Ariel IDA NGONDI, Cameroun, Officier des Droits de l’Homme, ONUCI

Ariel Ida Ngondi (au droit), de Cameroun, Officier des Droits de l’Homme, ONUCI. (VNU)Ariel Ida Ngondi (au droit), de Cameroun, Officier des Droits de l’Homme, ONUCI. (VNU)
19 septembre 2008

Daloa, Côte d’Ivoire: Je suis en charge, par intérim, du Bureau Régional des Droits de l'Homme de Daloa, Division des Droits de l'Homme de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).  Mes tâches couvrent la protection et la promotion des droits de l'homme, la programmation et la  coordination des activités du Bureau régional des droits de l'homme de Daloa. Les activités programmées sont les formations ou la sensibilisation au respect des droits de l’homme et les missions d'investigation.

Mis à part cela, nous recevons en permanence, sans rendez-vous : il y va de la protection des personnes. Toutes les personnes reçues sont écoutées avec attention puis, selon les cas, nous agissons. Pour ce faire, nous nous rendons sur les lieux pour nous rendre compte nous même de la situation, et nous faire une idée précise de l'affaire dont nous sommes saisis. Ensuite, nous essayons d'apporter une solution consensuelle, en conformité avec le respect des droits de l'homme. Cela nous arrive par exemple dans les cas où des parents veulent forcer leur fille à se marier. Généralement, personne ne veut porter plainte...

Mais si par exemple, ce sont les papiers d'identité d'une personne qui sont retenus à un poste de contrôle des forces de l'ordre, et que cette personne vient à nous, nous avons une double option : aller là où les pièces ont été retenues ou contacter le supérieur hiérarchique de ceux qui ont retenu ces pièces. Il peut même nous arriver de faire les deux à la fois, c’est-à-dire aller là où les pièces ont été retenues, puis contacter le supérieur hiérarchique de ceux qui ont retenu ces pièces, si en nous rendant sur les lieux, nous ne sommes pas satisfaits. L'autorité contactée par téléphone nous prie, généralement, de venir la trouver et après une brève confrontation entre la personne qui nous a saisis et son subordonné, elle donne une solution légale au problème. Nous allons aussi dans les prisons et tous les autres lieux de détention. Nous nous informons sur les conditions de détention et faisons des propositions en vue de leur amélioration : sensibiliser les employés des prisons sur les droits de l'homme dans les prisons, demander que les malades soient soignés, nous entretenir seuls avec les personnes incarcérées, etc. Il m'arrive de faire ces trois types d'activité en une même journée. J'oubliais le Sitrep que je dois envoyer à Abidjan avant 15h00 et la présence du Bureau à certaines activités organisées par des partenaires (souvent sur invitation). Je dis "nous" parce qu'en principe, nous sommes toujours deux Officiers des Droits de l’Homme lorsque nous travaillons, ce n'est qu'exceptionnellement que je fais seule une activité surtout hors du Bureau. Pour moi, être volontaire, c'est être une professionnelle accomplie dans le domaine dans lequel on exerce en tant que volontaire et se donner à fond dans son travail sans s'encombrer des revendications des salariés.

Le programme VNU est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)