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Aider le Niger à consolider la paix
05 mars 2003 Niamey, Niger: Le Malien Firoun Mahamar Maiga s'est forgé une réputation d'expert en démobilisation et réinsertion d'ex-combattants en travaillant avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Mali, où il a été aussi maître d'œuvre de la consolidation des acquis de la réinsertion. Actuellement Volontaire des Nations Unies (VNU) au Niger, il coordonne les activités du Projet de Consolidation de la Paix dans la Région de Diffa. En 2002, son équipe a réussi la réinsertion de 660 ex-combattants arabes, peuls et toubous à travers 95 micro-projets : 34 sites d'élevage, 57 commerces et 4 entreprises de service. Dans ses propos ci-dessous, le volontaire souligne la nécessité à consolider la paix pour le développement. Pour une première fois au Niger, et je dirai même en Afrique de l'Ouest aussi, les Volontaires des Nations Unies sont mis à contribution pour exécuter un programme de réinsertion socioéconomique d'ex-combattants. Comme pour les conflits qu'ont connus nos pays subsahariens, la rébellion au Niger a été liée à la pauvreté, à la revendication de droits légitimes comme la décentralisation, l'accès à l'éducation, l'accès à l'eau, bref l'accès à des conditions de vie suffisantes. Le phénomène est complexe du fait que les gens prennent les armes pour s'exprimer et que les populations n'étant pas habituées à ce genre de réaction la prennent avec prudence, regret et même dans leur chair à cause des pertes en vies humaines. Le phénomène s'est arrangé aujourd'hui, Dieu merci ! C'est dans ce contexte qu'il faut considérer la réinsertion d'ex-combattants comme une approche du développement particulière et complexe. Elle représente avant tout un changement de mentalité, de comportement et une rééducation à entreprendre pour réinsérer les ex-combattants dans le tissu social qu'ils ont quitté à un moment donné, soit par conviction individuelle soit par conviction politique. Ramener les ex-combattants ensemble, rétablir le contact avec les populations, faire en sorte qu'ils soient de nouveau acceptés par la propre communauté, c'est cela la difficulté du travail. La chance a été donnée aux Volontaires des Nations Unies de s'exprimer pour la première fois sur des textes ou bien des approches habituellement exécutés sur le plan international par des grands organismes comme l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Je dirais que pour nous, VNU spécialistes internationaux, c'est un insigne honneur que d'exécuter cette tâche dans la région du Manga sur le territoire du Niger. Quant aux VNU nationaux qui représentent 90 pour cent des membres de l'équipe, c'est pour eux une fierté que de se sentir volontaire d'exécuter la réinsertion et en même temps une gratification que de faire cette expérience qui est nouvelle et dont chacun peut se servir comme savoir-faire, même le programme VNU qui peut transplanter l'expérience ailleurs. Ces Volontaires des Nations Unies, des hommes et des femmes qui se sont réunis à un moment donné avec leurs populations pour examiner et partager des enjeux, ont hautement relevé un défi du développement majeur - la réinsertion des ex-combattants. Ils l'ont fait efficacement, à peu de frais et dans un temps record acceptable. Aujourd'hui vous rencontrez des ex-combattants parfaitement réintégrés, partageant les activités économiques de développement avec leurs communautés et contribuant effectivement à un climat de paix, sans parler des nouvelles opportunités pour le développement que ce groupe apporte aux partenaires de projets. Je terminerai en disant qu'il ne sert à rien de réinsérer des ex-combattants dans leur milieu social si les activités qu'ils mènent ne sont pas aussi consolidées pendant un temps, de sorte à être sur que la paix est là et que les activités de développement ont démarré. Les partenaires amis du Niger doivent fournir maintenant assez d'effort pour accompagner le pays dans cette phase parce que sans paix il n'y a pas de développement. Aujourd'hui dans le Manga, des micro projets fonctionnent, d'autres traversent des charnières certes, mais l'esprit et l'initiative sont là et chacun montre une bonne volonté de pouvoir réussir. Je pense que cela c'est quelque chose qu'il faut consolider, ne pas occulter surtout et laisser. Une mauvaise réinsertion est une rébellion dans l'avenir. Le Programme VNU recherche des partenaires pour financer la réinsertion des ex-combattants de l'Aïr et de l'Azawak, afin d'assurer une égalité de traitement à l'ensemble des ex-combattants recencés au Niger. Un document de projet intitulé "Consolidation de la Paix dans l'Aïr et l'Azawak" est disponible auprès de la Chargée de programme VNU à Niamey : |
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