines majeures, il s’avère utile de cartographier les caractéristiques géotechniques du sol et sous-sol et d’y établir un code de zonage sismique par zone, et nécessaire d’interdire les constructions dans les zones les plus exposées aux menaces naturelles. Il est possible de construire des structures qui résistent à toute la gamme de menaces naturelles (séismes sévères). Haïti doit être reconstruit avec une stratégie extrêmement complexe d’amélioration de la connaissance du sous-sol et de diverses connaissances hydrauliques, géologiques, cartographiques, séismiques. La reconstruction du pays va conduire à des actions très importantes d’aménagement du territoire. La même exigence de connaissance du sous-sol va se révéler aussi bien pour les zones planes que pour les zones en pente évoquées jusqu’ici. En dépit de l’existence d’un Laboratoire des Travaux Publics et de bureaux d’études spécialisés, il semble qu’assez peu de données géotechniques soient disponibles. Il importe donc de prévoir un renforcement des moyens correspondants au niveau national.
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