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Comprendre l'Environnement pour apprendre à gérer les ressources durablement
par Djerambete Bendoye
Djerambete Bendoye, volontaire VNU du Tchad, développe les capacités de communautés de villageois à gérer durablement les ressources naturelles de l’archipel des Comores au sud-est de l'Afrique. (Programme VNU)Comores: Je suis arrivé en avril 2008 dans l’archipel des Comores dans le cadre d’une affectation de Volontaire au projet de développement des capacités des organisations communautaires de base et promotion du volontariat en tant que modèle d’implication des communautés villageoises pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement L’occasion m’est ainsi offerte de partager avec les communautés insulaires ma modeste expérience sahélienne en formation et éducation environnementale liées à la gestion durable des ressources naturelles. L’union des Comores à l’instar des autres Etats membres de la Commission de l’Océan Indien a inclus l’éducation environnementale dans sa politique environnementale. Cet engagement a été clairement exprimé dans le document de politique nationale environnementale (PNE). Cependant sur le terrain, les actions d’éducation environnementale sont embryonnaires, timides voire inexistantes dans certains cas. J’ai également remarqué que l’éducation environnementale en termes d’approche, de finalités et buts n’est pas bien appréhendée. Alors je ne manque pas des occasions telles que les réunions de travail ou échanges avec les partenaires pour expliciter le concept. L’éducation environnementale est souvent perçue comme une nouvelle discipline dans les écoles et une nouvelle activité pour les communautés. Or, c’est une approche transdisciplinaire, un processus dans lequel les communautés acquièrent des connaissances, compétences, expériences et volonté nécessaires pour gérer de manière durable les ressources de leur terroir. L’éducation environnementale conduit donc à un changement de comportement vis-à-vis de l’environnement. De ce fait, le processus doit s’intégrer dans tous les programmes de développement afin de garantir la pérennité des acquis. Dans le renforcement des capacités des communautés qui constitue un domaine d’intervention du projet, notre principal appui concerne la conception et la mise en œuvre d’un plan de formation répondant aux réelles attentes des communautés. Pour cela nous nous sommes attelés dans un premier temps à faire un travail d’identification et d’analyse. Ainsi les différents acteurs de gestion des ressources au niveau des villages sont identifiés et un lien est fait avec leur type de participation et la manière dont ils peuvent aider à la mise en place d’une gestion durable. Dans un second temps, et sur la base des capacités requises pour chaque groupe d’acteurs pour gérer durablement le terroir, les connaissances existantes sont répertoriées. Les contraintes et lacunes sont identifiées. Les besoins en capacités exprimés sont récoltés. A partir de ce travail d’identification et d’analyse, une trentaine de modules de formation a été déterminée. Ce qui a conduit à l’élaboration du plan de formation. Pour assurer l’efficacité des formations, nous avons produit outre les fiches techniques sur certains modules, deux guides didactiques. L’un porte sur l’approche méthodologique de formation et l’autre sur l’élaboration de plan de séance de formation. L’accent est mis sur l’aspect participatif de la formation où le formateur et les apprenants ont tous des connaissances et expériences. La tâche du formateur consistera donc à structurer les capacités d’analyse des problèmes, de réflexion et de recherche de solutions appropriées afin d’atteindre les objectifs de formation. L’archipel des Comores est d’obédience musulmane. Ainsi l’influence des Imams est très forte sur les communautés. Il y a donc lieu de les impliquer dans les actions d’éducation environnementale. Il est souhaitable à cours terme d’intégrer l’éducation relative à l’environnement aux programmes scolaires avec une formation préalable des enseignants. Le retard des Comores dans le domaine peut constituer un atout, car il pourra tirer beaucoup de leçons des lacunes constatées dans les pays sahéliens qui ont déjà expérimenté les programmes. Les partenaires internationaux des Comores doivent appuyer au renforcement de l’éducation environnementale. Et les techniciens nationaux en charge des projets feront en sorte qu’elle accompagne la mise en œuvre des projets. Or, on constate que les projets en cours sont pour la plupart peu enclins à aider à la promotion d’un nouveau type d’homme comorien, soucieux et respectueux de son environnement écologique. |
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