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Course contre la montre pour Port-au-Prince
par Mar Brusola Valls
Selon Mar Brusola Valls, la règle d'or d'une affectation de volontaire VNU avec la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti est de savoir s'adapter. (Programme VNU)Port-au-Prince, Haïti: Comment suis-je devenue volontaire VNU ? C’est par hasard. A l’époque, j’habitais à New Delhi. J’avais déménagé là-bas avec mon mari et je cherchais un emploi. J’ai postulé pour tout ce qui m’attirait le plus, et travailler pour les Nations Unies était un de mes choix… Un an et demi plus tard, j’ai eu des nouvelles du programme VNU. Quand j’ai reçu le mail, j’ai réagi sereinement. Le processus a pris plusieurs mois pendant lesquels j’ai eu le temps de bien réfléchir à ce sujet. Dans un premier temps, j’ai reçu un appel téléphonique pour savoir si le poste m’intéressait et, si c’était le cas, on me demandait de répondre immédiatement au mail qu’ils m’avaient envoyé sur ma messagerie personnelle. Ensuite, j’ai passé deux entretiens : le premier avec le Chef de la Division, et le second, avec la Responsable de Ressources Humaines en Allemagne. En tout cas, jusqu’au dernier moment j’avais du mal à croire à ce qui était en train de m’arriver. Tout s’est passé si vite… J’ai reçu l’offre définitive le jour où je partais en vacances. C’était un vendredi du mois de juin, dans la nuit, et je n’ai même pas pu en parler avec les personnes du bureau pour leur expliquer ce qui était en train de se passer. J’ai dû les informer par mail, une fois en Espagne. A Valence, ma ville natale, la course des préparatifs a commencé. J’ai dû passer une visite médicale, aller chez le dentiste, vérifier les vaccins… A tout ceci, il fait ajouter les rencontres avec les amis et la famille, les soirées, le mariage d’une copine… J’ai profité aussi pour visiter Barcelone (où j’ai aussi de la famille) et Alicante (où il y avait des fêtes très connues en Espagne, Hogueras de San Juan entre autres). J’ai fini exténuée. Heureusement pour moi, à mon retour en Inde je me suis arrêtée une semaine en Istanbul où mes vraies vacances ont eu lieu. La rentrée en Inde a été une course contre la montre. Beaucoup de travail, rencontrer les amis, leur donner des nouvelles, mettre mes affaires personnelles dans les cartons, quitter mon appart… Fatiguant ! J’ai fini complètement épuisée. Trois semaines plus tard en août, je prenais un avion (plutôt trois) et au bout de 30 heures, j’atterrissais à Port au Prince. Tout s’est très bien passé. A l’arrivée à l’aéroport, je ne savais pas ce que j’allais rencontrer. Je n’avais eu de nouvelles de personne en Haïti : quelqu’un m’attendrait-il à l’aéroport, où est-ce que j’allais loger ? Beaucoup de questions et aucune réponse. Mais j’ai eu de la chance, car dès que j’ai mis un pied dans l’aéroport, j’ai vu quelqu’un avec la pancarte MINUSTAH (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti). Ils m’ont amené à Log Base (où j’ai fait ma première connaissance, Fabian) et puis avec le « dispatch », je suis allée chez d’autres volontaires VNU, un d’origine indienne et l’autre de Sierra Leone, avec lesquels j’habite toujours. Le pays n’est pas très différent de l’Inde. A mon avis, la principale différence est la sécurité. Là-bas en Inde, on peut marcher dans la rue sans avoir peur de ce qui peut se passer. Côté travail, tout a été facile. Mes collègues de bureau sont hyper-sympas et ils m’ont aidé à m’installer. Ce qui a prévalu pour mon affectation : ma formation et spécialisation en finances, mon expérience dans des projets de coopération de l’Union Européenne, le fait d’avoir vécu dans différents pays, parler le français… Pour l’instant, je m’adapte très bien. Je suis la première à être surprise. Je n’aurais jamais imaginé que j’allais si bien m’intégrer. Je suis très à l’aise. La règle d’or est de savoir s’adapter, comme on dit chez nous, « apuntarse a un bombardeo »… mais c’est qui me manque plus est mon mari. |
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